Archives quotidiennes : 11/09/2012

Algérie. Les employés des cités U en grève le 23 septembre.

El Watan.com, 11/09/2012 :

Les travailleurs du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique prévoient d’entamer une action de protestation, à partir du 23 septembre, afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions socioprofessionnelles.

Les travailleurs des résidences et des œuvres universitaires revendiquent une augmentation salariale, la révision du régime indemnitaire, l’accès aux logements participatifs et la titularisation des contractuels.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, signé par 19 délégués de différentes wilayas, le Syndicat des travailleurs de l’enseignement supérieur, affilié à l’UGTA, se montre déterminé à mener son mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction de ses doléances.

En mai dernier, les employés de l’enseignement supérieur avaient observé une grève de trois jours en signe de protestation contre l’absence de dialogue avec le ministère de tutelle.
Ils ont mis fin à leur action suite aux promesses faites par le secrétaire général de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, de trouver un dénouement à cette crise. Cinq mois plus tard, ils retournent à la case de départ.

Tunisie: les quotidiens Assabah et Le Temps en grève.

France24, 11/09/2012 :

AFP – Un mouvement de grève était observé mardi au sein des quotidiens tunisiens Assabah et Le Temps pour la défense de leur liberté éditoriale au lendemain de l’échec de pourparlers avec le gouvernement dominé par les islamistes du parti Ennahda.

Un mouvement de grève était observé mardi au sein des quotidiens tunisiens Assabah et Le Temps pour la défense de leur liberté éditoriale au lendemain de l'échec de pourparlers avec le gouvernement dominé par les islamistes du parti Ennahda.

Un mouvement de grève était observé mardi au sein des quotidiens tunisiens Assabah et Le Temps pour la défense de leur liberté éditoriale au lendemain de l’échec de pourparlers avec le gouvernement dominé par les islamistes du parti Ennahda.

« Nous sommes en grève pour défendre notre droit à exercer librement et celui des Tunisiens à une information crédible », a indiqué à l’AFP Sana Farhat, journaliste responsable du syndicat de la maison « Dar Assabah » qui édite les quotidiens arabophone Essabah et francophone Le Temps.

La grève d’une journée est appuyée par les syndicats de la presse qui avaient annoncé lundi la suspension des réunions avec le gouvernement pour dénoncer l’absence de progrès dans la recherche d’une solution à la crise qui secoue les médias, notamment les deux quotidiens en grève.

« Nous avons décidé de nous retirer, ces discussions ne servaient plus qu’à faire gagner du temps au gouvernement », avait indiqué Nejiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes (Snjt).

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Après un mois de grève, les mineurs de Marikana « crèvent de faim ».

AFP 11/09/2012 :

MARIKANA (Afrique du Sud) — Pour des milliers de grévistes de la mine sud-africaine de Marikana, théâtre d’un massacre en août, se priver de salaire depuis plus d’un mois signifie « crever de faim » et compter sur des organisations caritatives intervenant d’ordinaire en zones de guerre.

Des mineurs sud-africains de la mine de Marikana manifestent, le 10 septembre 2012, pour réclamer des hausses de salaire

Des mineurs sud-africains de la mine de Marikana manifestent, le 10 septembre 2012, pour réclamer des hausses de salaire

« Ici on voit vraiment la faim. Les gens n’ont pas mangé correctement depuis quatre semaines, et la faim provoque la colère. Nous voulons faire retomber cette colère, leur donner de la nourriture et ramener un peu de calme » explique à l’AFP Imtiaz Sooliman, fondateur de l’association « Gift for the Givers », spécialisée dans les situations d’urgence, et récemment intervenue en Somalie et en Libye.

Devant les bénévoles qui distribuent des rations de riz et ragoût, les gens s’alignent dans le calme, tout près de la funeste colline où les policiers ont tiré sur les grévistes le 16 août, faisant 34 morts. L’intervention policière la plus meurtrière depuis la fin de l’apartheid en 1994.

« Gift for the Givers » a débloqué deux millions de rands, l’équivalent de 200.000 euros, pour fournir des repas aux familles. La mine de platine emploie 28.000 personnes au total, et le pourcentage de grévistes depuis les événements d’août a en général approché voire dépassé les 90%.

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Colère des ouvriers à PSA Aulnay

Libération, 11 septembre 2012 :

Le rapport qui juge la fermeture du site inévitable a généré la colère des ouvriers, qui en appellent au président de la république.

Les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont laissé éclater leur colère mardi après un rapport jugeant inévitable la fermeture du site, appelant François Hollande à «mouiller la chemise» pour les sauver.

Entre 300 et 400 salariés du groupe en difficulté, qui emploie 3.000 CDI et 400 intérimaires à Aulnay, se sont réunis sur le parking du site au moment du changement d’équipes, sous une pluie battante.

Pendant la campagne électorale, M. Hollande «s’était engagé à nous recevoir s’il était élu, mais on ne l’a toujours pas vu. Il faut qu’il prenne ses responsabilités», a estimé Tanja Sussest, délégué du syndicat maison SIA, majoritaire.

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Licenciement pour 3 euros : PSA suspend la sanction

AFP, 11 septembre 2012 :

La direction générale de PSA a décidé de suspendre le licenciement début septembre d’une salariée de l’usine de Trith-Saint-Léger (près de Valenciennes), accusée d’avoir volé pour trois euros de matériel, a annoncé mardi son porte-parole.

« La direction générale de PSA n’était pas au courant de cette décision (prise par la direction de l’usine de Valenciennes, ndlr). Elle reprend le dossier et va le réexaminer très rapidement. Un point sera fait dans les meilleurs délais et dans cette attente la sanction est suspendue », a déclaré le porte-parole à l’AFP. La CGT avait annoncé lundi le licenciement de la salariée – ayant un an et demi d’ancienneté – qui aurait gardé dans son sac avant les congés d’été deux raclettes pour nettoyer le sol, d’une valeur de 3,07 euros.

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Conflit à la briqueterie Boudoudou (Mila) Le syndicat demande une commission d’enquête.

http://www.elwatan.com/regions/est/actu-est/le-syndicat-demande-une-commission-d-enquete-10-09-2012-184751_221.php

Accusé d’évasion fiscale et de licenciements abusifs par les travailleurs, l’employeur nie catégoriquement, assurant agir en conformité avec la réglementation. 

Le collectif des travailleurs de l’entreprise des produits rouges de l’Est (EPRE), privatisée depuis 2006 et dénommée présentement briqueterie Boudoudou de Mila, lance un autre pavé dans la mare. Sous l’impulsion de leur section syndicale affiliée à l’UGTA, les salariés ont organisé, jeudi dernier, dans l’enceinte de l’usine, une action de protestation pour exiger des pouvoirs publics l’ouverture d’une enquête sur de présumées transgressions des lois en matière «d’embargo sur le fonds des œuvres sociales, de licenciements abusifs et d’évasion fiscale». Des syndicalistes affirment en ce sens que des documents compromettants illustrant ces faits commis au préjudice des salariés, sont entre les mains des plus hautes autorités et que la brigade économique et financière a eu vent de cette affaire.

«Dès lors, nous attendons que justice soit rendue, car des ouvriers contractuels, quatre exactement sur un total de 34, pourtant réhabilités par voie de justice et réintégrés via l’inspection du travail, ont fait l’objet de licenciement abusifs», martèlent-ils.

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ArcelorMittal Liège: Le SETCa et la FGTB bloquent les écluses de Lanaye.

http://www.rtl.be/info/economie/belgique/905794/arcelormittal-liege-le-setca-et-la-fgtb-bloquent-les-ecluses-de-lanaye

Les écluses de Lanaye, près de Visé, sont bloquées depuis ce lundi à 7h30 par plusieurs dizaines de travailleurs d’ArcelorMittal.

Une cinquantaine de travailleurs d’ArcelorMittal bloquent les écluses de Lanaye (Visé) depuis 7h30 ce lundi.

L’action est menée par le SETCa et la FGTB, qui veulent envoyer un signal au gouvernement wallon. « Nous bloquons les écluses pour rappeler que la fermeture de la phase liquide d’ArcelorMittal aura un impact sur la circulation fluviale », explique notamment Jean-Luc Lallemand, vice-président de la délégation FGTB chez ArcelorMittal.

L’écluse bloquée jusqu’au moins midi

« Nous attendons patiemment le travail de la Région wallonne sur l’alternative de reprise du bassin liégeois mais on veut tout de même montrer au gouvernement qu’on reste mobilisés », ajoute le responsable du syndicat socialiste. Les travailleurs devraient bloquer l’écluse au moins jusque lundi midi.

Allemagne: augmentation de la proportion des travailleurs pauvres.

http://www.rtbf.be/info/economie/detail_allemagne-augmentation-de-la-proportion-des-travailleurs-pauvres?id=7836302

La proportion de travailleurs pauvres en Allemagne a augmenté entre 2006 et 2010, d’après des chiffres publiés par l’Office fédéral allemand des statistiques, Destatis. Cette étude confirme une tendance de long terme.

Les bas salaires en Allemagne touchent beaucoup les coiffeurs. Ici à Berlin.

Les bas salaires en Allemagne touchent beaucoup les coiffeurs. Ici à Berlin.

Dans les entreprises allemandes d’au moins dix employés, la part des travailleurs pauvres est passée de 18,7% en 2006 à 20,6% en 2012. C’est une étude de Destatis, réalisée tous les quatre ans sur 1,9 millions de salariés, qui l’affirme.

Dans leur grande majorité, les travailleurs pauvres sont en contrat à durée déterminée (CDD), à temps partiel ou en intérim, ce que l’Office des statistiques qualifie « d’emplois atypiques« .

Pas de salaire minimum

Destatis rappelle que, par convention, il considère les « bas salaires » comme ceux inférieurs aux deux tiers du salaire médian de l’ensemble de la population active. En Allemagne, un « bas salaire » est donc un salaire horaire inférieur à 10,36 euros brut.

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Les travailleurs du CFPA de Ouacifs à Tizi Ouzou en grève.

http://www.letempsdz.com/content/view/78763/1/

Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions socioprofessionnelles.

 

Depuis hier, l’ensemble des fonctionnaires et enseignants du centre de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) Djouhar-Ben Ahmed, du chef-lieu de daïra des Ouacifs à une quarantaine de kilomètres au sud-est de la ville de Tizi Ouzou, est en grève. 

Les travailleurs ont déclenché ce débrayage, selon une source syndicale, pour dénoncer «les misérables conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils exercent quotidiennement», comme le manque de moyens de travail et d’apprentissage pour les élèves. Les grévistes sont désormais en colère contre la directrice de la formation professionnelle de wilaya, «laquelle a tourné le dos» à leur plate-forme de revendications, pourtant transmise à plusieurs reprises au niveau de ses services, indiquent-ils.

En plus de ce débrayage dont la durée n’a pas encore été arrêtée, puisqu’il est fort probable qu’il soit illimité, les fonctionnaires ont procédé à une autre action de protestation. En effet, indique notre source, ils ont procédé à la fermeture du CW11, reliant le chef-lieu de daïra des Ouacifs et la commune d’Ath Boumehdi. La circulation automobile était bloquée durant toute la matinée d’hier. Une façon de pousser l’administration de la wilaya de Tizi Ouzou à intervenir, pour mettre fin à «la situation catastrophique» qui prévaut au sein de leur établissement.

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Hébergement d’urgence: droit de retrait des travailleurs sociaux de la Somme.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120910.AFP8367/hebergement-d-urgence-droit-de-retrait-des-travailleurs-sociaux-de-la-somme.html

Les salariés qui gèrent l’hébergement d’urgence dans la Somme exercent leur droit de retrait depuis lundi matin pour protester contre un possible dépôt de bilan de leur association et la dégradation de leurs conditions de travail, entraînant des mesures de la préfecture.

Les trente salariés de l’Union départementale d’accueil et d’urgence sociale (Udaus), association qui gère tout l’hébergement d’urgence dans le département – dont le Samu social et le 115 (numéro vert national pour les sans-abris) -, exercent leur droit de retrait depuis 08H00, selon leur représentant Stéphane Wallet.

Il a été reconduit jusqu’à mardi 18H00, a-t-il indiqué en fin de journée.

En conséquence, « le 115 ne répond pas, on ne reçoit plus physiquement dans nos locaux, le Samu social n’effectura plus ses maraudes, et c’est reconductible », a-t-il expliqué.

Ce droit de retrait fait suite à l’annonce, « lors du conseil d’administration du 5 septembre, d’un possible dépôt de bilan dans les mois qui viennent si la situation financière de l’association ne s’améliore pas » et qui aurait pour conséquence le licenciement des salariés et « la fin de l’hébergement d’urgence dans la Somme », a déclaré M. Wallet.

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