Archives quotidiennes : 25/05/2012

Grève des Communaux : les APC paralysées du 28 au 30 mai.

Algérie Express du 25 mai 2012 :

Les travailleurs des communes ne baissent pas les bras devant la sourde oreille des pouvoirs publics. Après plusieurs mouvements de protestation, ils reviennent à la charge pour paralyser les APC les 28, 29 et 30 mai en cours. 

C’est le bureau de la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au SNAPAP, qui a appelé, dans un communiqué rendu public aujourd’hui et signé par son vice président Ait-Khelifa Azeddine, à cette grève de trois jours.

A travers ce mouvement de protestation, le syndicat entend revendiquer le respect des libertés syndicales et le droit de grève; la réintégration de tous les syndicalistes licenciés ou suspendus arbitrairement; l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs communaux; l’ouverture des négociations sur la révision du statut et le régime indemnitaire des travailleurs communaux et sur l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail; la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens; l’intégration en priorité de tous les contractuels et vacataires en postes; l’abrogation de l’article 87 bis et le maintien du régime de la retraite sans condition d’âge.

Dans son communiqué, le bureau du FNSC dénonce l’absence de réponse des pouvoirs publics aux doléances du secteur des communes, signe de mépris flagrant envers les travailleurs des communes. Le syndicat dénonce, également, « la sourde oreille et le mutisme irresponsable qu’affichent les pouvoirs publics face aux revendications des travailleurs » ainsi que les intimidations et les pressions de tous genres notamment à l’endroit des travailleurs contractuels.

Fateh Ath Ghrib

Québec: nuit de manifestations sonores contre « la loi spéciale ».

L’Express du 25 mai 2012 :

Des milliers de Québecois ont manifesté jeudi soir à Montréal et dans d’autres villes de province pour défier la loi spéciale interdisant les rassemblements sans préavis de plus de 50 personnes. Casseroles à l’appui. 

Des milliers de Québécois, casseroles à la main, ont défié dans la bonne humeur, jeudi soir à Montréal et ailleurs au Québec, la loi spéciale interdisant les rassemblements sans préavis de plus de 50 personnes. La veille, près de 700 arrestations avaient eu lieu dans le cadre du conflit étudiant. A Montréal, des centaines de résidents dans plusieurs arrondissements sont descendus dans la rue vers 20 heures pour participer à des concerts de casseroles contre la loi 78, produisant un immense tintamarre dans toute la ville. 

 » La loi spéciale, on s’en câlisse « 

Certains de ces rassemblements, qui réunissaient tout aussi bien des étudiants que des retraités aux cheveux blancs ou des parents avec leurs enfants, se sont transformés en manifestations spontanées dans les rues de la ville. Vers minuit, au moins trois cortèges de plusieurs milliers de personnes s’étendaient sur quelques kilomètres dans les rues de la ville, malgré un appel du maire de Montréal, qui avait invité ses commettants à taper dans leurs casseroles sur leurs balcons. « La loi spéciale, on s’en câlisse! » (on s’en fout), scandaient les manifestants. 

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France : 3 mois de prison pour le chômeur qui siphonne pour continuer à rouler

La Nouvelle République.fr

Châtellerault. Un quinquagénaire sans travail est parti trois mois en détention pour avoir siphonné des réservoirs de gasoil de camions.

Ses deux filles se marieront sans lui. José en pleure à chaudes larmes. Ce quinquagénaire châtelleraudais vient de partir pour trois mois en détention.

Il a été pris une nouvelle fois en flagrant délit, non pas les doigts dans le pot de confiture, mais avec un siphon à la main. José aspire le carburant à répétition. En l’espace de trois mois, il vient de se faire épingler à cinq reprises !
Son agenda personnel comportait déjà trois rendez-vous avec la justice entre le 6 juin et 6 juillet pour des faits qui se sont produits entre la fin février et le début avril. Des vols de carburants.
Quand José s’est fait pincer une nouvelle fois, dans la nuit de lundi à mardi, le parquet s’est décidé à passer la vitesse supérieure : comparution immédiate.
Deux vols sont reprochés à José. Le premier remonte au 1er avril dernier. Il est 21 h 45, José est surpris près d’un camion des transports Aubourg. Un frère du patron vient à son devant. José a travaillé là par le passé. Il lui fait remettre le contenu de son bidon dans le réservoir du véhicule. Il relève le numéro de la voiture de José.

«  Si j’avais un travail je ne le ferais plus  »

Une plainte est déposé le lendemain pour un vol de 200 litres de carburant. « Je venais juste de commencer », assure José. « Je n’ai pas volé 200 litres. » Les policiers n’avaient pas été avisés immédiatement et le contenu du coffre pas vérifié.
Le deuxième vol date de la nuit de lundi à mardi. Les policiers châtelleraudais mènent un contrôle. Ils arrêtent José. Il leur paraît inquiet et il sent le carburant à plein nez. Quand il ouvre son coffre, les policiers découvrent trois bidons de 20 litres et un siphon dégoulinant de gasoil.
José reconnaît qu’il vient de siphonner les 60 l dans un camion stationné à Vouneuil-sur-Vienne. « Le plus inquiétant, c’est quand même le contexte », relève le président Callen. « Vous avez trois convocations pour des faits identiques prochainement. Vous trouvez ça normal ? »
« Si j’avais un travail, je ne le ferais plus ! C’est juste pour pouvoir rouler ! Je ne le ferai plus, je regrette », assure le quinquagénaire sans travail depuis décembre dernier.
« On peut entendre que Monsieur connaisse des difficultés personnelles », concède le procureur, Charlotte Lecoeur, « mais la situation n’est pas acceptable, elle met aussi en difficulté des entreprises confrontées à de nombreux vols de carburant. »
Elle requiert huit mois de prison, dont la moitié ferme avec mandat de dépôt et l’obligation de remettre son permis aux autorités. José s’était fait confisquer sa voiture lors d’un précédent vol. Là, il s’était fait pincer avec celle d’un copain !
« S’il ne peut pas rouler, il ne peut plus rien faire », relève Me Lidwine Reigné, avocate de José. « Trois bidons de 20 l, c’est un plein, 70 €. Faut-il vraiment l’envoyer en prison pour cela ? Et rien ne prouve qu’il a volé 200 litres. »
Le tribunal a estimé que oui, à cause de la récidive. La peine plancher a été écartée. José est parti trois mois en prison. Il devra verser 280 € aux transports Aubourg.

 

Les étudiants ontariens veulent aussi lutter contre les frais de scolarité

La Presse Canadienne, 25 mai 2012 :

Des étudiants et des syndicats ontariens ont annoncé qu’ils se préparaient à rejoindre leurs homologues québécois dans la lutte contre la hausse des droits de scolarité.

Assurant qu’ils ne prônent pas la violence, ils ont toutefois prévenu que la révolte grondait chez les étudiants, qui sont frustrés de payer des frais très élevés pour leur éducation.

Les étudiants québécois sont en grève depuis plus de 100 jours. Ils sont opposés à une augmentation de 75% des droits de scolarité et manifestent dans les rues presque quotidiennement, ce qui a provoqué de violents affrontements et des arrestations de masse.

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Grenoble : Deuxième blocage de l’usine Siemens

AFP, 25 mai 2012 :

Plusieurs dizaines de grévistes ont bloqué vendredi l’accès à l’usine Siemens de Grenoble pour protester contre les conditions fixées par un plan de sauvegarde de l’emploi présenté la semaine dernière, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT. « L’intégralité de l’usine a été bloquée. Il y a eu une première réunion avec la direction mais pas d’avancée », a indiqué à l’AFP Lucas Magrini-Romagnoli, délégué syndical CGT chez Siemens.

Les grévistes doivent décider mardi matin, en assemblée générale, s’ils poursuivent leur mouvement. Ils avaient déjà bloqué la production de l’usine jeudi. Le syndicat, minoritaire chez Siemens, dénonce les conditions de départ fixées par un plan de sauvegarde de l’emploi annoncé le 15 mai dernier et qui se substitue à un plan de départ volontaire lancé en janvier 2011.

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Guinée : La lutte continue chez Rusal

Commodesk, 25 mai 2012 :

La grève n’en finit pas dans la raffinerie d’aluminium de Rusal, située à Friguia, en Guinée. Alors que les travailleurs, qui réclament notamment un salaire mensuel minimal de 400 dollars, ont entamé leur mouvement il y a plus d’un mois et demi, le chef de l’Etat Alpha Condé leur a accordé 2,4 milliards de francs guinéens (276.000 euros). Chaque employé a ainsi reçu un peu plus de 900.000 francs guinéens (110 euros).

Cette somme, puisée dans les fonds sociaux de la présidence, vise à inciter les grévistes à reprendre le travail et à éviter que le conflit ne dégénère. Officiellement, Rusal, qui aurait déjà perdu 11 millions de dollars du fait de la grève, se réjouit de la décision présidentielle, car elle permettra d’apaiser les tensions.

PSA : La direction déroule son plan et prépare le terrain pour son annonce !

Tract de la CGT PSA Aulnay, 23 mai 2012 :

La direction déroule son plan et prépare le terrain pour son annonce !

De multiples signes montrent que la direction continue à préparer le terrain à Aulnay mais aussi à Poissy en vue de la fermeture de l’usine.

Aulnay : Le retour de la politique de sanctions.

Depuis quelques semaines, de plus en plus de salariés, délégués ou non sont convoqués et sanctionnés. Ce sont plusieurs convocations par semaine qui tombent. Les motifs invoqués sont toujours infondés :

Au Montage, la direction s’en prend, entre autre, aux salariés à restriction médicale à qui elle a retiré le poste de travail. Elle voudrait maintenant les forcer à changer d’atelier pour accepter un poste non adapté. Et ça se termine par une sanction pour refus de poste.

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