Archives quotidiennes : 28/06/2012

PSA : les salariés d’Aulnay se sont mobilisés aujourd’hui « contre la casse de l’emploi ».

Communiqué de ce jeudi 28 juin 2012 : rapporté par notre camarade de l’Initiative Communiste Ouvrière sur place :

Journée d’actions aujourd’hui pour les salariés de PSA.

Les salariés de PSA se sont rassemblés ce jeudi devant le siège parisien du fabriquant où se tenait un comité de groupe européen. « Non à la fermeture de PSA Aulnay », dit une banderole placée sur la devanture du siège, située à deux pas de l’Arc de Triomphe !

Environ (et à vue de nez) 1500 manifestants battaient le pavé parisien dès ce matin, dans une ambiance musicale mais  qui restait combative.  Symbole fort du rassemblement, des délégations de toutes les usines PSA (Vesoul, Poissy…) étaient présentes en soutien à leurs collègues de Aulnay, premier site du groupe à être  touché par la fermeture. Ce matin déjà, l’usine  était à l’arrêt avec pas loin de 600 salariés grévistes.

Le prochain CCE aura lieu fin juillet avec des menaces accrues pour les emplois menacés par la fermeture prochaine des sites de Aulnay ou de Rennes.

L’Initiative Communiste Ouvrière reste mobilisée en soutien à tous les salariés de PSA contre la casse des emplois.

CGT PSA Aulnay, Pétition : Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay

(photos du camarade de l’initiative communiste-ouvrière, sur place).

S.B

Castorama: 1.167 emplois menacés selon les syndicats, la direction dément.

Les syndicats de Castorama ont affirmé mercredi avoir obtenu un document interne faisant état d’un plan de suppression de 1.167 postes d’ici à 2014, la direction assurant à l’AFP qu’un tel projet n’est pas d’actualité.

Selon Françoise Le Païh (CGT), un salarié a récupéré un document de travail émanant de la direction générale dans lequel « il est notifié 1.167 suppressions de postes, dont 25% en 2012, d’ici 2014 ».

« Il n’y a aucun plan social de prévu. Les effectifs de Castorama vont rester stables », a déclaré de son côté une porte-parole de la direction, disant ne pas comprendre l’inquiétude des syndicats du groupe qui compte 12.650 salariés.

« C’est un document interne qui a été fait pour calculer les zones de postes dans les différents magasins. Et ils ont interprété certaines analyses qui ont été faites en attribuant cela à des suppressions de postes, alors que ce n’est pas du tout des suppressions de postes », a-t-elle insisté.

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Florange: l’usine ArcelorMittal entièrement bloquée par les métallos

Libération, 27 juin 2012 :

L’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) a été entièrement bloquée mercredi par des ouvriers du site pour, ont-ils expliqué, « maintenir la pression sur la direction » mais également « sur le ministre du Redressement productif », Arnaud Montebourg.

Une cinquantaine d’ouvriers ont pris position vers 06H30 devant les trois entrées de l’usine, bloquant l’accès aux locaux administratifs, aux expéditions à Sainte-Agathe (Moselle) et au train à chaud au passage à niveau de Dapisch (Moselle), a constaté l’AFP.

C’est la première fois depuis le début du conflit, fin février, que les trois portes de l’usine mosellane sont bloquées simultanément, à l’appel d’une intersyndicale CFDT-CGT-FO. Le mouvement devrait se poursuivre jusqu’à au moins 21H00, a indiqué l’intersyndicale.

« Il s’agit bien sûr de maintenir la pression sur la direction », a expliqué le responsable de la CFDT, Edouard Martin. « Mais c’est également un avertissement à (M.) Montebourg dont la mission d’expertise est en train de mal tourner », a-t-il ajouté.

Début juin, le ministre du Redressement productif avait mis en place une « mission d’expertise » sur Florange après une rencontre à l’Elysée entre le président François Hollande et des représentants syndicaux d’ArcelorMittal.

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Algérie. La plupart des greffiers suspendent leur grève de la faim.

Algérie Soir, 28 juin 2012 :

Dans un communiqué rendu public hier, la section femmes du bureau fédéral affilié au SNAPAP a annoncé le gel de la grève de la faim des greffiers, entamée le 6 mai dernier. Dans un autre communiqué, publié à la même date, la même source précise que le président de la fédération nationale des travailleurs de la justice, Mourad Ghedia, a décidé de maintenir sa grève de faim et entame ainsi le 50ème jour devant «l’indifférence» totale de la société civile et des pouvoirs publics.

Selon la coordinatrice du comité de soutien, Mme Yamina Maghraoui, «la reprise de l’alimentation par les grévistes a soulagé les parents qui ont vécu les 50 jours avec souffrance et inquiétude». «Les femmes grévistes ont subi plus de pression de leurs familles qui craignaient le pire durant l’évènement», ajoute le communiqué. Cependant, «en gelant leur grève de la faim, les protestataires restent déterminés à continuer la protestation sous d’autres formes» voire «reprendre la grève de la faim après le mois de Ramadan», indique le premier communiqué de la coordinatrice du Comité de soutien aux grévistes.

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Les postiers manifestent contre les tournées partagées

La Nouvelle République, 28 juin 2012 :

Châteauroux. A l’appel de la CGT, de FO et de Sud, une centaine de postiers ont manifesté, hier contre la mise en place des tournées partagées.

La direction courrier de l’Indre ne remplace plus les départs en retraite et les absences des facteurs, et elle augmente le nombre de jours de tournée partagée. Par cette nouvelle réorganisation, que nous appelons la «  sécabilité  », les facteurs devront assurer, pendant plus de deux cents jours, la tournée de leur collègue, expliquait un responsable syndical, hier matin, place de la République, à Châteauroux. Là, une centaine de postiers venus de tout le département et, notamment d’Orsennes, d’où a été initié le mouvement, se sont retrouvés pour affirmer leur mécontentement.

« Ce mouvement, est dû à la mise en place d’une journée supplémentaire en auto-remplacement, le mercredi venant s’ajouter au lundi et au mardi, précise une représentante de la CGT. Cette mesure, baptisée sécabilité, oblige les facteurs à se partager la distribution de collègues en repos ou en arrêt maladie, sans moyens supplémentaires. »

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Rennes. Le personnel infirmier de Pontchaillou en grève.

Ouest-France,  28 juin 2012 :

Le personnel infirmier spécialisé de bloc opératoire du CHU de Rennes organise un pique-nique avec bivouac devant la direction générale du CHU à Pontchaillou, ce jeudi, à partir de 18 h, après l’assemblée générale hebdomadaire.

Les infirmiers de bloc opératoire du CHU de Rennes refusent le projet de la direction qui est de passer en journée de travail d’amplitude de dix heures trente au lieu de huit heures actuellement. Ils sont en grève.

Avec les infirmiers anesthésistes

Selon Sud, les infirmiers anesthésistes ont rejoint ce mouvement de grève, pour les mêmes raisons que les personnels infirmiers de bloc opératoire.« Les conditions d’exercice et la nature du travail dans les blocs opératoires restent éprouvantes tant physiquement que psychologiquement. Si l’on augmente la durée du travail quotidien, le risque d’erreur va s’accroître, surtout en fin de poste, en raison d’une diminution évidente de la vigilance », note le syndicat Sud.

PSA – La direction confirme la tenue d’un CCE extraordinaire avant fin juillet

Source AFP, 28 juin 2012 :

Plusieurs centaines de salariés ont manifesté jeudi pour exprimer leur inquiétude sur l’avenir du site d’Aulnay-sous-Bois.

Des salariés de PSA manifestent contre la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois, le 1er mai, à Paris

Des salariés de PSA manifestent contre la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, le 1er mai, à Paris

La direction de PSA Peugeot Citroën a confirmé jeudi la tenue d’un comité central extraordinaire (CCE) « bien avant fin juillet » et a dit qu’il prendrait une série de mesures concernant ses sites industriels mais aussi la recherche et le développement. Le constructeur automobile français va envoyer les convocations pour un CCE dans les prochains jours et « ce CCE se tiendra bien avant fin juillet », a déclaré son directeur industriel, Denis Martin, dans un entretien à l’AFP. Le premier constructeur français réunissait jeudi à son siège à Paris un comité de groupe.

« Des dispositions à prendre »

« Le temps est venu de présenter à l’ensemble des salariés les solutions et les mesures qu’on doit mettre en place » pour faire face à la baisse des ventes en Europe, le principal marché du constructeur, a-t-il poursuivi. « Nous sommes vraiment dans une situation très, très difficile », a insisté Denis Martin. Ce CCE sera l’occasion d’évoquer « l’avenir de l’ensemble de nos sites industriels », a expliqué Denis Martin, qui a reconnu que le groupe « aura un examen plus attentif sur certains de (leurs) sites ou certains de (leurs) centres qui ont plus de difficultés que d’autres ».

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Grève à la Caisse d’Epargne à Nantes.

MOP Nantes, 28 juin 2012 :

Samedi matin à 10h30 devant l’agence nantaise place Graslin, les employés de la Caisse d’Épargne feront grève pour dénoncer la dégradation des conditions de travail. Malgré les nombreuses alertes adressées à la direction, le syndicat unifié UNSA et la CFTC-CGT sont loin de s’estimer entendus.

En 2009, un comité réunissant de nombreux représentants de la Caisse d’Épargne avait décidé de mettre en place un plan de prévention du stress. Jugé insuffisant et inappliqué, les syndicats ont alors fait appel à un cabinet d’expertise pour réaliser un autre diagnostic dont les résultats sont assez alarmants: 31% des personnes interrogées confient souffrir d’un certain stress et 89% d’entre eux blâment une charge trop lourde de travail, «une pression renforcée par l’obligation de faire remonter sa production à son supérieur hiérarchique, via des reportings quotidiens», nous explique Patrick Lancelot, membre de l’UNSA. Cette méthode managériale n’est pourtant désormais autorisée que pour un rythme mensuel. En 2012, elles risquent de devenir informatisées, «et les dérives risquent de s’amplifier». Durant deux ans, les syndicats ont tenté sans succès d’ouvrir les yeux à la direction, qui n’a cessé de faire l’autruche en brandissant le benchmark national. Le benchmark est un classement des agences Caisse d’Épargne évaluant leurs conditions de travail, qui n’a que «peu de sens», selon Patrick Lancelot, «puisque l’on compare des agences qui sont confrontées à des clientèles et à des contextes totalement différents».
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Des salariés d’AstraZeneca en grève pour des effectifs, dans le Nord

Maville.com, 28 juin 2012 :

Des salariés de l’usine AstraZeneca de Petit-Synthe (Nord), près de Dunkerque, sont en grève depuis lundi matin, pour réclamer des effectifs supplémentaires, un mouvement qui a mis les chaînes de production au ralenti, a-t-on appris auprès des syndicats.

Une centaine des 330 salariés du groupe britannique ont formé, à l’appel des syndicats Sud et CGT, un piquet de grève qui empêche toute entrée ou sortie de véhicule de l’usine, qui fabrique des médicaments prescrits contre l’asthme, le Symbicort et le Bricanyl. Ils réclament l’embauche de huit nouveaux opérateurs en CDI.

« Il y a un ras-le-bol général du personnel, pour la simple et bonne raison qu’il y a des sous-effectifs récurrents depuis des années », a expliqué Pascal Arnoudts, de la CGT. Selon lui, cette situation génère « beaucoup d’absentéisme, beaucoup de stress ».

Il souligne par ailleurs que l’usine n’est pas coutumière de ce type de mouvement et qu’en 21 ans d’existence, le site n’avait connu jusqu’ici qu’un seul mouvement de grève, en 2008, contre un plan social.

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Algérie. Menacés dans leurs emplois, près de 200 travailleurs dans la rue.

L’Expression Dz.com, 28 juin 2012 :

Les agents polyvalents du secteur de l’énergie montent au créneau. Près de 200 employés, agents de nettoyage sont sortis hier, en tenues de travail afin de protester contre une décision qui oblige les agents à travailler dans les entreprises et les sous-traitants de gardiennage privés, alors qu’ils sont recrutés dans le secteur de l’énergie depuis 2005.


Mobilisé devant le siège du ministère de l’Energie et des Mines, les sièges de Sonatrach d’Hydra, du Boulevard Mohamed V, Zéralda, les employés se sont interrogé sur les dessous de cette situation. Banderoles accrochées aux arbres face au siège du ministère de l’Energie et des Mines, femmes et hommes se sont insurgés contre la politique du deux poids, deux mesures. Sommes-nous des Algériens comme tous les autres?». «Pourquoi on nous pousse à la porte alors qu’on recrute d’autres pour nous remplacer? Qu’avons-nous fait de mal pour nous obliger à aller chercher du travail ailleurs?»

Des interrogations simples, mais lourdes de sens. «En plus de cette injustice sociale qui vient compliquer la vie de nos familles, des responsables nous menacent de nous poursuivre en justice rien que pour avoir réclamé nos droits et le respect de notre dignité humaine et citoyenne», ont-ils déploré.

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