Paris : Nouvelle journée de mobilisation des travailleurs de PSA

Le 25 juillet, à l’occasion du CCE, les travailleuses et travailleurs de PSA se sont à nouveau mobilisés à Paris à l’appel des syndicats de l’usine d’Aulnay. Environ 2.000 ouvriers ont manifesté devant le siège social de PSA, travailleurs d’Aulnay, mais aussi d’autres usines du groupes comme de Rennes, de Sochaux, de Mulhouse, de Poissy, de Valenciennes et d’ailleurs, et des délégations de travailleurs d’autres entreprises, entre autres de Renault, d’Air France, de Sanofi Aventis, de la Poste ou de la RATP.

Vers 10 heures, plusieurs centaines d’ouvriers de l’usine d’Aulnay et d’autres usines ont descendu l’Avenue de la Grande Armée en manifestation jusqu’au siège de PSA où se trouvaient déjà de nombreux travailleurs.

Au CCE, l’unité des organisations syndicales a permis d’imposer la nomination d’un expert avant que puisse être validé le plan de 8.000 suppressions de postes. Si ce n’est qu’une escarmouche, cela donne un peu de temps aux travailleurs pour s’organiser contre toute fermeture d’usine et contre tout licenciement. A l’usine d’Aulnay, un comité de lutte, regroupant ouvriers syndiqués et non-syndiqués, se met en place. A la tribune, les camarades ont rappelé les milliards que l’Etat a versé au nom du « maintien de l’emploi » à PSA, les milliards que la Peugeot a dans des coffres forts en Suisse et ailleurs, et les profits des 39 sociétés appartenant à PSA et situées dans des paradis fiscaux. Un camarade de l’usine de Mulhouse a rappelé que la fermeture de l’usine d’Aulnay serait un coup contre tous les travailleurs du groupe, préparant des licenciements dans d’autres sites et imposant la surcharge de travail aux ouvriers qui restent.

Le gouvernement ne propose actuellement rien d’autres que de nouvelles aides au patronat. Il ne lui vient même pas à l’idée de menacer PSA de devoir rembourser les milliards perçus au nom de « l’aide à l’emploi » en cas de mise en place de la fermeture de l’usine d’Aulnay et du plan de 8.000 suppressions de postes. Mais s’il n’y a rien à attendre des politiciens à la tête du gouvernement, la classe ouvrière, elle, en étant unie et mobilisée dispose de la force de faire reculer les Varin, les Peugeot et autres familles de grands bourgeois.

Cette journée du 25 juillet a été une nouvelle étape dans la lutte contre les licenciements chez PSA, une lutte qui continuera dès la rentrée pour  mobiliser encore dans les ateliers et les sites du groupe et des entreprises sous-traitantes, et plus généralement, à Peugeot, Renault, chez Sanofi Aventis, à Air France comme ailleurs, pour imposer l’arrêt des licenciements et des suppressions de postes !

Après les prises de parole, nous sommes repartis en manifestation jusqu’à la Place de l’Etoile aux cris de « Le changement c’est maintenant, interdiction des licenciements », « De l’argent il y en a, dans les poches de PSA », « La grève c’est la force des travailleurs ».

Correspondant ICO, 25 juillet 2012

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