Archives quotidiennes : 30/08/2012

Afrique du Sud : Quand la police assassine, ce sont des grévistes que l’on inculpe pour meurtre

La dépêche AFP du 30 août confirme l’ampleur du massacre commis par les forces de répression à l’encontre des travailleurs de la mine de Marikana le 16 août. Ainsi, le photojournaliste Greg Marinovich, qui a passé quinze jours à Marikana, a parallèlement affirmé jeudi sur le site d’information Daily Maverick que la plupart des grévistes tués par les forces de l’ordre l’ont été de sang-froid.


Après la fusillade en direct à la télévision, qui aurait fait une dizaine de victimes, « des policiers très armés ont pourchassé et tué les mineurs de sang-froid », écrit le photographe sud-africain.

« Une minorité a été tuée lors de l’événement filmé où la police dit qu’elle a agi en état d’autodéfense. Le reste a été un meurtre à grande échelle », certains mineurs ayant été abattus à bout portant, affirme-t-il.

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Les salariés d’Ipsen en grève suite aux annonces de licenciements

L’Usine Nouvelle, 30 août 2012 :

Ce 30 août, à Paris, près de 200 salariés du groupe étaient en grève pour protester contre les mesures annoncées. « Ils veulent se débarrasser de la force de vente des produits de ville, tels le Smecta, qui ont fait la richesse du laboratoire et qui ne sont plus aujourd’hui la priorité des actionnaires », a confié une salariée à l’AFP.

« Les gens sont très inquiets. Ces suppressions de postes ne se justifient pas car le groupe réalise des bénéfices et des profits mais n’a plus les mêmes priorités: ils délaissent la médecine de ville pour la biotech, ces produits de hautes technologies tels que les anti-cancéreux », a-t-elle déploré.

Partout dans le monde, colère après la sanglante répression à Marikana

Partout dans le monde, la sanglante répression des ouvriers de la Mine de Marikana par la police sud-africaine le 16 août a provoqué la consternation et la révolte des militant(e)s ouvriers.

C’est bien entendu en Afrique du Sud d’abord que cette colère s’est immédiatement manifestée. Sur le site de la mine de Marikana, ni la répression sanglante ni les menaces de licenciements des grévistes n’ont mis fin à la grève. Au contraire, deux autres mines de platine se sont aussi mises en grève dès le et le vendredi 17 août, lendemain du massacre, des centaines de femmes ont manifesté à Marikana contre les violences policières qui ont assassiné leurs maris et leurs fils. Les organisations anarchistes sud-africaines (Tokologo Anarchist Collective, Zabalaza Anarchist Communist Front et Inkululeko Wits Anarchist Collective) ont immédiatement condamné le massacre dans un communiqué « L’ANC se démasque, des travailleurs assassinés » ; Ayanda Kota, porte-parole du Mouvement des Chômeurs (Unemployed People’s Movement) à Grahamstown a dénoncé « une monumentale escalade de la guerre contre les pauvres » et au nom du mouvement Abahlali baseMjondolo, mouvement des mal-logés des bidonvilles, Bandile Mdlalose, a déclaré : « Maintenant que les grévistes de Marikana ont été tués, ils en parlent comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle, alors qu’en fait c’est une catastrophe politique perpétrée par les capitalistes et les politiciens. Allons-nous rester les bras croisés et regarder chacun de nos mouvements se faire écraser un par un ? Combien d’entre nous doivent mourir avant que nous soyons reconnus et inclus dans la société ? Combien d’entre nous doivent mourir avant que la terre et la richesse soit équitablement partagées et que chacun ait son mot à dire dans toutes les décisions qui le concernent ? Quand les opprimés se lèveront-ils et parleront-ils d’une seule voix ?« . Le groupe d’obédience trotskiste Democratic Socialist Movment a lui publié une déclaration dès le 17 août appelant à la grève générale dans toutes les mines du nord-ouest du pays (voir le texte en anglais).

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Rassemblement devant l’ambassade sud-africaine à Stockholm

Le lundi 27 août 2012, un rassemblement était organisé à Stockholm (Suède) devant l’ambassade d’Afrique du Sud pour dénoncer le massacre des mineurs en grève par la police à Marikana le 16 août et en solidarité avec la lutte des ouvriers d’Afrique du Sud.

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Marikana montre que nous vivons dans une prison démocratique

Article de Bandile Mdlalose,  du mouvement Abahlali baseMjondolo, mouvement des mal-logés des bidonvilles d’Afrique du Sud. Traduction en français Organisation Communiste Libertaire.

L’Afrique du Sud a la plus belle Constitution de tous les pays. Sa beauté est parfaitement attestée et respectée. Mais nous vivons dans une prison démocratique.

Nous devons saluer le combat du Docteur Nelson Mandela, de Steve Biko et les luttes de la communauté des années 1980, de la jeunesse de 1976 [Soweto] et des ouvriers de 1973 [vague de grèves dans la région de Durban]. Les luttes du passé ont vaincu les Boers Blancs et nous ont apporté la démocratie avec tous ces beaux droits sur le papier. Nous avons tant de droits attestés, comme le droit au logement et à la protestation. Mais chaque jour, nos droits sont violés par les Boers Noirs. Ils ont fait le serment de protéger nos droits, mais le serment était un faux serment.

Au lieu de soutenir les luttes du peuple afin que nous puissions faire une véritable démocratie et faire de nos droits une réalité, ils envoient leurs forces de sécurité et de police pour expulser les pauvres, pour nous enfermer en dehors des villes et écraser nos luttes. Au lieu de travailler avec le peuple pour transformer la société, ils répriment le peuple pour protéger la société inégalitaire qu’ils ont pris en charge en 1994.

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Corée du Sud : Vers la fin de la grève chez Hyundai Motor

Fortuneo, 30 août 2012 :

Le constructeur asiatique a conclu un projet d’accord sur les salaires et les conditions de travail avec le syndicat de ses salariés sud-coréens. Si cet accord est approuvé, il permettra au groupe automobile de mettre fin à un mouvement social qui a affecté sa production et son chiffre d’affaires au cours de l’été. En juillet et août, le syndicat a organisé une série d’arrêts de travail pour la première fois depuis quatre ans.

Ouvriers de l’usine Hyundai en grève le 13 juillet 2012 devant l’usine d’Ulsan

L’accord, en négociation depuis le mois de mai, prévoit une hausse de 5,4% des salaires de base, une prime équivalente à cinq mois de salaires, ainsi que le versement de 9,6 Millions de wons (6.744 euros) à chaque salarié. Hyundai s’engage en outre à raccourcir la journée de travail en remplaçant les deux équipes actuelles de 10 heures chacune par deux équipes de huit et neuf heures respectivement.

L’accord sera soumis lundi au vote des salariés syndiqués.

Besançon : Grève des travailleurs de Ginko le 3 septembre

Ma Commune, 30 août 2012 :

Il y aura vraisemblablement peu de bus en circulation à Besançon ce lundi 3 septembre à la veille de la rentrée scolaire. Les syndicats Unsa, CFDT et CGT appellent à une grève de 24h pour protester contre la réorganisation des lignes urbaines Ginko et contre les conditions de travail qui se dégradent notamment en raison du chantier du tramway.

Selon les syndicats, le nouveau plan de circulation qui entrera en service à la rentrée induit 149 départs de bus en moins chaque jour sur les lignes urbaines à Besançon. Les grévistes se donnent rendez-vous ce 3 septembre devant le dépôt de bus de Planoise.