Les salariés de Fralib toujours en lutte pour sauver leur usine de Géménos.

AFP, 11 mai 2012 :

Des salariés de Fralib (groupe Unilever) en lutte pour le maintien de l’usine de thé et d’infusions Elephant à Gémenos (Bouches-du-Rhône) ont réoccupé le site tôt vendredi matin.

Des salariés de Fralib (groupe Unilever) en lutte pour le maintien de l’usine de thé et d’infusions Elephant à Gémenos (Bouches-du-Rhône) ont réoccupé le site tôt vendredi matin, a-t-on appris de sources concordantes, la direction dénonçant un « coup de force ».
« Ce matin on a mis dehors, de façon pacifique, l’entreprise de sécurité qui gardait les lieux et on a repris possession de l’usine », a déclaré à l’AFP Olivier Leberquier, délégué de la CGT, alors que les accès au site étaient contrôlés depuis plusieurs mois par des vigiles. 

La direction d’Unilever France a cependant dénoncé « un coup de force » contre lequel elle déposera plainte.

« Les gendarmes ont constaté qu’une soixantaine d’individus cagoulés, armés de matraques et de bombes lacrymogènes, arrivés sur des camions dont les plaques d’immatriculation étaient masquées, ont menacé physiquement les gardes avant d’investir les lieux », a souligné la directrice de la communication du groupe, Sophie Jayet.
Contactée par l’AFP, la gendarmerie a confirmé ces faits en précisant qu’ils s’étaient déroulés sans violences sur les vigiles. Un rassemblement était prévu devant l’usine à partir de 08H00 vendredi, selon la CGT.
Cette action intervient au 592e jour du conflit, après que le tribunal de grande instance de Marseille a validé, en avril, le troisième plan de sauvegarde de l’emploi mis en place pour accompagner la fermeture de l’usine de Gémenos, la seule en France à produire les thés et infusions de la marque Elephant.
La CGT a fait appel, les deux premiers PSE ayant été invalidés par la justice. Ce qui « n’autorise pas des actes de violence », a dénoncé Mme Jayet vendredi.
La direction a proposé un emploi dans une autre usine Unilever en France à chacun des 103 salariés qui luttent encore pour maintenir l’activité sur le site, sur les 182 employés initiaux. Pour ceux qui veulent rester en Provence, des mesures d’accompagnement sont proposées avec notamment 12 mois de congés de reclassement à 75% du salaire (15 mois pour les plus de 50 ans).
Début mars, Unilever a aussi augmenté de 50% le budget de revitalisation économique du bassin d’emploi, portant ce montant à 1,5 million d’euros.
La CGT, qui fait valoir des engagements reçus de François Hollande (PS), avant son élection à la présidence de la République, pour mettre en oeuvre un projet alternatif de reprise du site, veut maintenir l’outil de travail et réclame une nouvelle table ronde avec les autorités locales sur l’avenir de l’usine.
Mais environ 80 des 103 salariés concernés ont reçu leur lettre de licenciement. Et la direction a écrit à la CGT pour lui proposer de déménager son local à l’extérieur de l’entreprise, ou d’en organiser l’accès sous escorte, afin de pouvoir préparer le vidage des lieux en toute sécurité, ce qui a déclenché l’action du syndicat.
« Nous ne nous posons plus la question de savoir si la préfecture est intervenue auprès d’Unilever pour exiger des dirigeants qu’ils ne touchent pas aux machines. De toute évidence, la multinationale ne veut pas laisser au prochain gouvernement le temps de se saisir de ce dossier », a affirmé M. Leberquier.

« Ce matin on a mis dehors, de façon pacifique, l’entreprise de sécurité qui gardait les lieux et on a repris possession de l’usine », a déclaré à l’AFP Olivier Leberquier, délégué de la CGT de l’entreprise fabricant du thé et des infusions Elephant.

Du côté de la direction d’Unilever, on dénonce un coup de force. « Les gendarmes ont constaté qu’une soixantaine d’individus cagoulés, armés de matraques et de bombes lacrymogènes, arrivés sur des camions dont les plaques d’immatriculation étaient masquées, ont menacé physiquement les gardes avant d’investir les lieux », a souligné la directrice de la communication du groupe, Sophie Jayet.

Les salariés en sont à leur 592ème jour de conflit. Cette action intervient après la décision rendue par le tribunal de grande instance de Marseille qui a validé en avril dernier le troisième plan de sauvegarde de l’emploi mis en place pour accompagner la fermeture du site de Gémenos.

La CGT a fait appel de cette décision, car les deux précédents plans avaient été invalidés par la justice.

UN EMPLOI SUR UN AUTRE SITE

La direction a proposé un emploi dans une autre usine Unilever en France à chacun des 103 salariés qui luttent encore pour maintenir l’activité sur le site, sur les 182 employés initiaux. Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les salariés qui veulent rester en Provence avec notamment 12 mois de congés de reclassement à 75% du salaire.

Unilever a promis début mars une hausse de 50% du budget de revitalisation économique du bassin d’emploi. Soit au total 1,5 million d’euros.

La CGT, qui fait valoir des engagements reçus du futur président de la République François Hollande (PS) pour mettre en oeuvre un projet alternatif de reprise du site, veut maintenir l’outil de travail et réclame une nouvelle table ronde avec les autorités locales sur l’avenir de l’usine.

Mais déjà 80 des 103 salariés concernés ont reçu leur lettre de licenciement. La direction a écrit à la CGT pour lui proposer de déménager son local à l’extérieur de l’entreprise, ou d’en organiser l’accès sous escorte, afin de pouvoir préparer le vidage des lieux en toute sécurité, ce qui a déclenché l’action du syndicat.

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