Zone de tempête : Tract de la CGT PSA Mulhouse

Première page du 4 pages de la CGT PSA Mulhouse :

Ils nous déclarent la guerre au nom du profit
Préparons la mobilisation générale pour sauver les emplois en danger

8 000 suppressions d’emplois en France dont 1400 à Rennes, des menaces sur l’usine de Sevel-Nord et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois. Et ils n’ont encore rien dit pour le reste de l’Europe ! Le prétexte avancé est que les ventes de PSA auraient chuté au premier semestre 2012. La presse et les politiciens ont donné du crédit à ce prétendu argument pour en faire un écran de fumée donnant
l’image d’un groupe qui va mal afin de faire passer ses licenciements et les futures aides de l’Etat.

Or rien n’est plus faux. PSA n’ a jamais aussi bien marché.

Les ventes de PSA n’ont jamais cessé d’augmenter sur plus de 20 ans ! Entre 1990 et 2011, le chiffre de vente a quasiment doublé. Les années 2010 et 2011 ont été exceptionnelles. Le premier semestre 2012 aurait lui-même battu tous les records de l’histoire de PSA s’il n’y avait eu l’embargo du gouvernement français sur les ventes en Iran. Le chiffre d’affaires de PSA est passé de 44 milliards en 2006 à 61 milliards en 2011, près de 40% de hausse en 5 ans. Les bénéfices du groupe sur dix ans se montent à plus de 10 milliards. Le résultat opérationnel 2011 s’éleve à 1,3 milliards.

L’an passé le PDG déclarait 11 milliards d’euros de réserve financière. En 2011 les dirigeants du groupe ont distribué pas loin de 500 millions en dividendes aux actionnaires et achats de leurs propres actions, en s’attribuant à eux-mêmes 8,6 millions et 9000 euros de salaire par jour à leur PDG. Faurecia et Gefco, filliales de PSA n’ont jamais fait autant de profit que ces dernières années.

Mais PSA n’en a pas assez. Pour encore augmenter ses profits, il veut faire faire le même nombre de voitures, ou encore plus, avec moins d’ouvriers, une usine en moins et moins de salaires à verser.

Cette politique ne date pas d’aujourd’hui, les suppressions de postes sont continues depuis des années en même temps que les charges de travail augmentent, que la flexibilité s’accroit et que les salaires sont bloqués. Mais elle s ‘accélère et s’aggrave. Et cette politique ne concerne pas que PSA ou que la France. La plupart des constructeurs font des bénéfices mais licencient dans tous les pays.

Renault s’apprête à supprimer 500 emplois à Sandouville et 300 à Flins. GM-Opel va fermer son usine de Bochum (Allemagne) après avoir supprimé des milliers de postes. Depuis 2006, VW a mis à la porte près de 30 000 salariés et baissé les salaires.

Aux USA, 200 000 postes ont été supprimés chez GM, Chrysler et Ford depuis 2008 et les salaires divisés par deux. Fiat a fermé une usine en Sicile en 2011, menace d’en fermer d’autres s’il n’y a pas remise en cause du code du travail et des droits syndicaux…

La guerre des patrons contre les ouvriers ne concerne pas que PSA.

D’autant que cette situation vaut pour tous les secteurs économiques. Sanofi-Aventis, Arcelor-Mittal, Total, BNP, Société Générale et bien d’autres licencient alors qu’ils font des profits records sans parler de tous les autres Doux, Air France, Lohr, Cady, Schindler… pour ne citer que ceux-là.

Ce sont des peuples entiers qui s’enfoncent dans la misère, Grèce, Espagne, Portugal et d’autres comme l’Italie qui n’en sont pas loin. Si nous ne réagissons pas, nous risquons de prendre le même chemin. Les décisions de PSA sont un
avertissement. Dèjà le PDG de Renault déclare que si un constructeur commence à restructurer, “il forcera les autres à le suivre”. Et bien d’autres vont suivre: entre 80 000 et 400 000 licenciements dans la période à venir.

Mais nous avons les moyens de nous faire craindre. Les ouvriers d’Aulnay ont dit qu’ils sont « une bombe sociale et politique ». C’est vrai, ils sont cette force s’ils veulent se faire les représentants de toutes les inquiétudes et les colères de tous ceux, et pas qu’à Aulnay, qui ne veulent pas être jetés à la rue ou crever au boulot pendant que d’autres s’empiffrent à milliards.

La production automobile joue un rôle central dans l’économie du monde. Nous, les ouvriers de l’automobile, pouvons jouer un rôle central dans la riposte de l’ensemble des classes populaires pour refuser de payer la crise des capitalistes et des banquiers. Se battre pour chacun de nos emplois ne peut se faire qu’en se
battant pour tous et tous ensemble. Ils nous déclarent la guerre. Nos emplois, de tous métiers et toutes catégories, sont en danger.

Préparons ensemble la mobilisation générale.

Télécharger le 4 pages de la CGT PSA Mulhouse en PDF (nombreuses informations sur le secteur automobile) : Zone de tempête(8) 3.pdf

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s