Vers explosion sociale en Côte d’Ivoire ?

Afrique Jet, 30 mai 2012 :

Mugefci, cherté de la vie, licenciement – Une grève des trois centrales syndicales coalisées et du collectif de la Mugefci est imminente. Dans la discrétion s’élaborent les stratégies d’action. Le front social pourrait s’emballer très prochainement.

Juste la dernière main à la pâte avant de passer à l’action. Les centrales syndicales (UGTCI, Dignité, Fesaci) préparent activement une grève sur toute l’étendue du territoire ivoirien. En collaboration avec le collectif des 2/3 de la Mugefci avec lequel elles font équipe, depuis la mise sous tutelle de la mutuelle par l’Etat, le 11 avril dernier. Unis, ils ont décidé de parler d’une même voix. Selon des sources bien introduites, ils devraient se réunir aujourd’hui au plus tard, pour arrêter la date de cette action d’envergure. Après bien sûr qu’un préavis de grève a été déposé. Un membre de la coalition soutient même que la décision va tomber incessamment. « Ça ne va pas excéder deux jours. Le gouvernement est fermé à tout dialogue et prend des décisions de façon unilatérale. Nous ne pouvons plus attendre », confie-t-il. Se gardant toutefois de dévoiler la date de départ et le mode d’emploi de cette manifestation. En première ligne des revendications sociales, les centrales syndicales (en dehors de laFesaci absente à la tribune) ont pondu, le 1er mai, des déclarations visant l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des Ivoiriens dans leur ensemble.

Mais, c’est surtout le 16 mai, soit deux semaines plus tard, à la faveur d’une Assemblée générale extraordinaire, à la Bourse du travail de Treichville, que les parties coalisées (Centrales et collectif) ont jeté les bases de cette fronde. La résolution au terme de ces assises était ainsi libellée: « Les travailleurs de Côte d’Ivoire, réunis en Assemblée générale extraordinaire le 16 mai 2012, à la Bourse du Travail à Treichville, à l’invitation des centrales UGTCI-CISL/Dignité-Fesaci et du Collectif, après avoir analysé la situation et pris la pleine mesure des problèmes évoqués, décident d’un arrêt de travail de trois (03) jours, en guise d’avertissement, dont les dates et les modalités pratiques seront précisées dans un bref délai ». Les problèmes évoqués sont de plusieurs ordres. On pourrait en égrener quelques uns. Primo: « les mesures de licenciement massif à la RTI, à la Sotra, à la Société Les Palaces de Cocody, au Port autonome d’Abidjan, à la CEI et dans bien d’autres secteurs ».

Secundo: « les décrets portant augmentation du taux de cotisation de la pension de retraite de 18 à 25 % dans le secteur public et de 8 à 12% dans le secteur privé, sans au préalable avoir débloqué les salaires ni relevé le Smig, conformément aux accords avec les Centrales ». Tertio: « la décision mettant sous tutelle la Mugefci ». Arrimés à la cherté de la vie, ces problèmes doivent impérativement trouver une réponse, selon les centrales et le collectif qui, après l’échec du dialogue social, préparent la dernière arme de la lutte syndicale: la grève.

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