Grève chez Sealynx, travailleurs de Renault solidaires

Les travailleurs de Sealynx – Charleval dans l’Eure – sont en grève depuis lundi. Ils revendiquent l’intégration de l’usine au groupe Renault (85% de leurs productions sont destinées à Renault). Après une semaine de grève, la rupture de stock de joints se fait ressentir chez SOVAB, monteur des Master Renault. L’usine de Batilly en Meurthe et Moselle est à l’arrêt.

Communiqué de l’intersyndicale CDTM, CGT, CFTC et CGC de Sealynx au Comité d’Entreprise du 13 juin 2012

REVENDICATIONS DE L’ENSEMBLE DES SALARIES DE SEALYNX TRANSIERES

L’effectif de Transières est passé de :

– Plus de 1 000 salariés en 2006
– à 719 à l’ouverture du précédent redressement judiciaire de décembre 2010
– puis 500 salariés aujourd’hui après la cession à RUIA, avec le soutien de
Renault et PSA.

Les salariés de Transières n’accepteront pas de nouveaux licenciements alors même que :

Nos clients ont pris des engagements en terme de commandes, signés dans le protocole de fin de conflit d’avril 2011 et dans le jugement de cession du 16 mai 2011 ayant pour effet de maintenir le niveau d’emploi et d’activité actuels.

Le recours à l’intérim est massif.

Le maintien d’une taille critique autour de 500 salariés est indispensable pour assurer l’avenir de Transières, avec :

la combinaison entre production, mélange, R&D sur place afin de conserver notre autonomie et notre savoir faire

le rattachement direct des filiales Roumaine et Marocaine à notre société.

Nous soutiendrons :

– un projet industriel pérennisant les emplois de Transières
– Un plan d’envergure pour moderniser notre outil de travail.

Nous n’accepterons pas qu’à l’initiative de Renault (notre client ultra majoritaire), s’organise progressivement la fermeture ou la réduction à « peau de chagrin » de notre usine.

A l’heure actuelle nous avons 2 candidats à la reprise.

Cooper, qui dans son projet envisage de supprimer l’atelier des mélanges ainsi qu’une grande partie de l’ingénierie, de l’administratif, du commerce et des services généraux.

Sans la tête et les jambes il est difficile de continuer à avancer.

En outre, sans investissement de leur part et sans projet industriel la pérennité de Transières est largement compromise.

Stomil Sanok, entreprise qui ne rentre pas dans les critères des constructeurs car elle n’est pas d’envergure internationale et envisage de délocaliser nos production en Pologne.

L’ensemble des salariés de Transières n’accepte pas ces deux offres avec des licenciements et des perspectives d’avenir non pérenne.

Nous privilégions d’avantage une intégration au groupe Renault, gestionnaire de fait depuis 2007 et auquel environ 85% de notre chiffre d’affaire lui est dédié.
L’état français est actionnaire principal de Renault, des promesses électorales ont été faites lors de la campagne présidentielle pour sauver l’industrie en France.
Après la théorie il faut passer aux travaux pratiques et respecter les engagements pris auprès des Français.

L’état doit contraindre Renault à nous intégrer dans leur groupe et garantir tout les emplois car c’est la seule issue pour sauver Transières et la vallée de l’Andelle.

Les salariés de Transières n’acceptent pas à nouveau de payer les erreurs faites par les choix industriels de Renault depuis 2006.

Déclaration des élus CGT au CCE de Renault du 14 juin 2012 à propos de la situation des salariés de Sealynx TRANSIERES

La situation des salariés de Sealynx TRANSIERES est suffisamment préoccupante pour que les élus CGT du CCE RENAULT puissent intervenir aujourd’hui sur leur situation.

Plusieurs centaines d’emplois sont concernés et chaque élu de notre CCE peut facilement imaginer les conséquences sociales pour les salariés et leur famille.
La situation de cette entreprise n’est guère différente de celle d’autres fournisseurs où équipementiers de RENAULT et nos dirigeants ne sont pas en porter une écrasante responsabilité.

Comme bien d’autres, cette entreprise est soumise à la religion de la mise en concurrence systématique et exacerbée à l’échelle internationale par le donneur d’ordre principal qu’est RENAULT.

L’origine de cette stratégie trouve sa source dans la volonté d’exercer un chantage permanent à l’emploi (au détriment des conditions sociales de salariés) pour espérer l’acceptation d’un « moins disant social généralisé » et obtenir des coûts de production toujours plus bas pour à court terme, gonfler les rendements financiers des principaux actionnaires.

Cette stratégie répond certes à l’intérêt immédiat de quelques-uns (dont nos principaux dirigeants), mais elle est destructrice pour la majorité des salariés et pour la survie de RENAULT.

La société Sealynx est spécialisée dans la fabrication de joints indispensables pour nos véhicules et pour autant, notre direction joue avec les compétences et qualifications des salariés comme on joue au Monopoly.

Cette société comptait plus de 1 000 salariés avant 2006 avec un bureau d’étude efficient pour répondre aux besoins de RENAULT. Elle n’en compte aujourd’hui guère plus de 700.

Mais dans la logique économique et managériale évoquée plus haut, RENAULT a choisi délibérément de placer cette entreprise en concurrence avec d’autres sans état d’âme, et surtout sans raison objective permettant d’expliquer ce choix.
Après redressement judiciaire et promesses de RENAULT non tenues, les salariés ont connu licenciements, pertes d’emplois et récemment, absence de réelles perspectives pour la survie de l’activité et de ses emplois sur le site de TRANSIERES.

Comme le dit l’adage populaire, « chat échaudé craint l’eau chaude » !… Et les nouvelles promesses de RENAULT « ne valent que pour ceux qui les croient ! »
Les 2 éventuels repreneurs actuels ne sont ni crédibles techniquement et économiquement, ni susceptibles d’assurer les besoins de RENAULT et donc l’emploi au sein de cette entreprise.

L’un entend supprimer l’ingénierie, les services, le commerce et les services généraux, et l’autre ne répond pas aux critères de nos dirigeants en termes de mise en concurrence à l’échelle internationale.

Autant de raisons pour lesquelles la CGT RENAULT et ses élus au CCE soutiennent la revendication des syndicats et des salariés de Sealynx qui réclament à juste titre l’intégration de leur activité au sein de notre entreprise.

Une réponse à “Grève chez Sealynx, travailleurs de Renault solidaires

  1. JE soutein les salariés de sealynx,renault a la capacitée de reprend cette société même s il faut que nous salariés de maubeuge perdons de l argent nous nous devons d être solidaires avec les salariés de sealynx ne lacher rien.A maubeuge nous en sommes a 5jours de chomages, renault sans fou nous somme a 30000 milles véhicules en stock rien que pour Maubeuge s est la politique de renault montrez leur que des salariés uni sont bien plus fort bon courage les copains.Samuel secrétaire de SUD MCA

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s