Contre la fermeture de l’usine Opel à Bochum

Alors que 1500 travailleurs de PSA manifestaient à Paris le 28 juin à Paris contre les menaces de fermeture de sites, en particulier l’usine d’Aulnay, manifestation où était présente une délégation de l’usine Opel de Bochum, une fête de la solidarité était organisée devant l’entrée 4 de l’usine Opel de Bochum contre le projet de la direction de General Motors / Opel de fermer le site et de licencier les ouvriers.

200 personnes ont participé à cette fête. Des contacts directs avaient lieu avec les ouvriers sidérurgistes de Aspropirgos (Grèce) qui ont décidé de reconduire leur grève ce 28 juin et avec la manif des travailleurs de PSA à Paris. Des délégations de nombreuses entreprises sont venues apporter leur soutien à la lutte contre la fermeture de l’usine y compris d’autres pays comme les délégations de l’usine  General Motors de Saragosse (Espagne) et de PSA Mulhouse (France). D’Allemagne sont venues, entre autres, des délégations des usines ThyssenKrupp Duisburg, Daimler Düsseldorf, Johnson Controls Bochum, Pilkington Gelsenkirchen, Ford Cologne, de Küppersbusch Gelsenkirchen, des travailleuses de la clinique de Duisburg, etc…

Message de travailleurs de PSA-Mulhouse en France à ceux d’Opel Bochum en Allemagne le 28 juin 2012

Camarades,

Votre usine ici à Bochum est menacée de fermeture. Plusieurs usines de PSA et de la GM sont également menacées de fermeture en France: PSA Aulnay, Sevelnord/ France, GM Strasbourg et le site de PSA Rennes qui est également en danger. En Espagne, c’est le site de PSA Madrid qui doit fermer.

Avec les sous-traitants et les équipementiers, ce sont des dizaines de milliers de travailleurs qui risquent d’être jetés à la rue.

Ce sera le chômage pour les uns, mais pour les autres qui restent au travail ce seront les cadences infernales, la flexibilité aggravée, les handicapés et les malades harcelés, les salaires bloqués ou baissés, l’enfer au travail jusqu’à de nouvelles menaces de licenciements un peu plus tard car ça ne s’arrêtera pas là. La crise ne s’arrête pas.

Mais nous avons les moyens de nous défendre. Nous faisons tout. Sans nous, ils ne sont rien, car nous ne faisons pas que des voitures. Dans cette période de crise, ce sont tous les travailleurs de toutes les professions, de tous les niveaux, de tous les métiers et de tous les pays qui sont aujourd’hui attaqués ou menacés demain.
Dans l’automobile nous travaillons dans des sites importants, nous avons des traditions de lutte et de solidarité, nos entreprises, notre métier jouent un rôle central dans l’économie de la France et de l’Allemagne. A partir de là, si nous le voulons, en nous adressant à tous les travailleurs menacés par la crise, nous pouvons nous faire craindre et faire reculer nos patrons. Car nous pouvons entraîner, fédérer, tous ceux que la crise menace ou est en train de jeter à la rue et qui sont des millions mais sont aujourd’hui isolés et impuissants. Nous pouvons représenter pour tous les désespérés dont la crise menace de ruiner la vie, un espoir de devenir une force, de relever la tête et de gagner par une lutte commune. Nous n’avons rien, ils ont des millions, mais les millions qu’ils nous ont volé, et nous, nous sommes des millions, nous sommes une force énorme si nous voulons nous en servir. Nous faisons tout, leurs voitures, mais aussi leurs maisons, leur nourriture, leurs vêtements jusqu’à leurs chaussettes ou leurs cravates et même leurs billets de banque. Sans nous ils ne sont rien, et nous pouvons le leur faire sentir.

GM et PSA sont capables de s’unir par dessus les frontières pour rentabiliser leurs entreprises, faire encore plus d’argent avec notre sueur et notre souffrance. Pourquoi ne serions-nous pas capables nous aussi de faire la même chose par dessus leurs frontières, car les vraies frontières qui nous séparent sont celles qui séparent les riches et les pauvres, les exploiteurs et les exploités.

Soyon sûrs que si nous sommes capables de faire entendre depuis Bochum ou Mulhouse ou Aulnay ou encore Strasbourg un tel appel à tous les travailleurs d’Europe à s’unir autour de nous, les travailleurs de l’automobile, pour refuser de payer la crise, pour la faire payer à GM, PSA, aux exploiteurs, à tous les capitalistes, jusqu’aux banquiers et aux spéculateurs, soyons sûrs que nous serons entendus dans tous les coins de France ou d’Allemagne mais aussi jusqu’en Grèce ou en Espagne, en Italie ou en Angleterre et plus loin encore. Nous nous ferons craindre et respecter. C’est comme ça que nous défendrons notre emploi. En faisant comprendre que nous défendons tous les emplois.

Alors battons-nous pour chaque poste de travail en leur faisant comprendre que s’ils ne veulent pas nous entendre nous mettrons le feu à toute l’Europe.

Non à la fermeture d’usines de la GM ou de PSA !

Union internationale des travailleurs !

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