Archives quotidiennes : 13/06/2012

Le 20 juin 2012 : Journée Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques en Iran

Campagne pour la Libération des Prisonniers Politiques en Iran (CFPPI) :

Le 20 juin 2012, Journée Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques en Iran

La Campagne pour Libérer les Prisonniers Politiques en Iran (CFPPI) a fait du 20 juin une journée internationale pour soutenir les prisonniers politiques en Iran. En réponse à cet appel, des manifestations ont été organisée dans 50 villes à travers le monde.

Pourquoi le 20 juin ?

Le 20 juin 1981 a été une étape importante dans la lutte de la population d’Iran contre le régime islamique. En 1979, le régime actuel a écrasé la révolution en Iran et imposé son pouvoir théocratique autoritaire sur des millions de gens.

Aussi en 1981, moins de deux ans après avoir pris le pouvoir, le régime a lancé le 20 juin l’écrasement des partis et organisations d’opposition et de leurs membres. Ensuite, une vague d’arrestation de masse, de tortures et d’exécutions a été lancée : le régime exécutait entre 300 et 500 personnes chaque jour, et 7000 personnes en tout ont été exécutées cette année-là, certaines uniquement pour avoir lu des publications de l’opposition. Il n’y a pas d’information précise sur le nombre exact de personnes qui ont été arrêtées et exécutées car le régime menait son épuration en secret et enterrait les corps dans des charniers anonymes. Les parents de ceux qui ont été exécutés n’ont jamais été informés des tombes de leurs enfants. On estime qu’entre 1981 et 1988 un total de 20.000 femmes et hommes innocents ont été exécutés par l’actuel régime en Iran.

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Les gouvernements changent, les problèmes restent

Editorial de “Communisme-Ouvrier n°22“, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le 15 mai, François Hollande, nouvellement promu président de la république, a présenté son nouveau gouvernement. Au delà de la lutte des places dans le milieu de la haute politique bourgeoise, des déceptions et des promotions, pour nous, travailleuses et travailleurs, rien n’a changé. Nos conditions de travail reste les même, avec la même charge, les mêmes pressions des chefs et, trop souvent, les mêmes conséquences dramatiques pour les salariés. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple parmi de si nombreux autres, on apprenait le 29 mai qu’un salarié de la Poste du centre de courrier de Noyal-sur-Vilaine, près de Rennes, s’est donné la mort par pendaison. Et si la direction, comme à chaque tragédie, à La Poste ou ailleurs, cherche à trouver des « raisons personnelles », le syndicat SUD du service rappelle les brimades que ce travailleur a dû subir, les réorganisations systématiques pour accroître le rendement au détriment des conditions de vie et de travail, et aussi, l’obstruction systématique par la direction de l’enquête du CHSCT suite au suicide, le 29 février dernier d’un autre postier du département, qui s’était défenestrer depuis La Poste République à Rennes.

Concernant les salaires, rien à espérer. Si Hollande a confirmé le 29 mai un « coup de pouce » au SMIC, il ne s’est bien gardé d’avancer un chiffre précis, et a en même temps assurer qu’il veillera « à ce que ça ne déstabilise pas les entreprises », c’est-à-dire qu’il ne s’en prendra pas aux profits du patronat. Bref, rien à attendre si ce n’est des clopinettes, et pour celles et ceux qui, à peine au dessus du SMIC, galèrent tout autant pour boucler les fins de mois, il n’y a pas à attendre le moindre kopek d’augmentation de la part de ce gouvernement. D’ailleurs, lors de la passation de pouvoir le 15 mai, Laurence Parisot, la présidente du MEDEF présente à l’Elysée pour l’occasion, a salué une cérémonie « pleine d’unité » et relevé avec satisfaction que François Hollande avait parlé « de la compétitivité » et dit sa « confiance » dans le dialogue social. Le patronat a bien raison, il n’a rien à craindre du nouveau gouvernement, c’est la bourgeoisie qui conserve le pouvoir réel, et cela montre bien à quel point, nous les travailleuses et les travailleurs, n’avons rien à attendre.

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Maroc : Conférence pour le droit à l’IVG

AFP, 12 juin 2012 :

Les participants à une conférence sur l’avortement clandestin au Maroc ont appelé mardi à une réforme rapide de la loi qui interdit cette pratique concernant un demi-millier de femmes au quotidien.

L’avortement clandestin est un sujet tabou mais brûlant d’actualité, une véritable tragédie dont sont victimes chaque jour entre 400 et 600 femmes, a déclaré le professeur Chafik Chraibi, président l’Association marocaine de la lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC) à l’origine de cette réunion.

A l’ouverture des débats, le gynécologue a plaidé pour une nouvelle mobilisation afin de réviser la législation qui pénalise l’interruption de grossesse, à la lumière de la réalité quotidienne de la femme marocaine.

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Chantage patronal chez Sevelnord (PSA)

Article publié dans “Communisme-Ouvrier n°22“, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

A l’usine Sevelnord de Hordain, la direction cherche à profiter des menaces sur l’emploi des ouvriers pour exercer un chantage de la pire espèce. Ainsi, pour obtenir, peut-être, la production d’un nouveau véhicule, les travailleurs devraient « faire des concessions » sur les salaires ou les horaires de travail, bref accepter d’être payés moins et de travailler plus, sans aucune garantie d’ailleurs que la direction ne ferme pas le site. Pourtant, pour maintenir tous les emplois, tant ceux des embauchés que des intérimaires, il y’en a de l’argent à PSA !

Société Delannoye et Associés SA : petits boulots, grosse exploitation

Article publié dans “Communisme-Ouvrier n°22“, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

La principale activité de la société Delannoye et Associés SA c’est de faire des enquêtes comme pour les gares de la SNCF, et ce à travers toute la France. La plupart de celles et ceux qui y travaillent ont des contrats plus que précaires, payés parfois à la tâche (au questionnaire rempli), parfois à l’heure ou à la semaine. Mais quelque soit le type de contrat, non seulement cette société semble être spécialiste pour payer les salaires avec plusieurs mois de retard, mais tous les prétextes sont bons pour ne pas payer un salarié ou ne lui payer qu’une partie de son temps de travail. Quant à obtenir son attestation Pôle Emploi, c’est là encore bien souvent la croix et la bannière pour l’obtenir. Mais les travailleuses et les travailleurs ont des droits ! Si vous travaillez ou avez travaillé dans cette boîte, n’hésitez pas à nous contacter afin de coordonner la lutte pour le respect des droits des travailleurs chez Delannoye et Associés SA.

La Réunion : Colère des travailleurs de REP

Clicanoo, 13 juin 2012 :

Le ton s’est durci au sein de l’entreprise REP, où une quarantaine de salariés poursuivent leur mouvement de grève. Hier en début d’après-midi, ils ont fait une véritable démonstration de force en embrasant une dizaine de pneus sur le parking du siège social situé au Port. Un vaste panache de fumée noire, visible des kilomètres à la ronde, s’est longuement échappé de la ZAC 2000. Par mesure de précaution, les administratifs en poste ont préféré évacuer leur bureau. Pompiers et policiers ont fait le déplacement pour contrôler la situation.

C’est la conséquence de l’échec d’une nouvelle réunion tenue entre les grévistes et la direction. Les revendications portent toujours sur une augmentation de salaire de 80 euros par mois. Le patron, qui ne souhaite pas communiquer, ne l’entend pas ainsi. « Il nous propose 28,40 euros de plus par mois et un bon d’achat de 100 euros à Carrefour, enseigne du groupe Hayot », déplore le délégué du personnel CGTR, Jean Pontiac.

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PSA : Tous à Paris le 28 juin contre la casse de l’emploi

Tract d’appel de la CGT PSA et sous-traitants :

Le 28 juin 2012, avenue de la Grande Armée (Paris)
A l’occasion de la réunion du Comité de Groupe Européen

Salariés PSA, salariés sous-traitants
Ensemble pour l’emploi

Halte à la casse !

Commandé par la famille Peugeot et dévoilé par la CGT il y a un an, le plan de M. Varin, PDG de PSA est une machine de guerre contre les salariés et l’emploi :
- Il prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay, en 2014 et menace celle de Madrid.
- Il réduit la production à SevelNord et soumet les salariés à un chantage scandaleux : « Le futur véhicule utilitaire K0 ne sera attribué à l’usine que si les salariés acceptent de renoncer à une partie des jours RTT, et se soumettent à une
flexibilité aggravée avec un gel des salaires ».
- A Sochaux, Belchamp, Velizy, La Garenne, le « plan de performance » s’est traduit
par le renvoi de centaines de prestataires extérieurs (BEX).
- Dans tous les sites PSA, le plan de départs GPEC, non remplacés, désorganise les services et alourdit les charges de travail.

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