Madagascar : La grève des enseignants se radicalise

Rien ne va plus entre le syndicat des enseignants (Sempama) et le ministère de l’ Éducation nationale. La grève risque de perdurer.
«Nous ne reprendrons les activités pédagogiques qu’après l’ obtention d’ une réponse satisfaisante », a déclaré Claude Raharovoatra, président du Syndicat des enseignants de Madagascar (Sempama), hier à Anosy. Ainsi, après quelques jours de répit, les enseignants du Sempama ont repris leur grève, hier, devant le bâtiment du ministère de l’Éducation nationale à Anosy.
La sortie du décret d’application des indemnités d’éloignement et de risque de 50 000 ariary, n’a pas pu résoudre la crise. « C’est une décision unilatérale. Nous sommes fatigués d’une telle attitude. Aussi, demandons-nous la démission du ministre de l’Éducation nationale (MEN), Régis Manoro. La non considération de cette revendication durant ces dernières 24 heures ,a déclenché cette reprise de grève», a expliqué Claude Raharovoatra. Le syndicat se plaint également que le recrutement des maîtres Fram n’ait pas pris en compte, le cas des enseignants contractuels et la considération du report de calendriers des examens. « La grève a duré trois mois. Au nom de l’intérêt des élèves, nous demandons le décalage des examens. De l’autre côté, les enseignants ne font pas non plus confiance au paiement hors- mécano de ces indemnités », ajoute Clovis Andrianaina, coordonnateur du Sempama national.

Incompréhension

Mais Pascal Rabetahiana, secrétaire général du MEN, considère que ces revendications sont utilisées à des fins politiques. « Le Sempama fait-il partie d’ une entité signataire de la Feuille de route pour demander une démission du ministre Nous avons fait l’impossible pour trouver ces
25 milliards. Nous avons choisi ce mécanisme pour satisfaire, dans les plus bref délais, les enseignants. Ces indemnités seront prochainement inscrites dans leur bon de caisse. Je pense, en tant que technicien, que les revendications ne sont plus syndicales
 », a indiqué le secrétaire général du MEN. Pourtant, aucune sanction n’est encore envisagée pour contraindre les enseignants à reprendre leurs activités. « Un dialogue sous la houlette du Président de la Transition ou du Premier ministre est en cours de conception pour dénouer cette incompréhension. La sanction sera envisagée quand tous les recours seront épuisés », a déclaré Pascal Rabetahiana.

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