Les « patrons voyous » de l’usine Samsonite jugés en appel à Paris.

La Voix du Nord du 8 mai 2012 :

Les repreneurs de l’usine Samsonite de Hénin-Beaumont, condamnés en 2009 à de la prison ferme pour avoir provoqué la faillite de leur entreprise en détournant 2,5 millions d’euros, comparaîtront à partir de mercredi devant la cour d’appel de Paris.

Sur le site d'Energy Plast (ex Samsonite) à Henin-Beaumont en janvier 2007 - PHOTO ARCHIVES PHILIPPE PAUCHET

Sur le site d’Energy Plast (ex Samsonite) à Henin-Beaumont en janvier 2007 – PHOTO ARCHIVES PHILIPPE PAUCHET

Le 8 juin 2009, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’ancien secrétaire général de l’usine Samsonite, Jean-Michel Goulletquer, à trois ans de prison, dont deux ferme, et l’ancien PDG, Jean-Jacques Aurel, à trois ans dont un ferme. Les deux hommes avaient en outre été condamnés à une amende de 75 000 euros et une interdiction de gérer une entreprise durant 5 ans. Olivier Walter, un ancien directeur financier de Delsey devenu consultant, avait lui été condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, 5 000 euros d’amende et une interdiction de gérer. L’avocat François Fauvet s’était vu infliger six mois de prison avec sursis et 25 000 euros d’amende pour « recel de banqueroute ».

Les prévenus ont également été condamnés à verser solidairement 2,5 millions d’euros au liquidataire judiciaire d’Energy Plast. Leurs avocats avaient déploré n’être que des « boucs émissaires ». A l’audience, le procureur Patrice Amar avait rejeté « la fatalité économique » derrière laquelle les prévenus avaient tenté de se dissimuler et stigmatisé la « cupidité » de ces « patrons voyous ».

A l’été 2005, le bagagiste américain Samsonite avait cédé son usine à une structure dénommée HB Group. Rebaptisée Energy Plast, l’usine devait se reconvertir dans la fabrication de panneaux photovoltaïques. Mais en février 2007, les repreneurs avaient liquidé l’affaire et licencié les 205 salariés. Le parquet avait alors décidé d’engager des poursuites.

Dans son jugement, le tribunal a estimé que M. Aurel a « eu un rôle essentiel dans le montage frauduleux ayant conduit à la liquidation judiciaire d’Energy Plast, en procédant à des prélèvements injustifiés ». Une attitude d’autant plus blâmable pour les juges que le prévenu a déjà été condamné dans un dossier similaire, avec M. Walter, concernant la reprise de l’usine Delsey de Montdidier (Somme).

M. Goulletquer, ancien administrateur judiciaire, a lui aussi déjà été condamné pour banqueroute en 1999 à un an avec sursis. Radié du corps des administrateurs judiciaires en 1997, il a depuis été mis en cause dans plusieurs autres affaires d’escroquerie.

Fin du procès le 16 mai.

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