Archives quotidiennes : 27/07/2012

Tahiti : Papeete : Plus de 2.500 personnes se joignent à la marche contre la hausse des carburants

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PAPEETE, le 26 Juillet 2012: Plus de 1500 personnes ont rejoint le collectif Te Tau no te Hono ce jeudi matin place Taraoi afin de manifester leur mécontentement contre la dernière hausse du prix des carburants.La manifestation de la place Tarahoi, de 9 h à 11 h, a rassemblé plus du triple de l’effectif observé lors de l’événement organisé samedi 21 juillet à l’appel du collectif interprofessionnel.

Lors des barrages filtrants, maintenus en place de lundi à mercredi, au rond point de l’avenue Povanaa’a Oopa, sur le front de mer de Papeete, près de 15.000 tracts ont été distribués aux automobilistes pour les appeler à la mobilisation populaire de ce jeudi.

Vers 11 heures, jeudi, une appel pour « une marche de santé » est lancé à l’auditoire. Cette marche a emprunté un itinéraire autour du centre ville. Le cortège a remonté l’avenue du Général de Gaulle en direction de l’avenue Povanaa’a Oopa, s’est dirigé vers le rond point du front de mer avant de s’orienter, par le boulevard Pomare, vers l’avenue du Prince Hinoi, pour enfin rejoindre la place Tarahoi via la rue des Remparts, puis les avenues Clémenceau et Foch.
Plusieurs centaines de sympathisants se sont joints au cortège qui a vite atteint 2.500 à 2.750 personnes, selon les estimations officielles.

« Le mouvement commence à prendre de l’ampleur » s’est félicité Franck Tehaamatai . Samedi dernier 500 personnes avaient répondu à l’appel. « Il n’y a aucune manipulation politique, a-t’il précisé, il s’agit d’une manifestation citoyenne, des gens qui veulent exprimer leur ras-le bol ou leur inquiétude face à l’augmentation du prix du carburant et de la vie en général.  »
« La population souffre » peut-on lire sur un panneau qui dénonce le prix de l’essence passé à 182 F le litre, le 1er juillet dernier.
Le collectif des indignés de Moorea a rejoint le cortège.

Le collectif a adressé un courrier au ministre des Outre-mer, M. Victorin Lurel, via le Haut Commissariat (voir ci-dessous) jeudi matin. Courrier dans lequel il dénonce une situation de crise économique conjuguée avec une gestion clientéliste du pays qui conduit à une « véritable débâcle de l’économie » et « une explosion de la détresse sociale ». La mise en place d’un système de « maîtrise des prix de l’énergie dans l’outre-mer » est en outre réclamé au ministre.

PSA Rennes : « Demain, ça sera peut-être moi dehors ! »

Ouest-France, 27 juillet 2012 :

Ces derniers jours marqueront l’histoire de l’usine de la Janais. Le temps des têtes baissées est révolu.Hier encore, 2 500 salariés l’ont prouvé.

Les plus impressionnés, ce sont sans doute les salariés de la Janais eux-mêmes. Jamais ils n’avaient connu, depuis l’inauguration du site en 1961, de tels mouvements de protestation. « Il était effectivement temps que l’on se bouge », concède François, 30 ans de service à la marque aux chevrons. « Ce n’était pas dans la culture maison de l’ouvrir ou d’aller à l’encontre des projets de la direction. Chacun baissait la tête en espérant passer entre les gouttes. Aujourd’hui c’est fini. » Pourquoi ? « Parce que demain, ça sera peut-être moi dehors. »

Illustration, hier midi, avec le nouvel appel à manifester lancé par l’intersyndicale et la CGT. Près de 2 500 salariés y ont répondu. Ceux de l’équipe du matin relayés par ceux de l’après-midi. Des hommes et des femmes de la production mais aussi des bureaux, des services de développement et recherche, de la logistique…

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Révolte ouvrière à Sidi Bouzid

Le Monde, 26 juillet 2012 :

Des dizaines de manifestants ont attaqué jeudi le siège du gouvernorat (préfecture) à Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, et la police a procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Des habitants protestant contre leur situation sociale se sont rassemblés et ont mis le feu à un pneu avant de le jeter à l’intérieur des locaux du gouvernorat. Des agents de la sécurité ont riposté en procédant à des tirs de sommation et de grenades lacrymogènes pour disperser les protestataires.

« Voici de nouveau la police de Ben Ali », ont crié les manifestants en lançant des pierres en direction des forces de l’ordre. Ils faisaient référence au président déchu Zine El Abidine Ben Ali, chassé en janvier 2011 par une révolte populaire entamée suite à l’immolation d’un vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid.

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