Parfum de grève chez Vranken-Pommery

L’Union, 4 juillet 2012 :

REIMS/TOURS-SUR-MARNE (Marne). Les critères financiers n’ayant pas été atteints, la prime d’intéressement a fondu. Les salariés des sites de production ne l’entendent pas de cette oreille.

C’est une première dans la structure. Les employés des deux sites de production de Vranken-Pommery ont simultanément observé un mouvement de grève hier à Tours-sur-Marne, et à Reims. Un simple avant-goût d’un mouvement social qui promet de se durcir à la fin du mois d’août, préviennent déjà les syndicats, soit juste avant la vendange.

En cause, notamment, le montant de la prime d’intéressement « qui a chuté de 2 700 € à 300 € », pour l’année 2011, souligne Noël Sainzelle, secrétaire du comité central d’entreprise de Vranken Pommery production. Depuis le 1er janvier 2011, le personnel de Pommery et celui de Vranken font désormais partie d’une même structure de location-gérance. L’ensemble des accords d’entreprise ont été renégociés, permettant aux ex-salariés Vranken de bénéficier des mêmes avantages salariaux que ceux de Pommery. « Nos salaires ont augmenté d’un côté, mais l’intéressement a littéralement chuté alors que nous nous aurions dû toucher le même qu’avant », poursuit-il.

La prime ou la grève

L’entreprise, de son côté, fait valoir que pour 21,7 millions de bouteilles produites l’an dernier, seules 20,3 millions ont été vendues.

Le critère financier – qui représente 74 % de la prime – n’ayant pas été atteint, celle-ci a donc fortement diminué. « Nous demandons que cette prime soit augmentée de 1 000 €, mais nous avons d’autres revendications pour les trois ans qui viennent. C’est pourquoi nous déposons un préavis de grève pour la fin du mois d’août. »

À ce jour, les discussions concernant l’avenir de cette même prime, et en particulier son mode de calcul, sont au point mort. « La direction souhaite que la prime soit désormais à 100 % basée sur le critère financier, donc ça bloque… »

Pour l’heure, la négociation ne semble plus être à l’ordre du jour. L’idée qu’un mouvement de grève puisse s’installer juste avant la vendange peut-elle faire changer les choses ? C’est bien ainsi en tout cas que les syndicats comptent se faire entendre.

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