Archives quotidiennes : 13/07/2012

Aulnay, Rennes, Poissy, Sochaux… la carte des suppressions de postes chez PSA.

D’après Le HuffPost : 13/07/12 

AUTOMOBILE – Au lendemain du séisme provoqué par l’annonce de PSA Peugeot Citröen d’un plan social d’une ampleur sans précédent pour le groupe, la direction doit préciser vendredi site par site ses projets. Ils prévoient notamment la fin de la production à Aulnay et la suppression de 8000 postes en France.

Le premier constructeur automobile français va fermer, d’ici 2014, l’usine basée en Seine-Saint-Denis (3000 postes), réduire les effectifs du site de Rennes (1400 postes) et supprimer 3600 emplois, hors production, à travers ses autres sites, dont 1400 en recherche et développement. Sur les 8000 suppressions de postes, le constructeur prévoit 6500 départs nets du groupe, et donc 1500 reclassements internes.

PSA Peugeot Citroën n’exclut pas de recourir à des licenciements faute de candidats au départ suffisants, selon un document de la direction obtenu vendredi par l’AFP. « Une phase de licenciement collectif pour motif économique » sera ouverte, « si à l’issue de la phase de volontariat, il n’a pas pu être procédé au reclassement de la totalité des salariés concernés par la suppression des postes » à Aulnay-sous-Bois et Rennes, dit le document. Le patron du groupe, Philippe Varin, a pour sa part affirmé qu’il n’y aurait pas de « licenciements secs ».

D’après la carte :

– Rennes (Ille-et-Vilaine) – 1400 postes menacés. Salariés :   5800 (dont 260 intérimaires). Situation : 1219 emplois seraient supprimés dans la fabrication de véhicules et 181 dans le département R/D, avec un appel au départ volontaires jusqu’en juin 2013, suivi de départs contraints. 

– Poissy (Yvelines) – 702 postes supprimés. Salariés : 7600. Situation : 704 postes y seront supprimés, dont 446 ouvriers, 189 agents de maîtrise et 67 cadres sur la base de départs volontaires. Le site compte également 1400 intérimaires dont les syndicats craignent qu’ils se retrouvent tous à la porte. Parmi les postes supprimés à Aulnay, 1500 pourraient être réorientés vers Poissy.

– Sevelnord (Nord) – 500 emplois menacés. Salariés : 2700. Situation : PSA va reprendre les parts de Fiat, selon une information révélée le 11 juillet. Selon la CGT, environ 500 emplois seraient menacés.

– Metz-Borny (Moselle) – 42 postes menacés. Le site de Borny devrait perdre 42 postes sur la base de départs volontaires, essentiellement en R/D et encadrement, selon les sources syndicales. Cette usine semble relativement préservée sur le plan national, grâce à ses spécificités : Metz-Borny est spécialisée dans la production de boites de vitesses.

– Sochaux (Doubs) – 579 postes supprimés. Salariés : 12050. Emplois en jeu : la CGT a indiqué dès jeudi que 579 emplois seraient supprimés sur la base des départs volontaires. Selon le syndicat, qui s’appuie sur des documents fournis par la direction, 369 postes seront supprimés dans le secteur de la Recherche et Développement (R&D), 200 postes dans le secteur de la production et dix autres dans des services divers. Environ 700 des 1600 intérimaires du site ne devraient pas être reconduits.

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Après 9 mois sans salaire, les Sodimécal remportent leur combat judiciaire.

France Culture 11.07.2012

La chambre sociale de la cour d’appel de Reims a condamné  mercredi le groupe Lohman et Rauscher à payer les arriérés de salaire et à donner du travail aux employés de leur filiale Sodimédical. Les 54 ouvriers pointaient tous les jours malgré la fermeture de l’usine et l’arrêt du versement des salaires en octobre dernier.

C’est l’épilogue d’un bras de fer qui aura duré neuf mois et engendré pas moins de trente-cinq décisions de justice parfois contradictoires. En 2010, le groupe allemand Lohman et Rauscher annonce la fermeture de son site de fabrication de matériel médical Sodimédical, à Plancy-L’Abbaye dans l’Aube. La direction tente alors de mettre en place cinq plans sociaux consécutifs, tous invalidés par la justice, d’abord pour insuffisance d’accompagnement des salariés puis pour absence de motif économique valable. Car si la filiale est bien déficitaire, le groupe, lui, dégage de confortables profits, et les salariés estiment qu’il a sciemment laissé Sodimédical à l’abandon. C’est la thèse que défend l’avocate des Sodimédical, Nathalie Campagnolo.

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Le « vrai problème » de PSA Aulnay selon la bourgeoisie et ses alliés.

Depuis un an, pour les ouvriers, le « problème de l’usine PSA d’Aulnay » c’est la menace, démentie par les mensonges de la direction, de la fermeture de l’usine et de la perte de 3.300 emplois sur le site et de 10.000 emplois en tout sur le bassin d’Aulnay-sur-Bois suite à cette fermeture, et ce dans un département, la Seine Saint-Denis, déjà particulièrement touchée par la misère et le chômage. Depuis hier, les ouvriers de l’usine d’Aulnay, de Rennes et plus largement tous les travailleurs de PSA et même l’ensemble de la classe ouvrière de France est sous le choc de l’annonce de la direction de PSA de son plan de suppression de 8.300 emplois, de la fermeture de l’usine d’Aulnay et de la suppression d’un quart des effectifs de l’usine de Rennes (voir ici l’info CGT du CCE du 12 juillet).

Bref, pour chaque travailleuse et chaque travailleur de ce pays, le problème c’est les licenciements pour les uns et l’accroissement de la charge de travail pour les autres, c’est cette société où une poignée d’individus, comme la famille Peugeot, parce qu’ils possèdent les moyens de production, peut décider de la vie et de la mort de régions entières, peut condamner des milliers voir des dizaines de milliers de familles ouvrières au chômage et à la misère, peut, après avoir exploité pendant des années le travailleur, le jeter à la rue. Et tout ça, alors que cette même poignée d’individus se partagent des milliards et des milliards. Bref, le problème pour nous les prolétaires, c’est la dictature de la propriété privée, la dictature du capital, et son cortège d’oppression, de pressions, l’exploitation quotidienne et les licenciements. Le problème, à PSA, c’est la famille Peugeot et les autres actionnaires.

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Liban : La lutte des journaliers d’EDL continue.

L’Orient le Jour, 13 juillet 2012 :

Les forces de sécurité ont été déployées en force vendredi autour du siège de l’Électricité du Liban (EDL) à Mar Mikhaël, à Beyrouth, pour empêcher les journaliers en grève de fermer les guichets.

Les journaliers font grève pour réclamer le paiement de leur salaire de mai et juin. Lundi, ils ont brièvement bloqué la route au niveau du pont Charles Hélou. Leurs collègues avaient également manifesté à Jounieh (nord de Beyrouth), menaçant à leur tour de bloquer les routes de la ville.

Hyundai et Kia en grève pour la première fois depuis trois ans

Les Echos, 13 juillet 2012 :

Les salariés de Hyundai et Kia seront en grève ce vendredi en Corée du Sud. A l’appel de leur syndicat, ils demandent des augmentations de salaires et une réduction du temps de travail. Le syndicat de la métallurgie appelle aussi à une grève nationale.

La crise du secteur automobile touche tous les pays, y compris celui du matin calme. Pour la première fois depuis trois ans en effet, les syndicats de Hyundai Motor Co. et Kia Motors Corp. ont décidé de lancer une grève ce vendredi. Les ouvriers syndiqués de ces deux constructeurs automobiles qui appartiennent au même groupe arrêteront de travailler pendant une durée de quatre heures dans après-midi, selon les représentants syndicaux. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un conflit social du même type chez Hyundai et Kia.

Selon les représentants syndicaux de Hyundai, près de 71 % des 45.000 salariés du constructeur (soit 31.000 employés) ont voté mercredi en faveur de l’arrêt de travail. L’origine de ce mouvement est principalement liée à des revendications de hausse des salaires et de réduction du temps de travail.Une augmentation de 150.000 wons (environ 107 euros) du salaire de base ainsi qu’une amélioration des rotations de 12 heures sont demandées par les syndicats..

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