Archives quotidiennes : 19/07/2012

Usine Doux de Graincourt : les salariés débraient pendant la visite de l’administrateur ce jeudi matin

Ce jeudi matin, branle-bas de combat à l’usine Doux de Graincourt-les-Havrincourt: en apprenant la visite surprise d’un administrateur, les salariés de l’abattoir sont montés au créneau, cessant le travail dès 9h30.

Pneus brûlés et pancartes «non à la fermeture» ont ainsi accueilli l’administrateur judiciaire… Qui a sorti de sa malette une nouvelle fraîche, évoquant immédiatement la possibilité de rachat du site par un repreneur régional. Une ou deux entités auraient, selon lui, manifesté leur intérêt.

La nouvelle a calmé les esprits sans toutefois vraiment rassurer les salariés. «Je n’y crois pas, on nous mène en bâteau depuis des semaines. Tant que ce ne sera pas officiel, je n’y croirai pas», relatait l’un d’eux.

Les emplois de 250 salariés sont sur le fil. En attendant une éventuelle offre de rachat, le plan de licenciement suit, lui, son cours. Le comité d’entreprise exceptionnel se poursuit ce jeudi après-midi, avec l’ouverture du livre 1, préalable aux fermetures.

Une cellule psychologique est en train de se mettre en place.

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Un mort et dix blessés lors de heurts entre ouvriers et contremaîtres en Inde

Le directeur du personnel d’une usine indienne du constructeur automobile Maruti Suzuki a été brûlé vif et des dizaines de personnes ont été blessées lors de violents heurts entre des ouvriers et des responsables du site.

Le corps calciné de ce responsable, Avnish Kumar Dev, a été identifié jeudi 19 juillet après avoir été retrouvé dans la salle de conférence de l’usine de Manesar, située à environ 50 km de la capitale, a indiqué le groupe.

Selon le groupe, les troubles ont démarré mercredi matin lorsqu’un salarié a violemment frappé un contremaître. Le groupe accuse le syndicat ouvrier d’avoirrefusé que des sanctions soient prises et d’avoir empêché les cadres de sortir de l’usine. Mais selon le syndicat c’est le contremaître qui a « maltraité » un ouvrier qui se plaignait et qui a été remercié.

88 OUVRIERS ARRÊTÉS

Toujours selon Maruti, les ouvriers, munis de barres de fer, ont frappé des responsables « à la tête, sur les jambes et le dos, provoquant des hémorragies et des pertes de conscience ». Au total, environ 90 contremaîtres ont été blessés et 50 d’entre eux ont été hospitalisés, notamment pour des fractures et des blessures à la tête, selon l’un des responsables de Maruti. Certains ont été admis en soins intensifs. Deux cadres japonais ont été blessés et admis dans un établissement privé, a déclaré un autre responsable, sous le couvert de l’anonymat.

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Les députés votent, l’Espagne manifeste.

Le Monde, Blog, 19/07/2012 :

Aujourd’hui, à l’appel des syndicats majoritaires, et quoi qu’en dise le ministre, les espagnols manifesteront dans 80 villes.

Journal syndical annonçant la manifestation d'aujourd'hui, sous le titre "les nouvelles coupes annoncées par le gouvernement ne vont pas rester sans réponse" ou encore, dans la manchette : "Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher."

Journal syndical annonçant la manifestation d’aujourd’hui, sous le titre « les nouvelles coupes annoncées par le gouvernement ne vont pas rester sans réponse » ou encore, dans la manchette : « Ils veulent ruiner le pays, il faut l’empêcher. »

« Il n’y a pas d’argent dans les caisses publiques ! », a de nouveau asséné le ministre des finances Cristobal Montoro devant le congrès des députés, jeudi 19 juillet. Cette phrase alarmante et alarmiste, répétée à plusieurs reprises hier et aujourd’hui, a un objectif : justifier la suppression de la prime de Noël 2012 pour les fonctionnaires, la réduction des indemnités de chômage et l’augmentation de trois points de la TVA, qui passera de 18 à 21 % en septembre. Elle a également pour but de faire appel à la responsabilité des députés pour qu’ils votent le texte, soumis aujourd’hui, et des citoyens pour qu’ils acceptent ces nouvelles réformes.

« Si les recettes n’augmentent pas, nous risquons de ne pas pouvoir payer les salaires, et c’est déjà ce qui se passe dans les régions autonomes et dans les collectivités locales, » avait ajouté le ministre hier, au cas où certains n’auraient pas saisi la situation difficile dans laquelle se trouve le pays.

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Suicide d’un agent de la SNCF sur son lieu de travail.

Le Monde,Société, 19/07/2012 :

Un agent de la SNCF travaillant dans un service dont les activités venaient d’être confiées à des entreprises privées s’est suicidé sur son lieu de travail à Sotteville-lès-Rouen, en Seine-Maritime, a-t-on appris jeudi 19 juillet auprès du syndicat SUD-Rail.

Selon ce dernier, son corps a été découvert par un de ses collègues, mardi matin, pendu dans les locaux du service qui s’occupait de la maintenance et de la réparation des chaudières des bâtiments de la SNCF. L’agent, âgé de 53 ans, se serait donné la mort dans la soirée de lundi. Selon SUD-Rail, il a laissé une lettre expliquant son geste et qui se trouve, depuis les faits, entre les mains de la police chargée de l’enquête« A priori, il ferait référence dans ce courrier aux problèmes rencontrés au travail avec la fermeture de son service », a affirmé Cyrille Baglan,  l’un des responsables de SUD-rail en Normandie.

Ce syndicat assure que 22 salariés de la SNCF ont mis fin à leurs jours sur leur lieu de travail, en France, entre janvier 2007 et avril 2012. « Il est établi de façon certaine que ce n’est jamais par hasard que l’on se suicide dans son entreprise même si, on le sait, c’est toujours un faisceau de causes qui y conduit », a ajouté Cyrille Baglan. Interrogée jeudi matin, la direction régionale de Normandie de la SNCF n’était pas en mesure dans l’immédiat de s’exprimer sur ce suicide. Elle prévoyait de le faire dans le courant de la journée.

Webhelp : piquet de grève au centre d’appels

Le Journal de Saône-et-Loire, 19 juillet 2012 :

Monceau-les-Mines : Une cinquantaine de salariés de « Webhelp » était en grève hier. Initié par la CGT, le mouvement a voulu dénoncer les « fiches managériales », documents servant à signaler un écart de comportement ou au contraire de bons résultats. « Elles sont distribuées à tort et à travers aux salariés, et nous souhaitons une gestion plus appropriée de ces documents », revendique Florence Wojciechowski, déléguée CGT.

Prime à l’assiduité

Autres revendications : le refus des journées de 9 heures ainsi que l’augmentation des objectifs sur une durée moyenne de traitement des appels inchangée. Côté salaires, la prime de 155 € nets par mois basée sur divers critères -qualité du travail, assiduité, note d’écoute, etc.- demeure selon eux inaccessible.

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« Kéolis : Le droit de grève n’appartient qu’aux salariés ! »

La CGT, communiqué :

La Cour de Cassation vient de freiner les ambitions patronales de remise en cause du droit de grève dans le secteur public. Par une décision du 4 juillet 2012, confirmant un arrêt de la Cour d’appel de Bordeaux du 3 mai 2011, elle indique que l’employeur ne peut décider seul de la fin de la grève alors que le préavis déposé par les organisations syndicales continue à courir.

L’affaire concerne le syndicat CGT de l’entreprise de transport de Bordeaux KEOLIS qui, lors du mouvement contre la réforme des retraites, avait déposé un préavis de grève pour plusieurs semaines. Au milieu du préavis, la société avait constaté qu’il ne restait plus de salarié gréviste et que de ce fait le mouvement était terminé, à charge pour le syndicat de déposer un nouveau préavis s’il souhaitait réengager une grève.

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Cauval industries : les salariés s’invitent à la table de la direction.

L’Est Eclair, 18/07/2012 :

Bar-sur-Aube- : Près de 80 salariés de l’usine Valco se sont invités à une réunion de la direction pour demander une prime de pénibilité dans une ambiance tendue.

 

Le mouvement de grève d’une partie des salariés de Valco a pris une tournure inattendue hier. Réunis à l’entrée du site de l’entreprise, les quelque 80 salariés mobilisés par la CGT qui avaient prévu de débrayer deux heures se sont rapidement invités à une réunion de leur direction : « Ils ne veulent pas nous recevoir. Alors on va se rendre à leur table pour demander l’ouverture de négociations. Le rapport de force, c’est ce qui fera tout » a lancé un représentant de l’organisation syndicale, avant d’entraîner avec lui ses collègues.

Toc, toc, toc ! C’est la CGT

Enceinte sous le bras, drapeau rouge à la main, les salariés de l’entreprise de fabrication de canapés et d’articles de literie ont donc investi, de force et en musique, la salle de réunion devant des responsables interloqués.

Ils ont demandé une nouvelle fois l’ouverture d’une négociation pour une prime de pénibilité qu’ils ont fixée, en préambule à d’éventuelles discussions, à 20 euros brut par mois : « Nous avons travaillé près de 40 h 30 par semaine depuis le début de l’année. Les gens ne font que des allers et retours à l’infirmerie. Beaucoup sont épuisés, en arrêt maladie. Une prime de 20 euros, cela ne paie même pas le médecin » argumente Jean-Claude Collin, représentant du syndicat.

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