Archives quotidiennes : 28/08/2012

Des néonazis tentent de brûler vifs des émigrés pakistanais pendant leur sommeil

Mediapart, 27 août 2012 :

Ainsi que le dénonce le mouvement « Unis contre le racisme et la menace fasciste », un groupe de trois néonazis a tenté, à l’aide d’un engin explosif incendiaire, de brûler vifs des émigrés pakistanais à leur domicile, pendant leur sommeil.

Cet événement est survenu dans la banlieue d’Athènes à 2 h du matin samedi 25 août. Une bouteille, remplie d’essence et munie d’un engin explosif, a explosé sur le lit de Navit Navaz qui a été transporté à l’hôpital Thriassio avec des brûlures graves au dos et au bras ; il a été admis en unité de soins intensifs.

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Sardaigne : des mineurs en grève occupent une mine de charbon.

7/08/2012, Euronews :

Une centaine de mineurs occupent depuis la nuit dernière (nuit de dimanche à lundi) la mine de charbon de Sulcis à l’ouest de Cagliari en Sardaigne pour empêcher sa fermeture.

Afin de faire pression sur le gouvernement, les ouvriers se sont munis de plusieurs centaines de kilos d’explosifs et sont descendus à une profondeur de 373 mètres.

Le gouvernement italien doit se réunir cette semaine pour régler la question de la mine.

Les réserves de charbon sont estimées à 600 millions de tonnes selon des chiffres datant de 2006. Les mineurs demandent le déblocage d’un projet de relance de la production qui passe à travers un financement de 200 millions d’euros.

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Le massacre des mineurs de Marikana : une monumentale escalade de la guerre contre les pauvres

Article de Ayanda Kota, porte-parole du Mouvement des Chômeurs (Unemployed People’s Movement) à Grahamstown (Afrique du Sud). Traduction en français Organisation Communiste Libertaire.

Cela fait maintenant deux jours qu’a été perpétré le bain de sang, froid, brutal, cruel et impitoyable de 45 mineurs de Marikana par les services de la police sud-africaine. Cela a été un massacre !

L’Afrique du Sud est le pays le plus inégalitaire du monde. La quantité de pauvreté est extravagante. Dans chaque township, il y a des cabanes sans assainissement ni électricité. Le taux de chômage se maintient autour de 40%. L’inégalité économique va de pair avec l’inégalité politique. Partout les militants sont confrontés à la répression sévère de la police et aux structures locales du parti.

L’exploitation minière a été au centre de l’histoire de la répression en Afrique du Sud. Les mines ont fait que Sandton soit Sandton [quartier d’affaires de Johannesburg] et que les bantoustans du Cap-Oriental soient les lieux désolés qu’ils sont encore aujourd’hui. L’exploitation minière en Afrique du Sud a également fabriqué des élites riches en Angleterre en exploitant des travailleurs en Afrique du Sud. Vous ne pouvez pas comprendre pourquoi la population rurale du Cap-Oriental est pauvre sans comprendre pourquoi Sandton et la City de Londres sont riches.

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Afrique du Sud : les mineurs de Marikana poursuivent la grève

Le Monde, 27 août 2012 (extraits) :

Plusieurs centaines de mineurs ont commencé à se rassembler lundi matin à l’extérieur de la mine sud-africaine de Marikana, déterminés à poursuivre la grève, alors que seuls 13% des salariés avaient repris le travail, selon un chiffre fourni par l’exploitant Lonmin.

Vers 11 heures, environ 600 hommes étaient rassemblés non loin du lieu du massacre du 16 août, où 34 grévistes de ce site d’extraction de platine, dans le nord de l’Afrique du Sud, ont été tués par les balles de la police. D’autres continuaient à affluer par petits groupes, a constaté l’AFP. Des véhicules blindés de la police avaient pris position à distance.

C’est à cet endroit que les mineurs en grève sauvage avaient été plus de 3 000 à se rassembler dans les jours qui ont suivi la tuerie. Par ailleurs, peu d’employés sur ce site d’extraction de platine ont repris le travail lundi, après une semaine de deuil national.

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Vers la grève chez Lufthansa

Le Figaro, 28 août 2012 :

Le syndicat allemand UFO du personnel navigant de Lufthansa a annoncé aujourd’hui qu’une grève allait être déclenchée prochainement, après l’échec d’ultimes négociations portant notamment sur une revalorisation des salaires.

Le responsable syndical des négociations, Dirk Vogelsang, n’a pas précisé quand le mouvement social allait être déclenché, mais a exclu une grève dès mardi. Des débrayages temporaires sont prévus à court terme, et « une grève illimitée est en préparation », a-t-il prévenu.

Nouvelle évacuation de campement Rom : « c’est pire que sous Sarkozy »

Le Monde, 28 août 2012 :

La police est intervenue mardi 28 août dans la matinée sur un terrain de Saint-Priest, dans le Rhône, pour en expulser environ cent quatre-vingts Roms qui y étaient installés depuis plusieurs mois à la suite d’une décision de justice. Selon la préfecture du Rhône, il y avait mardi matin seulement cent vingt et une personnes dont quarante-sept mineurs. Le terrain appartient à une société privée et, selon une source proche du dossier, la mairie de Saint-Priest était favorable à cette expulsion.

La police a procédé à des contrôles d’identité sur ce vaste terrain de la banlieue lyonnaise, proche de l’usine Renault Trucks et du parc de Parilly, selon Gilberte Renard, une militante d’un collectif de soutien aux enfants des squats et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

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A Evry, les Roms expulsés se retrouvent devant la mairie.

Rue 89, 27/08/2012 :

Les Roms évacués écoutent les propositions d’hébergement d’urgence

Les Roms évacués écoutent les propositions d’hébergement d’urgence.

A la sortie de la gare RER, une dame pointe du doigt le chemin de la mairie : « Vous traversez la controverse et vous serez juste en face. » Elle veut dire « la contre-allée ».

Au bout, des camion de CRS sont garés en face des camions des chaînes de télé. Entre les deux, une trentaine de Roms sont assis sur le muret de la place des Droits de l’homme, dos à l’hôtel de ville et aux policiers alignés. Les enfants se promènent sur le trottoir, regardant d’en bas les associatifs et une nuée de journalistes.

Les Roms évacués, assis devant le parvis de la mairie d’Evry

Les Roms évacués, assis devant le parvis de la mairie d’Evry

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