Archives quotidiennes : 15/09/2012

Le papetier français Sequana ferme trois usines.

La décision est à la hauteur des épreuves que rencontrent les industriels du papier, un secteur de plus en plus sinistré en Europe. Sequana, le numéro un français de cette profession, a décidé de fermer trois usines d’un coup, a-t-il annoncé jeudi 13 septembre. Une au Danemark, une autre en Grande-Bretagne, la dernière en Argentine. Cela ramènera de 25 à 22 le nombre de sites du groupe dans le monde. Au total, quelque 430 emplois vont disparaître.

Sequana estime que "depuis 2008, la demande de papiers graphiques baisse d'environ 6 % par an"

Sequana estime que « depuis 2008, la demande de papiers graphiques baisse d’environ 6 % par an »

« Nous aurions pu arrêter une machine ici, une autre là », explique Pascal Lebard, le directeur général de Sequana. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait le mois dernier à Chartham, au Royaume-Uni, où seule une ligne de production a été stoppée.« Mais fermer des sites entiers permet de réduire les frais fixes de façon plus forte. Et face à la crise, il faut bien réagir. »

Le couperet est donc tombé sur Dalum au Danemark, Ivybridge au Royaume-Uni et Witcel en Argentine. Trois sites qui étaient devenus relativement petits. Leur capacité de production globale atteint 126 000 tonnes, soit environ 10 % de celle du groupe.

La France, elle, est épargnée cette fois-ci par le projet de Sequana, dont le Fonds stratégique d’investissement (FSI) est, depuis cet été, le premier actionnaire, avec 20 % du capital.

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SeaFrance condamnée pour licenciement abusif par un tribunal de Calais.

L’ex-compagnie de ferries SeaFrance a été condamnée, vendredi 14 septembre, par le tribunal d’instance de Calais pour le licenciement abusif et le non-reclassement de salariés licenciés lors de plans sociaux en 2009 et 2010. L’avocat des salariés, Me Philippe Brun, qui veut « continuer le combat », a été applaudi au tribunal par une soixantaine d’entre eux. « Le licenciement pour motif économique est abusif et sans cause réelle et sérieuse », a -t-il rappelé.

Quelque 272 ex-salariés réclamaient des indemnités et des dommages et intérêts au cas par cas pour chacun d’eux, licenciés lors de deux premiers plans de sauvegarde de l’emploi(PSE), en 2009 et 2010, au cours desquels 726 salariés – la moitié des effectifs de SeaFrance – avaient été congédiés. « Je n’ai pris connaissance que des deux premières décisions : il y a une condamnation à 28 000 euros et une condamnation à 22 000 euros », a expliqué Me Brun, se disant confiant dans une issue positive pour la majorité des dossiers. Le montant des indemnisations sera toutefois variable en fonction de l’âge et de l’ancienneté, notamment, a-t-il précisé.

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Afrique du Sud : descente de police à Marikana, heurts avec les grévistes.

La police sud-africaine a effectué samedi une descente massive autour de la mine de platine en grève de Marikana (nord), provoquant des heurts qui ont fait au moins un blessé parmi les mineurs, un mois après les 34 morts de la fusillade policière du 16 août.

La police a tiré samedi des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de mineurs près de la mine de platine en grève de Marikana, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

La police a tiré samedi des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de mineurs près de la mine de platine en grève de Marikana, a constaté un photographe de l’AFP sur place.

Au lendemain d’un appel du pouvoir à rétablir l’ordre dans ce bassin minier d’où sort plus d’un cinquième de la production mondiale de platine, les foyers d’hébergement et baraquements de mineurs du groupe britannique Lonmin ont été perquisitionnés dans la nuit.

Au moins 500 hommes ont été mobilisés et sont intervenus à partir de 2h00 du matin (00h00 GMT). « Nous avons saisi des pangas (machettes, ndlr) et toutes les armes dangereuses qu’ils ont l’habitude de porter en public », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police régionale, Thulani Ngubane.

La télévision d’information eNCA a indiqué que les policiers étaient intervenus sans ménagement, « mettant tout sens dessus-dessous », y compris dans les pièces où étaient hébergées des familles.

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Arcelormittal Florange : nouveau blocage en attendant Montebourg.

Hier, l’intersyndicale CFDT-CGT-FO de l’usine sidérurgique de Florange a bloqué les installations d’expédition du sous-traitant Gepor. Arnaud Montebourg envisagerait de venir à leur rencontre. « Avec des annonces positives ? »

Le vendredi est habituellement un jour de grosses expéditions. Sauf hier où aucune bobine d’acier n’a quitté par camion ou wagon les installations des halles 25 et 26 de l’usine de Florange. Photo Pierre HECKLER

Le vendredi est habituellement un jour de grosses expéditions. Sauf hier où aucune bobine d’acier n’a quitté par camion ou wagon les installations des halles 25 et 26 de l’usine de Florange. Photo Pierre HECKLER

Avec ou sans Mittal, l’État doit garantir le redémarrage immédiat des hauts-fourneaux, le maintien du packaging et de tous les emplois. Sur la façade de son local, à deux pas du siège d’Arcelormittal Florange, le message de l’intersyndicale CFDT-CGT-FO est on ne peut plus clair. « Par contre, on ne sait toujours pas ce que le gouvernement compte faire », s’impatientent ses représentants qui, depuis quatorze longs mois, se battent pour la survie de l’ensemble de l’usine sidérurgique.

Jeudi à 21h, tous ont eu l’espoir d’obtenir, enfin, « des informations concrètes » quand le député Liebgott, « missionné par Arnaud Montebourg », a demandé à les recevoir. « Hélas, la seule précision qu’on nous ait donnée est que le ministre du Redressement productif est toujours en pourparlers avec Mittal . » Quelques heures seulement après la levée du siège des Grands-Bureaux, les représentants des salariés, déçus, s’interrogent.

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Pau : un nouveau mouvement de grève très suivi chez TIGF.

Total a jeté une pierre à la mer qui fait des vagues de plus en plus hautes. Se séparer de TIGF serait une erreur humaine, éthique, stratégique et industrielle. Les 500 salariés concernés refusent le principe de cette cession. » Le message adressé hier matin à Total, devant le siège social palois de la filiale, avenue Dufau, par le secrétaire du comité d’entreprise, Patrick Mathieu (FO) est clair. C’est l’indignation et non la résignation que le groupe trouvera sur sa route.

Le message des personnels en grève est clair: c'est l'indignation et non la résignation que Total trouvera sur sa route !

Le message des personnels en grève est clair: c’est l’indignation et non la résignation que Total trouvera sur sa route !

L’épreuve de force a commencé. Après le premier arrêt de travail, le 3 août dernier, c’est encore plus de 80% des personnels des 15 sites de TIGF (transport et stockage de gaz) qui ont débrayé hier toute la journée. Le taux de participation à Lussagnet était de 95%. Plus de 200 des 350 salariés de Pau, ont participé au rassemblement près du rond-point de la cité administrative. D’autres rendez-vous sont dans les tuyaux. « Nous serons des élus attentifs » ont assuré au micro, en associant à leur démarche Martine Lignières-Cassou, la députée Nathalie Chabanne et la sénatrice Frédérique Espagnac, venues apporter leur soutien aux grévistes.

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Rennes : le mouvement de grève en bibliothèques est suspendu.

Le mouvement social qui avait pris les bibliothèques de la Ville de Rennes d’assaut ne se poursuivra probablement pas sur une troisième semaine. Depuis le 1er septembre, un préavis de grève avait été initié par la CGT, puis reconduit le samedi 8 septembre, alors que la ville ne souhaitait pas reprendre les négociations.

Pour le Maire PS de la ville de Rennes, Daniel Delaveau, pas question d’ailleurs de se mettre autour de la table : « Il y a eu deux ans de discussions, de concertation, de négociations et de concessions. Dans ces conditions, il n’y aura pas de reprise des discussions. » (voir notre actualitté)

Au coeur du problème, l’augmentation de la plage horaire des ouvertures d’établissements. « Les organisations syndicales et le personnel ne sont pas contre une évolution des horaires, ayant fait des propositions dans ce sens. Le projet actuel fait peser de nouvelles contraintes importantes sur le personnel sans compensations et remet en question la qualité du Service Public sans résoudre le problème de la précarité », soulignaient les syndicats CGT et CFDT. 

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Aigues-Mortes. Les salariés des Salins du Midi en grève.

Hier matin, les trois syndicats, CGT, CFDT et CGC ont décidé de se mettre en grève immédiate. En effet, ayant appris la venue de leur PDG, Pierre Lévy, sur le site d’Aigues-Mortes, hier matin à 9 heures, pour une réunion commerciale avec les cadres, les délégués se sont vus refuser leur demande d’entrevue à cette même heure. La direction leur a déclaré que cette rencontre pourrait se faire à 15 heures.

Le PDG n’acceptant donc pas de les recevoir en matinée, tout le personnel de l’équipe du matin, une cinquantaine de personnes, s’est mis aussitôt en grève. Cette dernière a touché l’usine, le trafic des camions, la récolte de sel et le blocage de l’entrée du site entraînant également l’impossibilité aux petits de trains de fonctionner pour les visites du Salin.

Finalement à 15 heures, les délégués des syndicats GCT, CFDT, CGC et deux élus CGT ont pu rencontrer Pierre Lévy, PDG, et Christian Delacoste, directeur du site d’Aigues-Mortes. Durant plus d’une demi-heure, le dialogue entre le PDG et les représentants des salariés fut difficile.

Aujourd’hui et demain, les animations prévues aux Salins autour des Journées du patrimoine ne devraient pas être touchées par la grève. Lundi 17 septembre, les salariés ont décidé de reprendre le travail. Ils dresseront toutefois un bilan de leurs actions.

http://www.midilibre.fr/2012/09/15/les-salaries-des-salins-du-midi-en-greve,562795.php