Archives quotidiennes : 11/08/2012

Les ouvriers de General Electrics Tunisie en quête de titularisation et de dignité

Tunisie Numérique, 11 août 2012 :

Les travailleurs de Général electrics, entreprise italienne, sont entrés en grève ouverte depuis presque 5 jours pour protester contre la décision du directeur de délocaliser l’entreprise, a constaté sur place Tunisie Numérique.

Cette entreprise, dont le local est à Sidi Saleh (gouvernorat d’Ariana), compte déménager vers Tebourba (gouvernorat de Manouba)

Le personnel en grève ont affirmé à notre correspondants que le salaire de plusieurs d’entre eux ne dépasse pas les 230DT, et que la majorité n’est pas titularisée. Cette situation misérable a poussé nombre d’entre eux à venir à loger avec leurs familles dans l’entreprise pour faire leur sit-in empêcher que les machines et le matériel ne soient déménagés à leur insu.

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Liban : Manifestation contre les tests de la honte

AFP, 11 août 2012 :

Des dizaines de personnes ont manifesté ce samedi devant un tribunal de Beyrouth pour protester contre le recours à un «test» anal pour les hommes soupçonnés d’être homosexuels, une orientation sexuelle illégale dans le pays.

Ce rassemblement fait suite à une opération menée le 28 juillet dans un cinéma gay d’un quartier populaire de la capitale libanaise, au cours de laquelle 36 hommes ont été arrêtés et forcés à subir de tels tests, sous prétexte d’établir leur orientation sexuelle.

Rejet du «test de la honte, vaginal ou anal»

L’association Helem, basée au Liban, considérée comme la plus importante association arabe de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, avait lancé un appel à manifester pour rejeter «le test de la honte, vaginal ou anal». Elle exprimait ainsi sa solidarité avec les femmes soumises à de soi-disant «test de virginité».

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France : Le harcèlement sexuel est (à nouveau) un délit

L’Actualité du droit du travail :

La Loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel a été publiée au JORF n°0182 du 7 août 2012.

Elle est applicable en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer, ainsi qu’à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie (Loi art. 10).

Ses dispositions sont également inscrites dans les Codes du travail respectivement applicables à Mayotte (Loi art. 9) et dans les territoires d’outre-mer (Loi art. 11).

Elle concerne les salariés de droit privé ainsi que les fonctionnaires (Loi art. 8).

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Vidéos : Protestations à Sidi Bouzid

Vidéo de la manifestation à Sidi Bouzid (Tunisie) dans la nuit du 10 au 11 août 2012 :

Manifestation à Sidi Bouzid le 10 août :

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Sidi Bouzid : Solidarité face à la répression des nouveaux Trabelsi

300 personnes se sont rassemblées, samedi 11 août 2012, devant le tribunal de première instance de Sidi Bouzid pour réclamer la libération des manifestants arrêtés lors des récents mouvements protestataires dans le gouvernorat. Les manifestants ont revendiqué le limogeage du gouvernement et ont appelé à la libération des détenus. Les manifestants ont scandé des slogans comme “nous tenons à la libération des détenus” et “le peuple en marre des nouveaux Trabelsi”. Des citoyens de Sousse, Kasserine et Sfax ont rejoint les protestataires devant le Tribunal, selon le correspondant de Tunisie Numérique.

Le procureur général a décidé de reporter au 14 août l’affaire des personnes arrêtées lors des événements survenus jeudi 9 août à Sidi Bouzid. La date du report coïncide avec la date de la grève générale décidée à la suite de la réunion tenue dans la journée du vendredi 10 août par l’union régionale de travail de Sidi Bouzid, a annoncé radio mosaïquefm. Les habitants de la région et des représentants de la société civile ont laissé éclaté leur protestations au sein même du tribunal de première instance de Sidi Bouzid, après cette décision.

Les huit manifestants détenus observent depuis vendredi une grève de la faim.

Les Tunisiennes défendent leurs droits face aux islamistes

Libération, 11 août 2012 :

Une réforme de la Constitution attribue à la femme un rôle «complémentaire» à celui de l’homme.

Les Tunisiennes sont appelées à manifester lundi à Tunis pour dénoncer une islamisation rampante menaçant leurs droits et exiger le retrait d’un projet d’article de la Constitution qui revient, selon des syndicats et ONG, sur le principe de l’égalité des sexes.

«L’Etat est sur le point de voter un article de la Constitution qui limite les droits de citoyenneté de la femme sous le principe de complémentarité à l’homme et non sous le principe d’égalité», affirment les signataires d’une pétition adressée à l’Assemblée nationale constituante (ANC). Le texte, qui a recueilli plus de 8.000 signatures sur internet, souligne que la femme est «citoyenne au même titre que l’homme et ne doit pas être définie en fonction de l’homme».

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Tunisie : les islamistes tombent le masque

L’Humanité, 10 août 2012 :

Libertés menacées, projet de Constitution bridant les droits des femmes, promesses sociales bafouées… le parti Ennahdha au pouvoir suscite crainte et colère. L’éditorial de Dany Stive, Entre jasmin et lacrymo.

Manifestation à Sidi Bouzid, 9 août

À l’entêtant parfum de jasmin, symbole du soulèvement 
du peuple tunisien, se mêlent aujourd’hui dans ce pays des effluves autrement nauséabonds : les gaz lacrymogènes de la police, et autres balles en 
caoutchouc, ont encore été employés hier à Sidi Bouzid, 
berceau de la révolution de 2011, pour disperser une manifestation d’opposants au gouvernement. Les relents fétides qui ont pour but d’asphyxier la révolution ne sont pas l’apanage de la rue. Dans l’enceinte de l’Assemblée nationale constituante (ANC), où s’écrit le futur texte fondateur de la nouvelle Tunisie, les représentants 
du parti islamiste Ennahdha n’ont de cesse d’étouffer 
le débat sous des considérations religieuses et leur volonté de restreindre les libertés fondamentales.

Les démocrates tunisiens sont sur leur garde. L’indépendance de la justice, dans l’état actuel de la Constitution voulue par Ennahdha, ne serait guère plus assurée que sous le règne de Ben Ali, qui disposait des juges comme bon lui semblait. Le projet de l’ANC donnerait « au premier ministre le pouvoir discrétionnaire 
d’accepter ou de rejeter 
les décisions (…) concernant les nominations, les promotions et les mutations de juges », dénonce l’ONG Human Rights Watch. Sur le terrain, hier, devant le bâtiment abritant l’ANC, un ensemble de partis invitait la population à exprimer 
« leur condamnation, protestation et refus que la révolution ne se transforme en un butin de guerre, consacrant 
le principe de spoliation et d’hégémonie ».

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