Trois heures pour le patronat, zéro minute pour les syndicats !

Le Quotidien.re, 21/07/2012 :

Le nouveau ministre des Outre-mer n’a pas trouvé, durant son séjour à La Réunion, une seule minute à consacrer aux syndicats de salariés pour entendre leur analyse de la situation et les revendications des travailleurs. Il a préféré les renvoyer à ses « collaborateurs et collaboratrices ».

Et voilà pas que la presse révèle (19 juillet) que le ministre a reçu, à Paris, une représentation des patrons de l’outre-mer pendant… trois heures ! Trois heures pour le patronat, zéro minute pour les syndicats de salariés, les associations de travailleurs privés d’emploi, les représentants de la jeunesse à La Réunion ! Il n’y a pas à dire, « le changement, c’est maintenant » est en marche !… A reculons !

On apprend également qu’une heure, et pas moins, a été consacrée à l’organisation d’une « conférence économique et sociale » de l’outre- mer. A Paris, bien sur !

Une sorte d’états généraux de l’outre-mer ou de Conseil interministériel de l’outre-mer bis. Alors que le ministre lui-même, dans une interviewe parue dans la presse la veille de son arrivée à La Réunion, n’avait pas de mots assez durs pour ces deux initiatives de l’ancienne majorité et de Sarkozy : « Il ne s’agit pas, disait-il, d’organiser d’énièmes états généraux, ni de refaire un nouveau Conseil interministériel de l’outre-mer, ce fameux Ciom dont très peu de mesures concrètes ont finalement vu le jour ».

Pour conclure que « nous ne devons pas sacrifier nos ambitions à la précipitation ou à des effets de communication»! Au fond, si ces grandes messes n’ont rien donné de « concret », le « changement maintenant », c’est de recommencer la même chose.

Le seul « changement » étant tout de même qu’à la « conférence économique » déjà engagée il y a plusieurs semaines avec le patronat dans les bureaux feutrés parisiens, le ministre semble avoir ajouté l’appendice « social»! Ce que le patronat refuse au principe probablement que l’on ne mélange pas les torchons et les serviettes !

Les travailleurs, les sans emplois, les jeunes, en tout cas, se doivent d’en tirer les leçons. Le ministre du dialogue social a du boulot, à commencer avec ses propres collègues.

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