Débrayage de 3 jours de 600 salariés de la Commission de la construction du Québec

SEPB (syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau), 17 mai 2012 :

Quelque 600 salariés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) débrayeront pour une première journée de grève de 24 heures à compter de minuit ce soir, a annoncé le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec). Des lignes de piquetage seront dressées devant le siège social de l’organisation au 8485, rue Christophe-Colomb, et devant la dizaine de bureaux régionaux à travers la province. Les grévistes reviendront au travail le vendredi 18 mai pour ensuite reprendre la série d’arrêts de travail prévus à compter de minuit, le dimanche 20 mai, cette fois-ci pour 48 heures.

Les salariés refusent déjà d’effectuer des heures supplémentaires depuis le 7 mai dernier, après avoir accordé à 96 % au syndicat un mandat pour mettre en œuvre des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le directeur exécutif du SEPB-Québec, Serge Cadieux, souligne qu’aucun progrès n’a été réalisé au cours des quatre séances de conciliation tenues depuis le début mai. « La convention collective est échue depuis plus de deux ans, tout le monde a réglé dans les secteurs public et parapublic. Si ça ne bouge pas à la CCQ, la pression va s’accentuer », a ajouté M. Cadieux.

189 nouvelles demandes patronales
Alors que les deux parties s’étaient entendues sur la presque totalité de la nouvelle convention collective avant l’arrivée de Diane Lemieux à la tête de la CCQ, la nouvelle équipe de négociation patronale a déposé en mars dernier pas moins de 189 nouvelles demandes, dont l’abolition de la sécurité d’emploi et une réduction d’environ 15 % de la rémunération globale des employés. « Madame Lemieux joue la carte de la provocation; elle veut réécrire complètement la convention collective et nous la faire passer au bulldozer. Je voudrais lui rappeler une fois de plus que la CCQ est régie par le même régime de négociation que tous les autres organismes des secteurs public et parapublic et que nous sommes prêts à régler selon les mêmes paramètres financiers », a indiqué M. Cadieux.

Régime de retraite
Pour le SEPB-Québec, le seul élément en litige est le régime de retraite et le syndicat a fait une proposition pour éliminer le déficit de coût courant du régime. La CCQ a refusé au printemps d’aller en arbitrage sur cette question et a déposé des demandes inacceptables qui auraient pour effet de soustraire le régime de retraite de la convention collective et de permettre à l’employeur de le modifier à sa guise.

Compte tenu du refus de la CCQ de retirer ses 189 demandes, le SEPB-Québec a donc mis en œuvre des moyens de pression tels que prévus. La CCQ n’assurera donc aucun service pendant 24 heures à compter de ce matin et le syndicat prévoit une accentuation des moyens de pression d’ici le scrutin d’allégeance syndicale des 160 000 travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction qui doit commencer le 4 juin prochain.

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