Archives quotidiennes : 04/06/2012

Madagascar : La grève des enseignants se radicalise

Rien ne va plus entre le syndicat des enseignants (Sempama) et le ministère de l’ Éducation nationale. La grève risque de perdurer.
«Nous ne reprendrons les activités pédagogiques qu’après l’ obtention d’ une réponse satisfaisante », a déclaré Claude Raharovoatra, président du Syndicat des enseignants de Madagascar (Sempama), hier à Anosy. Ainsi, après quelques jours de répit, les enseignants du Sempama ont repris leur grève, hier, devant le bâtiment du ministère de l’Éducation nationale à Anosy.
La sortie du décret d’application des indemnités d’éloignement et de risque de 50 000 ariary, n’a pas pu résoudre la crise. « C’est une décision unilatérale. Nous sommes fatigués d’une telle attitude. Aussi, demandons-nous la démission du ministre de l’Éducation nationale (MEN), Régis Manoro. La non considération de cette revendication durant ces dernières 24 heures ,a déclenché cette reprise de grève», a expliqué Claude Raharovoatra. Le syndicat se plaint également que le recrutement des maîtres Fram n’ait pas pris en compte, le cas des enseignants contractuels et la considération du report de calendriers des examens. « La grève a duré trois mois. Au nom de l’intérêt des élèves, nous demandons le décalage des examens. De l’autre côté, les enseignants ne font pas non plus confiance au paiement hors- mécano de ces indemnités », ajoute Clovis Andrianaina, coordonnateur du Sempama national.

Incompréhension

Mais Pascal Rabetahiana, secrétaire général du MEN, considère que ces revendications sont utilisées à des fins politiques. « Le Sempama fait-il partie d’ une entité signataire de la Feuille de route pour demander une démission du ministre Nous avons fait l’impossible pour trouver ces
25 milliards. Nous avons choisi ce mécanisme pour satisfaire, dans les plus bref délais, les enseignants. Ces indemnités seront prochainement inscrites dans leur bon de caisse. Je pense, en tant que technicien, que les revendications ne sont plus syndicales
 », a indiqué le secrétaire général du MEN. Pourtant, aucune sanction n’est encore envisagée pour contraindre les enseignants à reprendre leurs activités. « Un dialogue sous la houlette du Président de la Transition ou du Premier ministre est en cours de conception pour dénouer cette incompréhension. La sanction sera envisagée quand tous les recours seront épuisés », a déclaré Pascal Rabetahiana.

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Nouvelle-Calédonie: débrayage des journalistes du Groupe Hersant Média

Les journalistes des Nouvelles Calédoniennes, appartenant au Groupe Hersant Media, ont organisé lundi à Nouméa un « débrayage solidaire » avec la grève de 24 heures lancée en Métropole pour défendre l’emploi menacé par le rapprochement avec le Belge Rossel.

A l’appel du SNJ (Syndicat national des journalistes) et de la Filpac (CGT), les salariés de GHM doivent manifester lundi à Paris devant le ministère du Travail « pour rappeler l’attachement à leurs titres et à leurs emplois ».

Dans un communiqué, la Société des journalistes (SDJ) des Nouvelles Calédoniennes dit « partager les mêmes inquiétudes » que leurs confrères métropolitains.

« La situation du pôle calédonien est tout aussi incertaine. A ce jour, nous n’avons pas d’information officielle sur le repreneur et ce qu’il entend faire du titre, des emplois et des outils du pôle calédonien », a indiqué la SDJ.

Plus de 370 emplois seraient menacés en Métropole dans le cadre du rapprochement du groupe belge Rossel avec le groupe Hersant, criblé de dettes.

En Nouvelle-Calédonie, GHM, qui compte 240 salariés, possède Les Nouvelles Calédoniennes, l’antenne locale de la radio NRJ, le gratuit Paru Vendu, les Imprimeries Réunies de Nouméa (IRN) et Pacifique Print (imprimerie).

Depuis plusieurs mois, des rumeurs sur de potentiels acheteurs – acteurs de la grande distribution, du secteur automobile ou de l’industrie minière – circulent à Nouméa, mais aucun accord de vente n’a pour le moment abouti.

Mauléon : grève au Carrefour

La RépubliqueDesPyrénées.fr du 4 juin 2012 :

Samedi matin, les clients du supermarché Carrefour market ont été accueillis par 16 salariés qui s’étaient installés devant les portes du magasin. Tracts à l’appui et soutenus par le syndicat LAB et des sympathisants, ils expliquaient leur mouvement de grève en revendiquant des arriérés de salaire.

Les salariés grévistes de Carrefour market réclament des arriérés de salaire au groupe Altis.

Les salariés grévistes de Carrefour market réclament des arriérés de salaire au groupe Altis.

« Nous demandons à la société Altis, 2 500 € par salarié qui n’a pas eu les temps de pause payés entre 2005 et 2008 » résumait Maite Bedat, leur porte-parole. Les employés de Mauléon s’appuient notamment sur un jugement qui vient d’être rendu en faveur de leurs collègues d’Hendaye, dont certains étaient présents en signe de solidarité. Faute de personnel suffisant, le directeur du supermarché, Pierre Canton, a dû fermer les portes du magasin à 13h.

Le groupe Altis est actuellement en cours de rachat par le groupe Intermarché qui devra revendre le magasin de Mauléon en raison de la présence d’un autre Intermarché sur la commune voisine de Chéraute.

La Poste de l’Appaméen en grève dès aujourd’hui

LaDêpeche.fr du 4 juin 2012 :

Un conflit social s’ouvre à La Poste dans le secteur de Pamiers. En effet selon un communiqué CGT et SUD, à l’appel de ces organisations syndicales, « le personnel du centre de distribution du courrier (CDIS de Gabriélat) et des bureaux de poste du terrain de l’Appaméen (Pamiers, La Tour-du-Crieu, Saint-Jean-du-Falga, Verniolle, Le Vernet, Bonnac et Escosse) ont déposé un préavis de grève à partir d’aujourd’hui 4 juin pour manifester leur mécontentement face aux restructurations qui touchent durement leurs services ».

Les grévistes dénoncent l’aggravation des conditions de travail, qui entraînent de nombreux jours d’arrêt maladie, des surcharges de tâches non rémunérées, les restructurations intervenues au service guichet tous les 18 mois depuis 2006, d’où « la suppression de 11 emplois pour ne laisser à ce jour que 24 agents sur le terrain et atteindre un seuil critique de fonctionnement en terme de personnel sur plusieurs positions de travail ».

Autre motif de mécontentement : la réduction des horaires d’ouverture de bureau et enfin l’automatisation de ses services au détriment du contact avec des agents et « éduquer » ainsi les usagers à se passer de leur bureau de poste.

« Face à ce constat accablant, poursuit le communiqué, le personnel ne peut que contester les répercussions néfastes sur les vies privées et au travail des agents ainsi que sur le service rendu aux usagers, alors que cette partie de l’Ariège est en plein essor économique et démographique. » Les agents revendiquent le recrutement immédiat de 6 agents à la distribution et 3 agents au guichet.

La Caf de Marseille en grève depuis trois semaines.

Viva du 4 juin 2012 :

La Caisse d’allocation familiales (Caf) de Marseille est en grève depuis le 9 mai a l’appel des syndicats Cgt, FO, Unsa et Cftc. Les salariés ont fait deux jours de grève pleins les 22 et 30 mai et observent 55 minutes d’arrêt de travail tous les jours. 


Le conflit porte d’abord sur le manque de personnel : les grévistes demandent des créations de postes pour faire face aux nouvelles taches de la Caf (Rsa) et à l’afflux de plus en plus important d’un public précarisé par la crise.

Les syndicats dénoncent les objectifs de rentabilité financière des directions des Caf et soulignent que “ tous les indicateurs de qualité [du service rendu aux allocataires, Ndlr] ont été détériorés”.

Une situation de tension telle que le Chsct a déclenché une expertise“ sur les facteurs de risques inhérants à l’organisation du travail portant atteinte à la santé psychique et physique des salariés”.

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Une grève des officiers de port bloque le port de Nantes Saint Nazaire.

Mer et Marine du 4 juin 2012 :

Les 34 officiers de port et officiers de port adjoints du grand port maritime de Nantes Saint Nazaire ont observé un mouvement de grève de 72 heures, du vendredi 1er juin au matin à ce lundi dans la matinée.

Selon la Fédération Equipement Environnement Transports Services du syndicat Force Ouvrière, ayant déposé conjointement le préavis avec la CGT Ports et Docks, 80% des personnels ont cessé le travail. Les bornages, placements de navires, et surtout les mouvements d’écluses n’étant plus effectués, le trafic du port a été fortement perturbé. Le Record SNSM, qui devait partir de Saint-Nazaire dans la journée de dimanche, a même été annulé.

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Ramonville-Saint-Agne. Huit mois avec sursis pour discrimination syndicale.

LaDépêche.fr du 1 juin 2012 :

Retour dans les prétoires, hier matin, pour les salariés de la société Procme, de Ramonville-Saint-Agne, venus à la demande de la CGT soutenir Hacene Matougui devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le délégué du personnel et membre du comité d’entreprise demandait au juge de reconnaître les faits de discrimination syndicale dont il a été victime entre juillet 2010 et novembre 2011.

n février dernier, les ouvriers portugais de Procme ont occupé leur entreprise pour protester contre leurs conditions de travail et de logement

En février dernier, les ouvriers portugais de Procme ont occupé leur entreprise pour protester contre leurs conditions de travail et de logement.

Pour étayer sa requête, Hacene Matougui s’appuie sur un rapport de l’Inspection du travail, qui a également valu à Gabriel Marquez, le directeur de Procme, d’être poursuivi, pour discrimination syndicale à la demande du parquet. Mais hier matin, Gabriel Marquez, qui est déjà cité dans trois autres procédures intentées par huit salariés devant la chambre sociale de la cour d’appel des prud’hommes, a choisi de ne pas se présenter à la barre. C’est donc sans contradicteur qu’Hacene Matougui a expliqué comment, après avoir activement contribué à la mise en place des instances représentatives du personnel, il a été mis au ban de l’entreprise.

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