Archives quotidiennes : 09/07/2012

Baisse des ventes de PSA : La vérité sur une campagne mensongère qui vise à justifier l’injustifiable !

Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay :

Baisse des ventes de PSA : La vérité sur une campagne mensongère qui vise à justifier l’injustifiable !

L’opinion publique a assisté à une véritable campagne mensongère de la part de la direction de PSA qui voudrait faire croire que les ventes de voitures pour le premier semestre ont considérablement chuté. L’objectif est simple : à la veille d’annoncer une véritable déclaration de guerre aux salariés du groupe sur le terrain de l’emploi, il était impératif à la direction de PSA d’annoncer une baisse des ventes et de rendre catastrophique la situation pour mieux justifier l’injustifiable !

Rappel des ventes :

2010 : record historique : 3 600 000 véhicules vendus.

2011 : record historique manqué (3 550 000) à 45 000 véhicules près, à cause du Tsunami japonais.

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Sanctions, grève de la faim et licenciements à PSA Aulnay.

 Y.Actualités, 6 juillet 2012 :

Le groupe PSA se dirige probablement vers la fermeture du site d’Aulnay. Ces derniers jours, des évènements ont perturbé le quotidien de l’usine : sanctions, rapports, menaces de licenciement, contrôle de titres de séjours. Pour protester, un salarié a entamé une grève de la faim.

Depuis quelques semaines sur le site d’Aulnay-sous-Bois, les événements s’enchaînent les uns à la suite des autres. Entre les lettres adressées à François Hollande et la rencontre avec Arnaud Montebourg et Denis  Martin  (directeur industriel du groupe numéro 2 de PSA) qui « n’a rien donné » selon Jean-Pierre Mercier (délégué CGT PSA).  Ajoutez aussi la lettre d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, envoyée vendredi dernier à la direction, leur demandant de clarifier sa position.

Des salariés Cotorep sanctionnés, l’un d’eux entame une grève de la faim

En interne,  de nombreux rebondissements ont mouvementé le quotidien du site d’Aulnay  « La situation s’est accélérée depuis que nous sommes allés au débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy » raconte Samir Lasri, employé à PSA Aulnay. Des sanctions allant d’avertissements à des mises à pied. Parmi les sanctionnés, cinq salariés Cotorep (travailleurs handicapés).  Abdellah Nabark et Omar Khammoussi en font partie. Ils vivent la même situation.

Selon leurs dires, la direction leur aurait proposé des postes non-adaptés à leur restriction médicale, « il n’y a plus de postes pour ces gens-là, ce sont des éléments gênants » explique l’un d’eux. Ces salariés de PSA Aulnay auraient eu des « rapports d’incidences non justifiés » leur reprochant entre autres « de ne pas vouloir travailler ». Selon Abdellah Nabark, la DRH lui a proposé trois postes, le premier en « préparation STT ». Il affirme qu’il ne pouvait l’accepter à cause de ses restrictions médicales, de la lourdeur du poste qui nécessiterait d’importants déplacements physiques.  Une deuxième proposition lui a été faite, « elle était deux fois plus dure que la première » explique Abdellah Nabark qui se voyait obligé de la décliner. Pour sa troisième proposition de poste, la DRH le convoque par courrier. Lors de l’entretien, il se voit encore proposer un poste, selon lui, inadapté à son état de santé. « On m’a mis une sanction en me disant que je ne suis pas capable de tenir un poste » explique l’employé qui ne comprend pas la sanction alors qu’il  est reconnu travailleur handicapé.

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Dakar. Grève des travailleurs du nettoiement : La capitale envahie par des ordures.

Leral.net, 9/07/2012 :

Encore des ordures à Dakar. La capitale sénégalaise est envahie par des tas d’immondices. Ceci est causé par la grève des agents du nettoiement, pour non paiement de salaires. Aussi, une odeur nauséabonde agresse les narines et menace la santé des populations. 

Dakar pue. La capitale sénégalaise est envahie par les ordures, à cause de la grève des éboueurs.

Les agents chargés du ramassage des ordures de Dakar ne travaillent plus, parce qu’ils dénoncent le non paiement de leur salaire et le manque de considération à leur égard par les nouvelles autorités étatiques.

Les rues de Dakar puent, une insalubrité totale est notée sur certaines artères de la capitale. Cette odeur nauséabonde agresse les narines et pis encore, elle menace la santé des populations. Sur la route du Front de Terre, à Grand Yoff et un peu partout à Dakar, des tas d’ordures constituent un décor peu glorieux, pour une capitale.

Ces grèves ne datent pas d’aujourd’hui. Les agents du nettoiement réclament souvent des salaires impayés. Aussi, est-il temps, pour les autorités, de trouver une solution pour une meilleure condition de vie des dakarois et des sénégalais, en général. Des accords sont souvent trouvés mais, sont inefficaces. Le problème est souvent présent et Dakar renoue avec les ordures. Une solution doit être trouvée, une bonne fois pour toute, pour la gestion des ordures au Sénégal.

Syndicats belges, force de proposition pour sauver des emplois chez Caterpillar.

IndustriAll GlobalUnion, 09.07.2012 :

Les affiliés belges d’IndustriALL Global Union représentant les salariés de Caterpillar à l’usine de Gosselies poussent à la négociation avec la Direction pour trouver des alternatives au non-renouvellement de contrats à durée déterminée.

Lors d’un Conseil d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu en juin, la direction de Caterpillar Belgique a annoncé sa volonté de ne pas reconduire 200 contrats à durée déterminée sur les 500 en cours parmi le personnel ouvrier sur le site de Gosselies. 

La suppression de certaines pauses dans plusieurs ateliers de production a aussi été envisagée. 

L’entreprise met en cause une baisse des volumes de commandes pour la seconde partie de 2012 et le début de 2013 liée à la conjoncture économique.  Dans le même temps, en juin,  le Conseil d’Administration de Caterpillar a approuvé une augmentation du dividende trimestriel de 13% – augmentation la plus importante depuis la crise financière de 2008.

Les syndicats représentant les travailleurs d’atelier concernés ont rejeté d’un front commun ce plan de  la direction en disant qu’il existe d’autres solutions et que des emplois peuvent être sauvés .  Ils proposent notamment de recourir à la prépension à 56 ans et l’introduction de chômage économique  de longue durée sur une base volontaire.  Ce système a déjà été utilisé par le passé et a permis d’éviter des licenciements.   Les discussions concernant les modalités de telles  propositions vont se poursuivre.

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Athis-de-l’Orne. Grève chez Valéo en soutien à un collègue licencié.

Ouest-France, 9/07/2012 :

Lundi matin, dès 5 h 30, la plupart des employés de l’équipe du matin (7 personnes sur 11) de Valéo (usine de matériaux de friction) ont fait grève pour soutenir un de leur collègue, victime selon eux d’un licenciement abusif.

Cet opérateur chez Valéo a reçu sa lettre de licenciement le premier jour de ses vacances. À droite, Christelle Leprince (CGT).

Cet opérateur chez Valéo a reçu sa lettre de licenciement le premier jour de ses vacances. À droite, Christelle Leprince (CGT).

Les raisons de la direction sont les suivantes : des retards trop fréquents et un non-respect de restrictions médicales. Christelle Leprince, responsable CGT du site, et le salarié licencié contestent ces motifs.

Danièle Gadal, directrice des ressources humaines du site de Valéo à Athis-de-l’Orne, a rappelé que l’entreprise était dans un contexte tendu, face à de gros challenges. Le salarié licencié « a été rappelé à l’ordre à plusieurs reprises. Mais il a continué à n’en faire qu’à sa tête », justifie-t-elle.

La grève ne devrait durer que 24 h, mais l’employé compte emmener l’affaire devant les prud’hommes.

Espagne: un village en «guerre civile»

La Presse.ca, 9/07/2012 :

(Cinera) Rien ne laissait croire vendredi matin que Cinera, un petit village minier situé dans le nord-ouest du pays, à une quarantaine de kilomètres de la ville de Leon, était au bord de l’insurrection.

À l’arrivée, les rues étaient calmes. Quelques hommes s’affairaient dans le centre sportif, un modeste établissement sur lequel les résidants ont écrit il y a quelques jours un plaidoyer en faveur du maintien de l’activité minière dans la région.

«Je pense que ça va très mal finir… Si les subventions gouvernementales ne sont pas rétablies, tout ici va fermer», confie Julian Sanchez, un mineur retraité de 60 ans croisé sur place.

Le village, explique-t-il, a vu le jour il y a une soixantaine d’années à l’initiative de l’entreprise qui exploite les mines avoisinantes. Toute la population dépend de l’exploitation du charbon et voit donc d’un très mauvais oeil la décision gouvernementale.

Quelques jours plus tôt, plusieurs résidants se sont rassemblées sur la route nationale qui longe le village pour former une barricade et bloquer la circulation. Des affrontements musclés ont suivi avec les policiers de la Garde civile dépêchés sur place.

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Insurrection minière en Espagne.

La Presse.ca, 9/07/2012 :

(Santa Cruz del Sil) Le gouvernement espagnol, qui est confronté à une grave crise économique, a mis le feu aux poudres il y a deux mois en annonçant une réduction draconienne des subventions versées aux mines de charbon du pays.

Les employés, portés par une longue tradition de contestation, multiplient les coups d’éclat pour forcer l’État à reculer, relate notre envoyé spécial.

Des affrontements entre les policiers et les manifestants ont eu lieu au cours des derniers jours dans le nord-ouest de l'Espagne. Les protestataires s'opposent aux coupes annoncées dans les subventions versées aux mines de charbon du pays.

Des affrontements entre les policiers et les manifestants ont eu lieu au cours des derniers jours dans le nord-ouest de l’Espagne. Les protestataires s’opposent aux coupes annoncées dans les subventions versées aux mines de charbon du pays.

Lorsque Jose Araujo a appris en mai que le gouvernement avait décidé de sabrer radicalement dans les subventions versées aux mines de charbon, son coeur n’a fait qu’un tour.

L’homme de 42 ans a décidé qu’il ne remonterait pas cette journée-là de la mine où il travaille à Santa Cruz del Sil, dans le nord-ouest du pays. Qu’il ne remonterait pas, en fait, tant que l’État n’accepterait pas de faire marche arrière.

«Ça s’est décidé très rapidement. Je n’ai prévenu ni ma femme ni mes enfants», confie en entrevue M. Araujo, qui s’est installé dans l’entrée d’une galerie secondaire avec six autres mineurs il y a plus de 45 jours.

Ils ont construit une table de bois et une petite plateforme de bois où sont disposés des matelas. Des petits radiateurs ont été installés pour chercher à couper l’humidité qui suinte des murs. Un canari nommé en l’honneur d’un politicien honni trône au milieu de leur local de fortune.

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