Les salariés du petit train d’Artouste sont en grève.

Sud-Ouest, 26/07/2012 :

Les salariés d’Altiservice, le gestionnaire de la station, se mettent en grève pour des revendications salariales. Difficile de prévoir l’impact sur les excursions du petit train.

A 7 heures ce matin, au moment d’embaucher, les salariés des remontées mécaniques d’Artouste vont entamer un mouvement de grève de 24 heures reconductibles. L’ampleur de la mobilisation des 90 salariés d’Altiservice – la société toulousaine gestionnaire du site en vertu d’une délégation de service public depuis l’hiver 2005-2006 – déterminera l’état du trafic du célèbre petit train. En cette haute saison, il effectue une vingtaine de rotations quotidiennes. Depuis le dépôt d’un préavis de grève, jeudi dernier, ce mouvement planait au-dessus du principal site touristique de la vallée d’Ossau.

Dialogue de sourds ?

Ce sont des revendications salariales qui cristallisent les tensions. Le week-end dernier, Ludovic Paris, le délégué syndical de Force ouvrière (le seul syndicat présent dans l’établissement) avait expliqué que les salaires moyens étaient situés dans une fourchette de « 1 100 à 1 200 euros ». La récente hausse du Smic de 2 % avait « rattrapé » les plus faibles revenus. Les réclamations portent également sur l’obtention d’une prime de transport pour les salariés habitant majoritairement dans la vallée d’Ossau et dans le piémont ainsi que sur le doublement du panier-repas (de 5 à 10 euros).

La grève a donc été votée mardi soir par les employés après l’échec d’une réunion entre le directeur de la station, Jean-François Blachon et les salariés. Ce constat est le seul partagé par le directeur et le délégué syndical qui se rejettent la responsabilité de la situation.

Confrontation tendue

D’un côté, le directeur Jean-François Blachon entend réfuter « le bruit qui court que des demandes de négociation ont été faites il y a plus d’un mois et que ma porte est restée fermée ».

Assurant « veiller à respecter le droit du travail », il dit « être tombé des nues quand [il a] reçu le préavis de grève jeudi dernier ».

Au sujet de la réunion de mardi, il confie ne « pas pouvoir déterminer seul la politique salariale d’Altiservice [qui gère quatre autres stations pyrénéennes, NDLR] ». C’est pourquoi il a proposé une réunion avec la direction du groupe le 1er août. Une suggestion refusée par les salariés. « Il faut l’organiser bien plus vite », rétorque Ludovic Paris en s’indignant qu’il ait fallu brandir la menace de la grève « pour arriver à obtenir une réunion et discuter avec le directeur ». Le syndicaliste certifie quant à lui avoir envoyé le 4 juillet à M. Blachon un courrier recensant les revendications des salariés.

En attendant le règlement du conflit, le directeur indiquait hier soir avoir « un plan B » pour faire fonctionner le train avec des horaires adaptés.

Hier soir toujours, Ludovic Paris, estimait que le train touristique le plus haut d’Europe pourrait, dans le meilleur des cas, n’effectuer que quelques excursions. La donne changera-t-elle ce matin ? Le directeur a indiqué qu’il sera présent à 7 heures pour s’expliquer avec son délégué syndical. La confrontation s’annonce tendue.

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