Archives quotidiennes : 18/05/2012

Pétition. Stoppons la loi anticontestation du Québec.

Avaaz.org :

Pourquoi c’est important

Pour faire taire le plus grand mouvement de mobilisation étudiante de l’histoire du Québec, le gouvernement provincial est sur le point d’adopter une loi spéciale qui tente d’étouffer toute forme de contestation contre ses politiques.

Cette loi répressive, qui viole à la fois la liberté d’expression et la liberté d’association, s’attaque directement aux regroupements d’étudiants, de travailleurs et de citoyens. Toute manifestation ou tout rassemblement de 25 personnes ou plus devront être autorisés par les forces policières. Ceci représente une atteinte fondamentale aux libertés civiles et constitue un danger pour toute société libre et démocratique.

Nous devons agir pour forcer le gouvernement du Québec à revenir sur sa décision d’imposer cette loi odieuse et ainsi rétablir les droits reconnus dans les chartes québécoise et canadienne. Nous devons montrer au premier ministre du Québec que nous nous opposons à toutes les formes de répression politique.

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Un ministre de l’intérieur de gauche, ça change… rien

Depuis le 15 mai 2012, Valls est ministre de l’intérieur. Pour celles et ceux qui penseraient encore que le changement de couleur politique modifie radicalement les choses, rappelons que Valls, qui rageait contre Nicolas Sarkozy de « jeter les français les uns contre les autres » sur le dossier « des gens du voyages », a déjà appliqué la même politique que l’ancien gouvernement à l’encontre des Roms en tant que maire d’Evry.

Le 13 janvier 2012, le blog « Gauche de Combat » relatait : « Ce vendredi matin, deux bidonvilles roms situés sur le territoire d’Évry, à proximité du Cnes et de la voie de chemin de fer, ont été évacués par les forces de l’ordre. C’est à la suite d’un arrêté du maire d’Évry Manuel Valls que les quelque cent cinquante habitants des deux camps ont été priés de quitter les lieux au petit matin. Les associations de soutien aux Roms tentent ce vendredi de trouver des solutions d’urgence, en lien avec les maisons départementales de solidarité. »

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Vers la grève générale en Côte d’Ivoire

Notre Voie, 18 mai 2012 :

Licenciements abusifs, diminution des salaires, baisse du pouvoir d’achat: L’Ugtci, Cisl-Dignité et la Fesaci annoncent une grève générale.

Les travailleurs de Côte d’Ivoire réunis en assemblée générale mercredi dernier à la Bourse du travail à Treichville, à l’invitation des centrales syndicales Ugtci-Cisl, Dignité-Fesaci et du Collectif des syndicats du public. Après avoir analysé la situation sociale et pris la pleine mesure des graves problèmes sociaux qui ont cours dans le monde du travail, ils ont décidé d’un arrêt de travail de trois jours, en guise d’avertissement. Ils soutiennent que le gouvernement persiste dans sa prise de mesures antisociales et dans sa volonté de déstructuration des organisations syndicales, en faisant main basse sur leurs acquis. Toute chose qui a pour corollaire la cherté de la vie. L’arrêt de travail dont les dates de mise à exécution vont être connues la semaine prochaine, à en croire à cette assemblée, vise aussi à dénoncer la mise sous tutelle de la Mugefci par l’Etat.

Répression à Québec : Les tweets soumis à la loi spéciale

Le Soleil, 18 mai 2012 :

L’auteur d’un tweet s’expose aux lourdes amendes de la loi spéciale pour briser la grève étudiante si son message de 140 caractères en appelle à manifester.

La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne l’a laissé entendre, ce matin. Elle a suggéré qu’il appartiendra aux forces policières de remonter le fil vers des citoyens qui se rendraient coupables d’une infraction à la législation.

Le député et chef d’Option nationale Jean-Martin Aussant a demandé si le détenteur d’un compte Twitter sera soumis aux balises restreignant le droit de manifester. Le leader parlementaire du Parti québécois Stéphane Bédard s’est inquiété aussi de cette possibilité.

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Les danseuses du Crazy Horse mettent fin à leur grève

Métro, 18 mai 2012 :

Hier soir, les danseuses du Crazy Horse ont repris le travail, après deux jours de grève. Depuis mardi, et pour la première fois dans l’histoire du cabaret, elles refusaient de monter sur scène afin d’obtenir une augmentation générale de salaire de 15% et une meilleure reconnaissance de leurs prestations scéniques très dénudées.

Lors d’une réunion jeudi en fin de journée, les représentants des 18 danseuses concernées et la direction ont abouti à un accord sur une augmentation de 15% assortie de « flexibilité sur les opérations de promotion », a indiqué Philippe Lhomme, un des propriétaires du cabaret, sans préciser davantage ces dispositions.

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400 arrestations à Francfort

Reuters, 18 mai 2012 :

La police allemande a interpellé vendredi à Francfort 400 militants anticapitalistes qui manifestaient sans autorisation contre la politique d’austérité défendue par la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise de la dette dans la zone euro.

La manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une opération de quatre jours, prévue jusqu’à samedi, dans la mouvance des protestations menées par les « indignés » espagnols et le mouvement « Occupy Wall Street » à New York.

La justice allemande a autorisé une ‘rave’ organisée mercredi dernier et des manifestations prévues samedi, mais elle a interdit les rassemblements les autres jours, ce dont les manifestants n’ont pas tenu compte.

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Les autorités du Québec veulent restreindre le droit de manifester

AFP, 18 mai 2012 :

Le projet de loi spéciale déposé jeudi 17 mai au soir par le gouvernement québécois pour briser le mouvement de grève des étudiants, qui prévoit une forte restriction du droit de manifester, a été reçu comme une douche froide par les étudiants et l’opposition. Le texte instaure notamment toute une série d’amendes pour les organisateurs de piquets de grève, allant de 1 000 à 125 000 dollars (de 777 euros à 97 000 euros).

Un individu seul, par exemple, encourrait une amende de 1 000 à 5 000 dollars. Une association d’étudiants qui organiserait un tel rassemblement ou lancerait le mot d’ordre de bloquer l’accès à une université risquerait, elle, de devoir payer de 25 000 à 125 000 dollars, le double en cas de récidive.

Le projet de loi prévoit également que les organisateurs de manifestations déclarent aux autorités, au moins huit heures avant le départ, la date, l’heure, la durée, le lieu et l’itinéraire du cortège. Enfin, le texte définit les conditions de la suspension du semestre en cours jusqu’à la mi-août dans les établissements en grève.

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