Avec ou sans apartheid, la sanglante dictature de la bourgeoisie

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le 16 août, la police a ouvert le feu sur les mineurs en grève à Marikana, près de Rustenburg, en Afrique du Sud. Il n’y a pas de mots pour exprimer notre rage et notre colère face à ce massacre délibéré d’ouvriers en lutte pour de meilleurs salaires, les tirs à balles réelles sur des travailleurs en grève, et le terrible bilan, 36 morts selon les sources officielles et 46 morts selon des sources ouvrières, provoqué par cette sanglante répression. Nous sommes convaincus qu’en France, chaque travailleuse et chaque travailleur, partage notre horreur devant les images de la répression, notre haine face aux responsables de ce carnage que sont le gouvernement sud-africain et la direction de Lonmin (propriétaire de la mine) et notre solidarité avec les mineurs d’Afrique du Sud et leurs familles.

L’Initiative Communiste-Ouvrière adresse ses plus sincères condoléances aux familles, aux proches, aux amis et aux camarades de ceux qui sont tombés sous les balles de la répression. A des milliers de kilomètres de Marikana, nous n’avons pas connu ceux qui sont tombés, mais nous les pleurons, comme nous pleurons tous nos frères et toutes nos soeurs de classe qui, aux quatre coins du monde, tombent sous les coups de la dictature de la bourgeoisie.

Nous apportons aussi notre entière solidarité aux mineurs de Marikana qui continuent leur juste lutte pour des salaires décents ainsi qu’aux femmes et enfants de mineurs qui dénoncent ces violences policières, les pires commises depuis la fin de l’odieux régime raciste de l’apartheid.

Hier, c’était sous les ordres d’une dictature raciste que la police sud-africaine ouvrait le feu sur la population, aujourd’hui, c’est un gouvernement démocratique qui fait tirer sur les travailleurs. Dans un cas comme dans l’autre, c’est toujours la dictature d’une même classe, la bourgeoisie, qui s’exerce dans toute sa violence. Violence quotidienne de l’exploitation capitaliste et de la misère d’abord, violence des armes, de la terreur policière et de la répression ensuite lorsque la classe ouvrière relève la tête et se bat pour une vie meilleure.

Partout dans le monde, il est plus que temps de balayer cette odieuse dictature, de renverser la bourgeoisie et son Etat.

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