Archives quotidiennes : 20/05/2012

Violences policières à Montréal

Montréal : Dans la nuit du 19 mai, la police est intervenue violemment contre des jeunes et moins jeunes qui buvaient un verre à la terrasse d’un café, aspergeant les clients avec du gaz lacrymogène.

Le même soir, alors que les étudiant(e)s manifestaient une fois encore la hausse des frais de scolarité, la police de Montréal à charger la manifestation pacifique.

Biskra, Algérie : Mort de Karima, victime d’un mariage forcé.

Un lourd voile de tristesse a enveloppé, ce vendredi, la cité des 830 logements de Biskra après la nouvelle de la mort de L.Karima.

Jeune fille d’une trentaine d’années ayant été contrainte par son frère aîné à épouser un homme alors que ses sentiments allaient vers un autre prétendant moins fortuné, elle avait ingurgité un produit caustique.

Atteinte de brûlures internes de l’œsophage et de l’estomac, Karima souffrira durant deux mois de douleurs psychologiques et physiques.

Après des soins dans les hôpitaux de Biskra, Batna et Alger, cette victime d’un mariage forcé a rendu l’âme dans la soirée de jeudi.

Le frère qui croyait bien faire est, selon ses proches, rongé par le chagrin. Il serait dans un état de déprime avancé requérant une prise en  charge médicale.

Canada : Les travailleuses de la santé face à la loi spéciale 78

Le Soleil, 20 mai 2012 :

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, a vivement dénoncé hier la loi spéciale adoptée par le gouvernement Charest vendredi pour briser le mouvement de grève étudiante. Une loi qui rappelle de mauvais souvenirs à celle qui avait subi la loi spéciale de 1999 imposée aux infirmières en grève.

Manifestation des infirmières québecoises en 2010

«Nous avions goûté à la loi 72 en 1999, ce qui me rappelle tellement de souvenirs douloureux. Je l’ai encore dans les tripes. Cependant, c’est aussi odieux ce que le gouvernement fait subir aux étudiants avec la loi 78. On les bâillonne, on brise leur liberté d’association. Cette loi, c’est un navet. Point à la ligne», a déclaré Mme Laurent en entrevue au Soleil.

En 1999, le premier ministre Lucien Bouchard avait forcé le retour au travail des infirmières avec une loi spéciale imposant des pénalités sévères aux grévistes et aux dirigeants syndicaux. «En tout et partout, ça nous a coûté entre 13 et 14 millions$. Notre syndicat n’existerait plus aujourd’hui si ce n’avait été de l’aide des autres syndicats d’infirmières du Canada», poursuit-elle.

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Quelques photos de la manifestation du 19 mai à Francfort

Le samedi 19 mai, plus de 25.000 personnes selon les organisateurs, défilaient samedi après-midi dans le centre-ville de Francfort, la capitale financière allemande, pour protester contre les programmes d’austérité européens.

Quelques photos prises par une camarade du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran présente à la manifestation :

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La lutte sociale gagne peu à peu la Birmanie

AFP, 20 mai 2012 :

Mis sous l’éteignoir pendant des décennies, les ouvriers birmans apprennent progressivement à faire entendre leur voix pour réclamer de meilleurs salaires, alors que l’ouverture politique du pays s’est traduite par une réforme profonde de la législation sociale.

Quelque 500 employés de trois usines de textile se sont mis en grève cette semaine dans la zone industrielle de Hlaing Thar Yar, à Rangoun, pour demander de meilleures conditions de travail.

Assis dans l’herbe, ils ont chanté et tapé dans leurs mains apparemment sans crainte de représailles. Une scène impensable il y a un peu plus d’un an, lorsque le pouvoir était encore tenu par une junte militaire qui contrôlait l’appareil politique et économique.

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Des prostituées du bois de Boulogne défilent contre le ‘harcèlement policier et judiciaire’.

Dénoncer l’hypocrisie de la société bourgeoise et le harcèlement policier dont sont victimes les prostituées, n’empêche pas de lutter pour l’abolition du système prostitutionnel : voir l’article d’Alexandra Kollontaï sur la prostitution et le manifeste des survivante pour un monde sans prostitution.

Le Monde, 18 mai 2012 :

Une cinquantaine de prostituées et transsexuels exerçant au bois de Boulogne dans des véhicules ont manifesté vendredi 18 mai pour dénoncer le « harcèlement policier et judiciaire » dont ils se disent victimes. Selon Me Stéphanie Marcie-Hullin, avocate présente à la manifestation, depuis un arrêté en date du 1er mars interdisant le stationnement de véhicules au bois de Bologne, des prostituées sont arrêtées « quotidiennement » par la police pour racolage, « alors même qu’il n’y a pas d’infraction », puisqu’elles exercent dans leur véhicule sans interpeller le client, explique-t-elle.

« On subit une répression continue, journalière. On nous prend à la sortie du client, mais on ne racole jamais dans notre camionnette ou notre voiture. On est emmenées systématiquement pour racolage, pour vingt-quatre heures, et on nous met au dépôt de la cité judiciaire », a dénoncé Corinne, une autre prostituée, porte-parole du Collectif 16e arrondissement des prostituées du bois de Boulogne, qui vient de se créer. La prostitution n’est pas illégale en France, rappelle Me Marcie-Hullin.

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Des étudiants boliviens affrontent la police.

Metro, le 10 mai 2012 :

LA PAZ, Bolivie – Des étudiants universitaires boliviens ont affronté la police antiémeute avec des pierres et des bombes de peinture, jeudi, lors d’une deuxième journée de manifestations organisée par la principale fédération syndicale de Bolivie.

La police a répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes dans le centre de La Paz, alors que différents groupes manifestaient contre le gouvernement du président Evo Morales.

Les autorités ont affirmé que sept personnes avaient été blessées, mais aucune grièvement.

La fédération syndicale COB est insatisfaite de l’augmentation salariale de huit pour cent proposée par le gouvernement. Les travailleurs du secteur de la santé s’opposent quant à eux à un projet visant à faire passer leur journée de travail de six à huit heures, tandis que les étudiants se sont mobilisés pour les soutenir.

Le président Morales fait face à un mécontentement généralisé des différents secteurs sociaux qui l’ont longtemps soutenu. Les Boliviens s’inquiètent de l’état de leur économie, bien que le gouvernement ait indiqué qu’il prévoyait une croissance de cinq pour cent cette année.