Archives quotidiennes : 12/07/2012

Corbeil-Essonnes : Victoire contre les discriminations sexistes à l’usine Snecma

Le Parisien, 12 juillet 2012 :

La Snecma devra verser 41000 € à cette employée de 52 ans, moins bien payée que ses collègues masculins. Elle obtient aussi une hausse de salaire mensuel de 208 €.

Sept ans d’une âpre bataille juridique pour une victoire douce-amère. « J’ai gagné, mais j’ai toujours un peu de haine au fond de moi », souffle Sylvie Men, 52 ans, technicienne en gestion de production. La CGT a révélé hier que la Cour de cassation venait de reconnaître la différence de salaire entre cette employée de l’usine de fabrication de moteurs Snecma de Corbeil-Essonnes et ses collègues masculins.

CORBEIL, HIER.La Cour de cassation vient de donner raison à Sylvie (à droite). Deux autres employées sont en procès pour être aussi bien payées que les hommes. C’est le cas d’Elisabeth (à gauche), qui s’occupe de la maintenance des machines.

Son employeur devra lui verser 41000 € de préjudice pour l’ensemble de sa carrière, entamée le 7 juillet 1980. Sylvie obtient également un coefficient supérieur dans la grille des salaires et 208 € mensuels d’augmentation. « Nous ne commentons pas une décision de justice », réagissait laconiquement la Snecma, hier.

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Pleucadeuc : Manifestation de salariés du groupe Doux

Europe 1, 12 juillet 2012 :

Plus de 500 personnes de l’usine Doux de Pleucadeuc, dans le Morbihan, ont manifesté jeudi en fin de matinée dans les rues du bourg morbihannais accompagnées notamment d’élus locaux. « Pour l’instant, on a mis une croix sur le site, ce qui met également au désespoir les élus locaux », a indiqué un délégué CGT Raymond Gouiffès.

Le site de Pleucadeuc, spécialisé dans le marché de la dinde, emploie quelque 395 salariés. Il n’a fait l’objet jusqu’à présent d’aucune offre de reprise.

Portugal : grève massive des médecins contre l’austérité

Le Quotidien du Médecin, 12 juillet 2012 :

Le Dr Joao De Deus est ophtalmologue à Lisbonne. Gréviste comme la quasi-totalité des médecins portugais, il a fait un tour à l’hôpital ce matin. Il n’y a pas croisé un seul confrère. « L’établissement est désert. Les salles d’opération sont fermées, il n’y a aucune consultation », relate-t-il.

Le mouvement lancé hier mercredi – et censé prendre fin ce jeudi soir – est d’une ampleur inédite : 95 % des médecins du secteur public sont grévistes (le Portugal regroupe 35 000 médecins, dont 25 000 hospitaliers). Comme tous les fonctionnaires portugais, les praticiens ont perdu deux de leurs quatorze mois de salaire. « Le salaire moyen d’un praticien hospitalier est de 2 000 euros avant impôts, expose le Dr De Deus. Mais l’argent n’est pas la principale raison de la grève. Ce que nous voulons avant tout, c’est défendre le service public de santé, qu’une nouvelle loi menace ».

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Sanofi : Lutte des salariés face aux menaces de suppressions de milliers d’emplois

Le Monde, 12juillet 2012 :

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a affirmé, jeudi 12 juillet, devant les sénateurs que Sanofi envisageait de supprimer « plusieurs milliers » d’emplois, alors que le groupe pharmaceutique n’a lui-même jamais informé officiellement sur les conséquences sociales de ses projets de réorganisation. « Sanofi vient de débarquer à Bercy pour nous dire : ‘Nous envisageons plusieurs milliers de suppressions d’emplois' », a déclaré au Sénat Arnaud Montebourg, au milieu de l’énumération des récents plans sociaux annoncés.

« Que ne l’avez-vous pas dit plus tôt ? Car l’année dernière vous faisiez cinq milliards d’euros de bénéfices », a ajouté le ministre, à l’attention des dirigeants de Sanofi. Interrogé sur France 2, le ministre a qualifié « d’abusif » le projet de réorganisation du groupe.

MANIFESTATION DES EMPLOYÉS

Jeudi, environ cinq cents salariés de Sanofi, selon les syndicats, ont manifesté devant le siège de recherche et développement du groupe pharmaceutique, à Chilly-Mazarin (Essonne), contre le « démantèlement de la recherche et développement ». « Entre 2009 et 2011, quatre mille postes ont été supprimés. Il est hors de question qu’il y ait encore des suppressions d’emplois dans ce groupe avec les profits qu’il réalise », a dénoncé Thierry Bodin, coordinateur CGT.

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PSA : Compte-rendu CGT du CCE du 12 juillet 2012

La Direction PSA annonce 8300 suppressions d’emplois, avec 3 volets :

1)Arrêt de la production de voitures à Aulnay en 2014

3300 emplois directs concernés, et d’après les élus locaux, environ 10 000 avec les sous-traitants.

La Direction prétend que :

– La moitié des 3300 pourrait se voir proposer un poste à Poissy (la création d’une équipe complémentaire sur C3/DS3 générerait 750 emplois, ça ne fait pas le compte).

– L’autre moitié se verrait proposer un reclassement dans le bassin d’emplois d’Aulnay.

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Aulnay : « L’usine est arrêtée, on déclare la guerre à PSA »

AFP, 12 juillet 2012 :

« PSA, patron voyou », « On déclare la guerre à PSA »: en tenue de travail, 3 heures après l’annonce de la fermeture du site PSA d’Aulnay-sous-Bois, des ouvriers sont sortis de l’usine jeudi matin pour clamer leur « colère », leur « rage » contre leurs patrons « menteurs ».

A 11H00, ils se sont avancés en rang vers les nombreux journalistes présents sur le parking de l’usine, scandant à l’unisson: « De l’argent, il y en a dans les caisses de PSA, aucune usine ne doit fermer ».

« L’usine est arrêtée, on déclare la guerre à PSA. Depuis un an, on n’a entendu que des mensonges », a crié fort l’un des ouvriers, dans sa blouse grise. En juin 2011, la CGT avait rendu public un document confidentiel annonçant cette fermeture de l’usine historique qui emploie 3.000 salariés et 300 intérimaires, mais la direction avait démenti.

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PSA Aulnay: « La décision de fermer le site a été prise en 2010 »

L’Humanité Dimanche, 12 juillet 2012 :

Depuis deux ans, PSA savait qu’il allait fermer son usine d’Aulnay. C’est ce que révèle Philippe Julien, secrétaire du syndicat CGT de PSA Aulnay, dans l’Humanité Dimanche de cette semaine. L’entretien a été réalisé avant les annonces du constructeur automobile française de ce jeudi matin.

HD. Dans une grande partie des médias, la fermeture de l’usine d’Aulnay est présentée comme inéluctable ? Est-ce votre avis ?

Philippe Julien. Une partie de la presse nous a effectivement déjà enterrés vivants. Pourtant il n’y a aucun argument valable pour justifier la fermeture. On évoque la baisse des ventes. Mais PSA ne peut décider de fermer une des cinq usines de montage qu’il a en France sous prétexte d’une baisse du marché depuis le début de l’année, alors que cette chute intervient après deux années exceptionnelles, 2010 et 2011. En une dizaine d’années, PSA a augmenté son chiffre d’affaires en proportion de ses ventes de 41 à 61 milliards d’euros en 2011. Les effectifs ont baissé et la productivité a augmenté. Et ça ne serait pas rentable ? L’autre argument avancé, c’est une prétendue surcapacité, mot repris en boucle par les « experts » sans que rien ne soit jamais démontré. La direction a même affirmé qu’Aulnay ne marchait qu’à 50 % de ses capacités, alors que l’on fabrique 700 véhicules par jour, c’est-à-dire 100 % de la capacité d’une ligne de montage.

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