Archives quotidiennes : 23/07/2012

Cameroun. Sitrafer : Une nouvelle grève annoncée mercredi.

Le Quotidien Mutations, 23/07/2012 :

Les employés de la Société internationale des travaux ferroviaires n’ont perçu qu’un mois de salaire sur trois attendus.

 

«Nous n’avons reçus qu’un mois de salaire, alors que mercredi dernier, le gouvernement nous avait promis de suspendre le mot d’ordre de grève et qu’il nous payerais trois mois de salaire».

C’est la substance de l’amertume de Nyemb Bidjocka, délégué du personnel à Sitrafer. Il indique que si les deux autres mois de salaire attendus ne sont pas payés ce lundi ou demain mardi 24 juillet 2012, ils entameront une nouvelle grève à la gare ferroviaire de Ndokoti. Surtout que celle effectuée la semaine dernière, avait débouché sur la paralysie du transport ferroviaire lundi dernier. Au point où les forces de l’ordre ont débarqué sur les lieux dans la soirée de lundi, sur instruction de la Délégation générale de la sûreté nationale (Dgsn) pour dégager la voie ferrée.

Dans la foulée il y a eu une concertation au terme de laquelle un délai de 48h a été accordé à la direction générale pour payer trois mois d’arriérés de salaires au plus tard mercredi à 18h45. Mais le délai a expiré sans que ces employés ne perçoivent le moindre kopeck.

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Mauritanie – Nouveaux affrontements entre ouvriers en grève et forces de l’ordre.

afreeknews.com, 23/07/2012 :

Des affrontements ont opposé, dimanche, à Akjoujt (250 km au nord de Nouakchott), ouvriers en grève et forces de l’ordre à l’entrée à mine de cuivre exploitée par Mauritanian Copper Mines (MCM), faisant un nombre indéterminé de blessés, a-t’on appris de source syndicale.

La police a fait usage de grenades lacrymogènes et de matraques pour disperser les ouvriers qui avaient tenté d’interdire l’accès à un bus transportant du personnel non gréviste et a procédé à des arrestations.

Le délégué des travailleurs, Ethmane Ould Kreivitt, de la Confédération national des travailleurs de Mauritanie (CNTM), a regretté « cette politique de répression, apparemment, privilégiée par l’administration » et a revendiqué « une solution globale » de la crise qui dure depuis neuf jours.

Selon des sources syndicales, un journaliste correspondant qui se trouvait surplace avait été brutalisé et insulté par les agents de l’ordre.

De même source, on indique que « cette fois, la répression a été étendue à la ville, où des agents de l’ordre ont usé de grenades lacrymogènes dans les rues et dans des maisons pour pourchasser les ouvriers ».

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Maroc : manifestation massive des jeunes.

Afrik.com, 23/07/2012 :

Des milliers de jeunes sont à nouveau descendus dans les rues de Rabat dimanche pour réclamer plus de justice sociale et dénoncer la corruption à l’appel du Mouvement du 20 février. Il s’agit de la première manifestation d’envergure depuis plusieurs mois.

Nouvelle manifestation d’envergure à Rabat.

Le ramadan n’a pas empêché les jeunes de descendre dimanche dans les rues de la capitale pour réclamer plus de justice sociale et protester contre la corruption. Une manifestation à l’initiative du Mouvement du 20 février. Les protestataires étaient nombreux. Près de 3000. Ils ont commencé à sillonner les quartiers de Rabat après la rupture du jeune. Depuis plusieurs mois, le Maroc n’avait pas connu une manifestation aussi importante. Le Mouvement du 20 février, créé dans la mouvance des révolutions arabes, a perdu de sa superbe.

Le taux de chômage des jeunes toujours élevé.

Les contestations répétées du Mouvement du 20 février ont pesé sur l’adoption de la nouvelle Constitution en juillet. Elle a été suivie de législatives anticipées qui ont donné la victoire aux islamistes du parti Justice et développement (PJD) à la tête du gouvernement. Une période d’accalmie s’était pourtant installée dans le royaume chérifien depuis la formation du gouvernement dirigé par l’islamiste Abdelillah Benkirane en janvier. Un programme de réforme sociale était notamment prévu. Mais pour le Mouvement, les réformes engagées par le gouvernement sont insuffisantes. Les jeunes notamment vivent toujours dans une très grande précarité. Le taux de chômage est encore très élevé. Les diplômés sont dépréciés à la fin de leurs études. Même s’il a perdu de son aura, le mouvement du 20 février a montré dimanche qu’il ne baisse pas sa garde face au pouvoir.

Liban : Après 80 jours de grève, les journaliers d’EDL ne veulent toujours rien lâcher.

L’Orient Le Jour.com, 23/07/2012 :

Les grévistes dénoncent la « politique de la faim exercée par le gouvernement libanais ».

Les journaliers d’Electricité du Liban (EDL), en grève depuis près de trois mois pour réclamer le paiement de leurs salaires de mai et juin, ont affirmé lundi qu’ils ne renonceront à leur mouvement de protestation que lorsque leurs demandes seront réalisées.

« 80 jours après le début de notre mouvement de grève, lancé à travers le Liban, nous refusons de quitter les locaux de cette compagnie que nous avons protégée et défendue pendant de nombreuses années en dépit du peu de moyens disponibles », affirment les journaliers dans un communiqué. « Nous refusons aussi de porter la responsabilité de la détérioration de l’approvisionnement en courant électrique » à travers le pays, ont-ils ajouté, dénonçant la « politique de la faim exercée par le gouvernement libanais ».

« Nous appelons le Premier ministre Nagib Mikati et tous les responsables à avoir pitié de nos enfants en ce mois de Ramadan et à trouver une solution à notre problème, loin des tensions confessionnelles et politiques », conclut enfin le communiqué des grévistes.

Début juillet, le Parlement libanais a approuvé un projet de loi pour l’embauche des journaliers de l’EDL sur la base d’un temps partiel, autrement dit leur inscription au cadre de la compagnie. Cette décision a suscité de vives réactions de la part des députés chrétiens, principalement ceux du Courant patriotique libre (CPL), du parti Kataëb, ainsi que des Forces libanaises (FL), qui craignent que cette décision n’engendre un déséquilibre confessionnel au sein de l’office autonome.

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Message d’ouvriers d’Opel Bochum aux travailleurs de PSA Aulnay

Regroupement pour un travail syndical combatif du comité d’entreprise (IGmetal) chez Opel Bochum

Bochum, 18/07/2012

A nos camarades de PSA Aulnay-sous-Bois

Chères et chers camarades,

Avec ce message, nous aimerions exprimer notre solidarité avec vous et avec votre lutte contre le plan de PSA de fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois d’ici 2014, ainsi que la liquidation de milliers d’autres postes de travail !

Ces attaques s’ajoutent à d’innombrables autres tentatives par les groupes monopolistes, et pas seulement dans l’industrie automobile, de faire payer les charges de la crise économique et financière, qui dure depuis 2008, par la classe ouvrière et les masses populaires. De la même façon, GM/Opel prévoit également l’anéantissement massif d’emplois, le vol sur nos salaires ainsi que la fermeture de notre usine à Bochum également d’ici 2014. Mais ces capitalistes ne sont pas dans une situation de force, parce que chaque jour, il devient plus claire que leur système économique et social capitaliste n’existe que dans les crises.

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Quimper. Grève aujourd’hui des salariés de Doux-Père Dodu.

Le Telegramme, 23 juillet 2012 :

À 48 heures du dépôt des offres définitives devant le tribunal de commerce, les salariés deDoux-Père Dodu – le site quimpérois emploie 283 personnes – ont décidé d’entamer un mouvement de grève aujourd’hui, pour alerter une nouvelle fois sur leur sort.

Leurs derniers espoirs reposent sur une nouvelle offre de Tilly Sabco, qui se serait engagé oralement à une reprise partielle de l’activité, ou sur un plan de continuité de Charles Doux.

Quimper (29). Les salariés en grève à Père Dodu

Le 25 juillet Mobilisation  de tous les salariés du groupe PSA

Tract de la CGT PSA Aulnay, 20 juillet 2012 :

Ordre du jour du CCE du 25 juillet qui se tiendra à Paris à 9 h :

Point 1) Information et Consultation du Comité Central d’Entreprise sur le projet de réorganisation des activités industrielles et de réductions des effectifs. Incluant :
L’arrêt des activités de production sur le site d’Aulnay
Un plan de réduction des effectifs.

Point 2) Information et Consultation du CCE sur le projet de licenciements collectifs pour motif économique au sein des établissements d’Aulnay et de Rennes.

Mise en scène de PSA : toujours les mêmes magouilles :

PSA prépare une véritable campagne de communication vis-à-vis de l’opinion publique : le matin même du CCE, la direction sortira un communiqué des résultats financier du premier semestre pour prétendre que tout va mal (perte d’argent catastrophique, etc) et à 10h30 conférence de presse de Varin, alors que le CCE ne sera pas terminé !

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