Archives quotidiennes : 05/05/2012

Québec: accord de principe pour mettre fin à un grave conflit étudiant

La Nouvelle République du 5 mai 2012, d’après AFP :

Le gouvernement québécois et les associations étudiantes sont parvenus samedi à un accord de principe qui pourrait mettre fin à la plus longue grève des cours de l’histoire du pays marquée par une mobilisation record et des dérives violentes.

Des étudiants manifestent le 5 mai 2012 à Victoriaville, au Canada, où le Parti libéral du Québac tient son conseil national - AFP

Des étudiants manifestent le 5 mai 2012 à Victoriaville, au Canada, où le Parti libéral du Québac tient son conseil national – AFP

« Afin de mettre fin au conflit actuel, nous sommes arrivés à un terrain d’entente entre toutes les parties impliquées. Je tiens à saluer le caractère respectueux des échanges qui ont eu lieu au cours des dernières heures », a commenté la ministre québécoise de l’Éducation, Line Beauchamp.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par les membres des syndicats étudiants et dont les détails n’ont pas été dévoilés, intervient après 23 heures de négociations non-stop entre le gouvernement et les associations étudiantes, en grève depuis douze semaines.

« La grève n’est pas terminée. Ce sont les assemblées qui décideront de la fin du conflit », a aussitôt réagi la CLASSE, le mouvement étudiant représentant la moitié des quelque 170.000 étudiants québécois en grève. Les étudiants devront se prononcer au cours des prochains jours sur cet accord.    Lire la suite

Harcèlement : manifestation près du Conseil constitutionnel pour une nouvelle loi.

La Nouvelle République du 5 mai :

Les associations féministes ont l’intention de poursuivre leur mobilisation et une nouvelle initiative est prévue le 14 mai devant la Bourse du travail.

Quelque 200 personnes se sont rassemblées samedi à proximité du Conseil constitutionnel, à l’appel d’associations féministes, pour dénoncer l’abrogation immédiate par cette instance de la loi sur le harcèlement sexuel, un « affront aux droits des femmes », et exiger une nouvelle loi.

« En décidant d’abroger la loi, sans utiliser la faculté qu’il avait de différer cette abrogation, le Conseil constitutionnel a fait un choix politique qui doit être considéré comme un affront pour les droits des femmes », a lancé Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT).

Les manifestantes étaient rassemblées place Colette à Paris, à deux pas de la rue Montpensier où est situé le siège du Conseil constitutionnel.

« Cette abrogation est un véritable permis de chasser », « on parle des Sages du Conseil constitutionnel, qu’ont-ils de sages à part leur titre? », « tout est perdu, mon harceleur se pavane depuis ce matin »: ce sont quelques-uns des témoignages, lus à une tribune, de femmes victimes de harcèlement et dont les plaintes sont annulées à la suite de la décision des neuf Sages.    Lire la suite

Algérie Législatives du 10 Mai 2012 : NON AU SCRUTIN DE LA HONTE.

Le Matin DZ du 5 mai 2012 :

La campagne électorale pour les  législatives algériennes a commencé. Le scrutin aura lieu dans l’immigration du 8 au 10 mai.

Le peuple algérien rejette massivement cette énième mascarade électorale. Mais les moyens lui permettant d’exprimer publiquement ce rejet lui font défaut. En effet, il n’ y a pas seulement les médias lourds (Télévisions et radios étatiques)  qui lui sont interdits. Le moindre attroupement public ou toute tentative de distribuer un tract dans la rue sont immédiatement stoppés. Leurs auteurs sont vite cernés, arrêtés et passés systématiquement à tabac avant d’être emmenés dans les commissariats.

Les raisons qui poussent les algériennes et les algériens à se désintéresser de ce scrutin sont celles là mêmes qui les avaient poussés à boycotter les scrutins passés (élections présidentielles d’avril 2009, élections législatives de mai 2007, etc.) :

– Une misère sociale galopante, touchant les masses populaires et une grande partie des classes moyennes et ce malgré une embellie financière due à la hausse durable des prix des hydrocarbures depuis le début des années 2000. Cette misère sociale côtoie les fortunes aux origines plus que douteuses et indécemment exhibées par ceux qui sont du bon côté du manche.    Lire la suite

Mauritanie : Le Mouvement National des Femmes organise une journée de sensibilisation sur la violence contre les femmes

Le Centre Guide pour la Migration de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie à Nouakchott, a abrité ce jeudi 3 Mai courant la journée de sensibilisation contre la violence faites aux femmes. Cette rencontre organisée par le Mouvement National des Femmes de la CGTM, a regroupé plus d’une vingtaine de femmes syndicalistes.

La Cérémonie d’ouverture a été présidée par la Présidente du Mouvement National des Femmes de la CGTM, Mme Oumoukelthoum Mint Mohamed qui a d’abord souhaité la bienvenue aux participantes avant de remercier ses partenaires notamment l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant qui a bien voulu accompagner les femmes de la Centrale pour la bonne tenue de cette journée.

Elle a indiqué que le phénomène de la violence à l’égard des femmes est considéré comme un crime « d’honneur » et que ces auteurs jouissent d’une impunité totale au même moment il constitue également une sérieuse menace pour leur emploi et un obstacle essentiel qui limite l’épanouissement professionnel des femmes.

Lire la suite

Espagne : Vive l’union des travailleurs précaires !

Courrier International le 04/05/2012

S’inspirant de la lutte anti-expulsion menée en Espagne, le collectif Juventud Sin Futuro (Jeunesse Sans Avenir) et le mouvement des Indignés mettent sur pied des outils pour combattre le travail informel et dénoncer les exploiteurs.

Rita prend le micro et commence à raconter son parcours. Etudiante en sciences politiques, cette jeune femme de 24 ans vit chez ses parents et n’a pas cessé d’aligner les emplois précaires : hôtesse d’accueil, professeur d’italien en soutien scolaire, vendeuse, serveuse à 5 euros de l’heure… Face à elle, une centaine de personnes rassemblées sur la place du 2 Mai, dans le quartier de Malasaña [à Madrid]. Parmi la foule, des chômeurs, des travailleurs, des grands-parents, des parents, leurs enfants. Certains ont atterri ici juste après la manifestation du 1er mai, d’autres l’ont boudée parce qu’ils ne s’y sentaient pas représentés. Assise sur les escaliers, Rita présente le projet que son association mûrit depuis des mois : la oficina precaria [le bureau précaire].  « L’une des armes des puissants, c’est la peur », explique la jeune femme. Et contre la peur, rien de tel que le fait de témoigner, de dénoncer ces situations. « Nous voulons rendre visibles les lieux où s’exercent les conflits du travail », annonce-t-elle. Cette proposition s’inspire de l’idée du collectif Stop aux expulsions, une organisation associée au 15-M [mouvement des Indignés] et à d’autres mouvements sociaux. Leur démarche: soutenir les familles en instance d’expulsion juste avant l’arrivée du juge et alerter les réseaux sociaux.

Lire la suite

Quatrième série d’images du 1er Mai 2012

Quatrième série de photos des manifestation du 1er Mai 2012 à travers le monde (voir aussi la première série de photos, la deuxième série et la troisième, le 1er Mai à Besançon, Lyon, Caen, Sandandaj, Chicago, Souleimaniye, Nazareth et Genève et des vidéos du 1er Mai en Allemagne et à Béjaïa).

Albuquerque (Nouveau-Mexique, Etats-Unis)

Ankara (Turquie)

Lire la suite

Fonderie Alu :  » A 30.000 E nets la prime, on la prend !

La Nouvelle République, 5 mai 2012 :

Exaspération et incompréhension. Hier, les salariés de la Fonderie Alu, de nouveau en grève, ont dû négocier la prime de départ au téléphone. Sans succès.

J’en ai marre. Les négociations sont vraiment âpres et difficiles. On n’avance pas ! Depuis août dernier qu’il se bat et après avoir assuré qu’il était bien persuadé de ne pas s’être battu pour rien tous ces derniers mois, Éric Bailly, secrétaire du Comité d’entreprise de la Fonderie Alu, semblait plutôt découragé, hier, vers 14 h 30, en sortant de la réunion où il était entré, quatre heures plus tôt.

Une réunion pour faire le point avec le représentant du mandataire judiciaire, à l’origine, et qui s’est vite transformée en réunion de négociation, le ministère du Travail et Jean-Pierre Raffarin entrant dans le jeu pour tenter de faire bouger une situation totalement bloquée.

Lire la suite