Archives quotidiennes : 08/07/2012

Russie: la police arrête huit militants pour les droits des homosexuels.

98,5 fm, 7/07/2012 :

SAINT-PÉTERSBOURG, Russie – La police russe a empêché la tenue de deux manifestations pour la défense des droits des homosexuels, à Saint-Pétersbourg, où une loi anti-«propagande homosexuelle» est récemment entrée en vigueur.

Trois organisateurs de rassemblements ont été arrêtés samedi dans un parc de la deuxième ville en importance au pays, tandis que cinq autres ont plus tard été détenus lors d’une manifestation avortée près de la célèbre cathédrale de Smolny.

Six personnes seulement s’étaient déplacées pour ce deuxième rassemblement, tandis que les trois premiers à avoir été arrêtés dans la journée étaient les uniques participants à la manifestation.

Bien que l’homosexualité ait été décriminalisée après la chute de l’Union soviétique, l’homophobie est encore largement répandue au sein de la population russe. Des tentatives de manifestations se soldent parfois par des comportements violents de la part d’opposants.

La municipalité de Saint-Pétersbourg a adopté en février une loi prévoyant une amende de 15 000 $ pour quiconque est reconnu coupable de répandre la «propagande homosexuelle».

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75e manifestation nocturne à Montréal contre la hausse des frais de scolarité.

24h, 7/07/2012 :

MONTRÉAL – Quelques centaines de personnes ont marché dans les rues de Montréal dans le cadre de la 75e manifestation nocturne contre la hausse des frais de scolarité, samedi soir, ce qui représente l’un des plus gros rassemblements qu’a connus le mouvement depuis quelques semaines.

Plus de 300 manifestants ont participé à la 75e manifestation nocturne, pour protester contre l’application de la loi spéciale 78 et la hausse des frais de scolarité, à Montréal, le samedi 7 juillet 2012.

Plus de 300 manifestants ont participé à la 75e manifestation nocturne, pour protester contre l’application de la loi spéciale 78 et la hausse des frais de scolarité, à Montréal, le samedi 7 juillet 2012.

Plus de 350 personnes se sont mises en marche peu après 21 h à partir de la place Émilie-Gamelin, ce qui contraste avec les manifestations nocturnes des derniers jours, auxquelles participaient seulement quelques dizaines de personnes.

Afin de souligner la 75e manifestation, les marcheurs à la tête du groupe tenaient une imposante bannière rouge avec la mention «75».

Cette fois-ci, l’ambiance était beaucoup plus électrique que les autres soirs et contrairement aux dernières manifestations, les participants ont circulé en pleine rue plutôt que sur les trottoirs, retournant ainsi à leurs habitudes des premières marches nocturnes.

Plus d’une vingtaine de personnes portait des masques et des drapeaux noirs et des visages connus des policiers étaient présents parmi la foule.

Le Rabbit Crew s’est également joint aux protestataires, le groupe s’étant fait beaucoup plus discret depuis les dernières semaines.

Aucun méfait n’avait été rapporté en soirée samedi.

Égypte : les femmes manifestent contre les agressions sexuelles.

L’Humanité du 7 juillet 2012 :

Entourées de volontaires chargés de leur sécurité, des dizaines d’Egyptiennes marchent ce samedi vers la place Tahrir pour dénoncer les agressions sexuelles qui se multiplient. Ce lieu symbole de la « révolution », est devenu particulièrement dangereux pour les femmes.

Dans les rues du Caire, le harcèlement des femmes, quelles soient voilées ou non, à coups de remarques obscènes ou de gestes déplacés est malheureusement courant. Mais récemment, les témoignages venant de la place Tahrir sur de véritables agressions sexuelles, voire des viols, se sont multipliés. »Combien de fois ne suis-je pas descendue à Tahrir parce que je ne voulais pas sentir de mains entre mes cuisses? », confirme Nana al-Hariri, une manifestante de 22 ans. 
Aujourd’hui, les jeunes femmes sont armées de pistolets à eau chargés d’un mélange de mercurochrome et de piment rouge, pour se défendre contre d’éventuels agresseurs mais aussi pour les marquer et les désigner à la foule. En arrivant sur la place presque vide, la dizaine de femmes, entourées par autant de volontaires en gilet jaune fluo, attirent des regards curieux, parfois un brin moqueurs. Mais des hommes se joignent aussi à la manifestation, et c’est l’occasion d’échanger.
« Nous voulons être traitées comme des citoyennes, pas comme des femelles », dit Rasha Kamel, une gynécologue de 38 ans, l’une des organisatrices de cette action symbolique pour « un Tahrir sûr », avant de tracer au feutre noir sur une pancarte « Je suis comme ta sœur ».

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Centre d’appels : débrayage chez 3 Média à Pont-Sainte-Marie.

L’Est-L’Eclair, 7/07/2012 :

Pont-Sainte-Marie. Près de 200 salariés du centre d’appel 3 Média à Pont-Sainte-Marie ont débrayé jeudi en même temps que leurs collègues du Havre.

Les salariés du site maripontain, chargés de clientèle, superviseurs, employés de la planification, se sont rassemblés sur le parking afin d’exprimer « leur ras le casque ».

« Ce mouvement de grève acte un ras-le-bol général », soulignaient Nathalie Manigaud et Véronique Arnaud, représentantes des salariés. Les griefs sont multiples. L’entreprise compte ainsi un nouveau directeur, Cyril Roudaut, actuellement en vacances alors que certains salariés, ayant droit à des congés d’été, n’ont pas eu à ce jour l’accord pour pouvoir les prendre.

Ce mouvement fait suite aussi à l’échec de négociations organisées il y a quelques semaines. Direction et personnel n’avaient pas réussi se mettre d’accord sur plusieurs thèmes notamment les journées enfants malades, les pauses rémunérées, le treizième mois, les Tickets Restaurants, la mutuelle, les augmentations de salaire…

Les salariés et les syndicats CGT, CFDT demandent la réouverture des négociations en envisageant de déposer un préavis de grève dans un avenir assez proche.

Les grévistes de Wella expulsés par un huissier.

Républicain Lorrain, 7/07/2012 :

Cette fois, c’est fini. En grève depuis lundi, les salariés de Wella, usine qui produits shampooings et produits coiffants sur la zone industrielle à Sarreguemines, ont été délogés.

Un huissier a remis, hier après-midi, à chaque gréviste une ordonnance d’expulsion.

Un huissier a remis, hier après-midi, à chaque gréviste une ordonnance d’expulsion.

« On ne demandait pourtant pas grand-chose, juste la valeur d’un chariot de courses », confie une ouvrière, le visage rougi. « On est fiers d’avoir tenus si longtemps, enchaîne Alain Préaux, délégué CFTC. On en a bavé. C’est dur financièrement de faire grève durant une semaine. »

Un dernier entretien avec la direction s’est tenu le matin. Personne n’a cédé. A 17h, un huissier intervient. A chaque salarié gréviste, il remet une ordonnance signée par Alfred Birgert, président du tribunal de grande instance de Sarreguemines, qui ordonne leur expulsion. Tout se passe dans le calme, sans l’intervention des forces de l’ordre.

« Nous contestons les motifs de l’ordonnance, à savoir l’existence d’un péril et le trouble manifestement illicite, annonce d’emblée Alexandre Tott, secrétaire général de Force ouvrière Moselle. Ce n’est plus une entreprise, c’est une dictature digne des anciens pays du bloc de l’Est. » Marie-Laure Vaganay, à la direction parisienne de Procter & Gamble, justifie : « Les discussions étaient bloquées, les camions stoppés, l’activité ralentie. C’est pour cette raison que nous avons déposé cette requête. »

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« Patrons voyous » de Samsonite : un an et deux ans ferme en appel pour les repreneurs (VIDÉO)

La Voix du Nord, 6/07/2012 :

La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi les peines de un an et deux ans de prison ferme infligées en première instance aux deux repreneurs de l’usine Samsonite de Hénin-Beaumont, pour avoir sciemment provoqué la faillite de l’entreprise en 2007.

Janvier 2007 : Grève sur le site Energy Plast (ex Samsonite) à Henin-Beaumont, pres de Lens.

Janvier 2007 : Grève sur le site Energy Plast (ex Samsonite) à Henin-Beaumont, pres de Lens.

Comme en juin 2009, l’ancien secrétaire général de l’usine Samsonite, Jean-Michel Goulletquer écope de trois ans de prison, dont deux ferme, et l’ancien PDG, Jean-Jacques Aurel, de trois ans dont un ferme pour avoir provoqué la banqueroute de l’usine, en détournant quelque 2,5 millions d’euros.

La cour confirme également la condamnation d’Olivier Walter, un ancien directeur financier de Delsey devenu consultant, à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis,
Tous trois devront solidairement payer, au titre des dommages et intérêts, la somme de 2,5 millions qu’on leur reproche d’avoir détournée.
Lors de l’audience, en mai, l’avocat général avait appelé à « ne pas oublier la souffrance des 200 salariés qui, aujourd’hui, vivent pour la plupart dans la précarité, 80 % d’entre eux n’ayant pas retrouvé de travail » après la liquidation de l’entreprise en 2007. 

Aucun n’était présent au prononcé de l’arrêt par la cour.
A l’été 2005, le bagagiste américain Samsonite avait cédé pour un euro symbolique son usine à une structure dénommée HB Group. Rebaptisée Energy Plast, l’usine devait se reconvertir dans la fabrication de panneaux photovoltaïques.
Les repreneurs avaient en outre reçu 5 millions d’euros d’aide de Samsonite pour le projet de reconversion. Il prévoyait la fabrication de panneaux photovoltaïques mais aucun n’avait été produit.
En février 2007, les repreneurs avaient été contraints de liquider l’affaire et de licencier les 205 salariés.