PSA Mulhouse (montage) : Les malades dans la ligne de mire de la direction

Tract de la CGT PSA Mulhouse (Montage), juillet 2012 :

Depuis plusieurs semaines, la direction a rouvert la chasse aux malades avec tout son arsenal de pressions et harcèlements, l’envoi systématique de lettres de
criminalisation pour culpabiliser et préparer les différents dossiers de licenciements pour absences nombreuses et répétées.

Les convocations par la hiérarchie au retour de l’arrêt maladie, pressions sur les plus fragiles d’entre nous pour les obliger à venir au travail sous menace de sanction, voire de mesure plus grave encore, comme le licenciement sur les sites de Poissy et Sevel-Nord, cette attaque contre les malades et les anciens n’est rien d’autre qu’une manoeuvre pernicieuse pour se séparer des moins productifs, qui pourtant ont été broyés par des années de travail sur les chaînes et qui aujourd’hui
sont les premières victimes d’une organisation du travail où les gains de productivité et les profits prennent le pas sur la santé et la vie des salariés.

Une organisation du travail sur le modèle Toyota, un massacre

Pour mieux comprendre ce qui est en train de nous arriver en pleine figure, non seulement il y a destruction de tous les rapports sociaux, mais en plus entre les salariés les liens de camaraderie ont été détruits et pour cause:
– les fermetures des selfs,
– les pauses réduites au strict minimum,
– suite à l’accord RIT qui en fait n’est rien d’autre qu’un accord de flexibilité qui a
encore intensifié les conditions de travail déjà très pénibles,
– la banalisation du travail du samedi.

Des répartitions régulières avec du travail en plus pour tous et chaque mois il y a des suppressions de postes dans tous les secteurs, à tel point que les anciens ne tiennent plus leur poste et pour cause, à 58 ans ce salarié en TA au système 1 n’en peut plus, il est sur le point de craquer et bien d’autres font des dépressions ou pleurent à leur poste suite aux pressions que la hiérarchie exerce sur eux pour
qu’ils ne soient plus en arrêt maladie.

La chasse aux malades, une politique de PSA pour se débarrasser des plus fragiles

L’attaque, non seulement est scandaleuse et écœurante, mais en réalité dans le cadre du plan de baisse d’effectifs et de gains maximum sur les postes, la direction ne veut plus remplacer les salariés en arrêt maladie, ce qui implique plus d’effectifs dans les secteurs et donc des coûts supplémentaires et en plus, ils ne sont pas productifs, en fait c’est bien une machine à broyer que la direction met en place contre une partie des salariés du Montage.

Contrôle médical patronal renforcé

Aujourd’hui la direction, dans sa folie de réduction des coûts, a réactivé
les « médecins-flics» pour remettre au boulot les salariés en arrêt maladie.
Ces méthodes employées par des médecins qui sont plus proches du gangstérisme patronal que de l’ordre des médecins.

Ces snippers anti arrêt maladie sont repartis sur les routes. En effet ils ont le pouvoir de casser votre arrêt suite à une contre visite médicale. Et effectivement, dans le cadre de la subrogation, il y a maintien de salaire chez PSA.

Dans le cas d’un contrôle chez vous, que le médecin a jugé que votre arrêt est injustifié et que vous n’avez pas repris le travail, PSA ne vous maintient plus votre salaire. Mais vous avez toujours les indemnités de la Sécurité Sociale.

D’ailleurs, les arrêts de longue durée sont également mis sous contrôle de ces médecins et d’ailleurs certains salariés sont prévenus par télégramme du passage du médecin.

Mais il arrive bien souvent que les salariés malades n’ont pas pu être consultés pour des raisons bien souvent bidon et le diagnostic n’a pas pu être établi
sur la réalité de l’état de santé du salarié.

Mais ces médecins considèrent les salariés comme pas malades et ils leur glissent simplement un papier dans leur boîte aux lettres en leur demandant de reprendre le travail.

Cette méthode peut avoir des conséquences dramatiques pour les salariés: salaire
amputé, etc… La direction rajoute de la maladie à la maladie, scandaleux !!!

La première réaction à avoir si vous êtes concerné, est d’aller d’urgence voir votre médecin traitant et vous faire prescrire un nouvel arrêt et ainsi pouvoir continuer à bénéficier du maintien de salaire.

Il n’y a pas d’argent pour l’embauche et les conditions de travail, par contre la direction finance les cabinets de contrôle médical patronal et dépense sans compter.

Disons assez au racisme anti-malade

Si dans l’atelier du Montage et ailleurs sur tout le site de PSA Mulhouse, il y a des salariés qui ne peuvent plus travailler sur les postes, c’est bien PSA qui est responsable de cette situation et non les anciens qui se retrouvent jusqu’à la retraite, à trimer sur les chaînes.

Les malades et les salariés à capacités restreintes qui ne sont plus en capacité vu les cadences infernales, sont devenus les bouc-émissaires de la direction, qualifiés de profiteurs du système, et de toute façon des salariés, toujours d’après la même
direction, ceux qui sont vraiment malades ne s’arrêtent pas une semaine mais plusieurs mois.

Pour la CGT, les seuls profiteurs que nous connaissons sont les patrons et les actionnaires qui ne créent rien que la misère et la désolation.

L’article 30 de la Convéntion Collective du Haut-Rhin: une arme au service de PSA pour licencier les malades

Nous avons réalisé que la direction va avoir recours à cet article pour préparer les futurs licenciements.

Devant le nombre d’envois de lettres, il est de notre devoir d’alerter les salariés qui les reçoivent et surtout il faut impérativement les contester par écrit, d’ailleurs les militants CGT seront à votre disposition pour vous aider dans vos démarches.

Ces lettres ne sont pas anodines, bien au contraire, ce n’est que le début d’un dossier de licenciement pour absences nombreuses et répétées où l’employeur peut se séparer de façon définitive d’un salarié qui, par ses absences, perturbe le bon fonctionnement de son secteur.

Ne laissons pas faire !!

S’attaquer aux malades, aux anciens, aux plus fragiles sont des méthodes de patrons voyous, ils veulent faire payer à ces salariés les conséquences de leur politique de gains de productivité qui a détruit la santé des salariés et aujourd’hui
pour les remercier d’avoir cavalé sur les chaînes pendant des années ils voudraient les licencier. Les seuls qu’il faudrait virer aujourd’hui ce sont ceux qui mettent en place des organisations anti-humaines et ceux qui osent les appliquer dans l’atelier du Montage.

Juillet 2012

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