Archives quotidiennes : 10/08/2012

Tunisie : Communiqué commun pour l’égalité

Communiqué commun ATFD, AFTURD, Amnesty International, LTDH, CNLT, UGTT :

Alors que nous nous apprêtons à fêter le 56ème anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (CSP), nous sommes surpris par les débats et les positions prises au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), par des représentants et représentantes du peuple et dont le seul but, est la remise en cause du principe de l’égalité entre les sexes et le refus de la reconnaissance des droits humains des femmes. Ces positions frappent de plein fouet la citoyenneté et la dignité des femmes.

La proposition faite par certains membres de la commission des droits et des libertés qui dit que «  la protection des droits des femmes et de leurs acquis » est soumise au « principe de complémentarité avec l’homme au sein de la famille » est un revirement total par rapport aux promesses faites au cours de la campagne électorale par tous les courants politiques qui avaient affirmé leur attachement aux droits des femmes, et leur volonté de les faire évoluer.

Au moment où plusieurs voix s’élèvent pour la consolidation des droits des femmes et leur constitutionnalisation, cette position menace et fragilise les acquis et permet de consacrer un système patriarcal qui donne tout le pouvoir aux hommes et prive les femmes de leurs moindres droits, cette position, nie leur citoyenneté et leur indépendance en tant qu’être humain à part entière, en tant qu’égales des hommes à qui il appartient de jouir de leurs droits humains au même titre que les hommes. Les femmes n’y sont définies qu’en fonction de leur dépendance aux hommes qu’ils soient leur père, mari ou frère.

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Maroc : Mobilisation le 11 août contre la hausse des prix

Yabiladi, 10 août 2012 :

Hausse du prix des carburants et augmentation des prix des produits de première nécessité inquiètent quant au pouvoir d’achat des consommateurs au Maroc. Les défenseurs des droits de l’homme et le Mouvement du 20 février montent au créneau et appelle à une manifestation générale, samedi 11 août, dans tout le pays.

Samedi 11 août, à partir de 22h, les esplanades des grandes villes du pays vont abriter des sit-in pacifiques. Le Conseil national de soutien au Mouvement du 20 février organise la « Journée nationale militante » et appelle à des manifestations pour protester contre la cherté de la vie et l’injustice sur fond de grogne sociale. Leur leitmotiv : « revendiquer les droits des citoyens ». Selon le groupement, tous doivent jouir du « droit à la vie dans la dignité » et quand la hausse des prix touche de manière forte le pouvoir d’achat du consommateur, la dignité de l’homme est touché, estime Abdelhamid Amine, membre influent du Conseil, contacté par Yabiladi.

« Nous avons au total 92 sections que nous avons toutes appelé à prendre part à cette journée de manifestation. Une vingtaine de villes au moins ont déjà assuré de leur participation au sit-in national, notamment Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech, Oujda, et même Al Hoceima », indique M. Amine.

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Nouvelles manifestations en Tunisie

AFP, 10 août 2012 :

De nouvelles manifestations de protestation ont eu lieu vendredi en Tunisie, entraînant dans un cas l’intervention de la police, au lendemain de violences à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011.

Manifestation à Sid Bouzid le 9 août

La police a dispersé à l’aide de gaz lacrymogène des manifestants qui protestaient contre le manque d’eau potable dans la localité de Thyna, près de Sfax (300 km de Tunis), selon la radio Jawhara FM.

Les manifestants avaient bloqué la route reliant les villes de Sfax et Gabès en brûlant des pneus avant d’encercler un poste de la garde nationale. La police les a alors dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.

Les manifestations contre la politique du gouvernement, le manque d’eau potable, les arriérés de salaires ou encore la hausse des prix se sont multipliées ces dernières semaines au pays.

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Sidi Bouzid : La révolte gronde contre Ennahdha

Jeune Afrique, 10 août 2012 :

Les manifestations contre le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahdha se multiplient à Sidi Bouzid. Objet de la contestation : l’incapacité du pouvoir à trouver des remèdes à la crise économique.

Il y avait longtemps que Sidi Bouzid (Centre-Ouest), berceau de la révolution tunisienne, n’avait pas connu une telle agitation. Après les violentes échauffourées de la fin de juillet, deux manifestations se sont produites en une seule journée, jeudi 9 août. Dans la nuit, quelque 800 personnes se sont réunies pour protester contre l’intervention musclée de la police qui avait dispersé dans la mâtinée une première mobilisation à coup de gaz lacrymogènes et de tirs de balles en caoutchouc, envoyant à l’hôpital cinq personnes.

Les affrontements avec les forces de l’ordre se sont poursuivis après minuit heure locale. Aucune information sur d’éventuels nouveaux blessés n’était disponible dans la nuit. La mobilisation de la matinée avait tourné au vinaigre quand les manifestants avaient essayé de prendre d’assaut le gouvernorat, après avoir lancé des slogans très hostiles au gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahdha : « Le peuple veut la chute de régime », « non à l’hypocrisie »…

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Nouvelles expulsions de Rroms : Communiqué de la FSU

Communiqué de la FSU Nord / Pas de Calais, 9 aout 2012 :

La FSU Nord/Pas-de-Calais dénonce avec la plus grande fermeté le démantèlement de deux camps de Roms roumains, intervenus aujourd’hui à Hellemmes et Villeneuve d’Ascq. Celui-ci fait suite à une décision conjointe du TGI et de la Préfecture du Nord qui répond elle-même à une démarche engagée par la LMCU, communauté urbaine de Lille, présidée par Martine Aubry, sans que par ailleurs aucune solution n’ait été proposée aux dizaines de familles expulsées – plus de 200 personnes. En cette fin de journée, les familles ont été privées de leurs maigres biens et sont condamnées à passer la nuit dehors. En outre, aucune perspective d’accueil et/ou de relogement ne se dessine. Cela n’est pas acceptable.

François Hollande avait pourtant déclaré il y a quelque temps dans une lettre aux associations que « lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives [doivent être] proposées ». La FSU Nord/Pas-de Calais en appelle donc au Président de la République pour qu ’ enfin -en matière des Droits de l’Homme -un véritable changement soit mis en œuvre . Les engagements pris doivent être respectés, et ce à tous les niveaux de l’Etat.

La FSU Nord/Pas-de-Calais appelle à soutenir les populations expulsées et à participer aux initiatives de solidarité qui seront décidées collectivement.

Lille , le 9 août 2012

La Voix des Rroms : Message à toutes les rédactions

Communiqué du blog « La voix des Rroms« , 9 août 2012 :

Chers journalistes,

La voix des Rroms tient à saluer vos efforts pour informer la population au sujet des Rroms. Vous avez été nombreux ces derniers jours à essayer de nous joindre, pour nous demander des détails sur des expulsions annoncées par le ministère de l’intérieur. C’est pourquoi nous vous adressons ce message :

Pas plus que sous gouvernement Fillon, nous ne sommes au courant des expulsions à venir, que le gouvernement Ayrault, par la bouche de M. Valls, persiste à désigner du vocabulaire de Hortefureur : DEMANTELEMENTS.

Nous nous refusons de participer aux jeux de M. Valls en commentant plus que de raison ses annonces. Encore une fois, M. Guéant a déclaré que s’il devait choisir lui-même le « socialiste » qui devait lui succéder place Beauvau, il aurait choisi M. Valls. M. Guéant peut dormir tranquille, la valse continue au même rythme.

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Une minute ce n’est pas un quart d’heure !

Dans plusieurs usines de Franche-Comté, les patrons imposent le système suivant : dès la première minute de retard, c’est un quart d’heure qui est décompté du temps de travail et donc du salaire. Pour les patrons, ça peut permettre de belles économies sur le dos des ouvriers. Imaginons une boîte de 100 salariés où chaque ouvrier a en moyenne une fois deux minutes de retard par mois. A chaque fois, en déduisant un quart d’heure, le patron se met dans la poche 13 minutes de travail gratuit, soit, sur l’usine plus de 21 heures de travail gratuit dans le mois, et sur une année de 11 mois, plus de 238 heures effectuées gratuitement soit 34 journées et des poussières à 7 heures de travail gratuit que le patron se met dans la poche. Bref, c’est comme s’il avait eu un ouvrier qui travaille pour lui gratuitement pendant plus d’un mois.

Mais c’est complètement illégal ! Un patron ne peut déduire du temps de travail que le temps où le salarié est effectivement absent.

Deux passages du code du travail permettent de combattre cette pratique :

Si on retire un quart d’heure pour deux minutes de retard à un ouvrier, c’est, de fait, une sanction pécuniaire, une sorte d’amende. Or, à ce propos le code du travail est très clair : « Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites » (Article L.1331-2) et l’article L.1334.1 ajoute même « Le fait d’infliger une amende ou une sanction pécuniaire en méconnaissance de l’article L.1331-2 est puni d’une amende de 3.740 euros ».

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