Liban : Après 80 jours de grève, les journaliers d’EDL ne veulent toujours rien lâcher.

L’Orient Le Jour.com, 23/07/2012 :

Les grévistes dénoncent la « politique de la faim exercée par le gouvernement libanais ».

Les journaliers d’Electricité du Liban (EDL), en grève depuis près de trois mois pour réclamer le paiement de leurs salaires de mai et juin, ont affirmé lundi qu’ils ne renonceront à leur mouvement de protestation que lorsque leurs demandes seront réalisées.

« 80 jours après le début de notre mouvement de grève, lancé à travers le Liban, nous refusons de quitter les locaux de cette compagnie que nous avons protégée et défendue pendant de nombreuses années en dépit du peu de moyens disponibles », affirment les journaliers dans un communiqué. « Nous refusons aussi de porter la responsabilité de la détérioration de l’approvisionnement en courant électrique » à travers le pays, ont-ils ajouté, dénonçant la « politique de la faim exercée par le gouvernement libanais ».

« Nous appelons le Premier ministre Nagib Mikati et tous les responsables à avoir pitié de nos enfants en ce mois de Ramadan et à trouver une solution à notre problème, loin des tensions confessionnelles et politiques », conclut enfin le communiqué des grévistes.

Début juillet, le Parlement libanais a approuvé un projet de loi pour l’embauche des journaliers de l’EDL sur la base d’un temps partiel, autrement dit leur inscription au cadre de la compagnie. Cette décision a suscité de vives réactions de la part des députés chrétiens, principalement ceux du Courant patriotique libre (CPL), du parti Kataëb, ainsi que des Forces libanaises (FL), qui craignent que cette décision n’engendre un déséquilibre confessionnel au sein de l’office autonome.

La semaine dernière, le directeur général d’EDL, Kamal Hayek, a demandé au ministre de l’Intérieur Marwan Charbel de mettre au pas les journaliers grévistes, faute de quoi il pourrait avoir recours à un lock-out, une fermeture temporaire de la compagnie.

Lundi, les journaliers en grève ont à nouveau bloqué l’entrée principale de l’établissement, à Mar Mikhaël, à Beyrouth.

Par ailleurs, des manifestants ont coupé l’autoroute reliant Beyrouth au Liban-Sud, au niveau de Tyr.

A Baalbeck, dans la Békaa, des grévistes ont bloqué l’une des entrées de la ville avec des barrières métalliques et des pneus brûlés.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s