Archives quotidiennes : 24/04/2012

Hasan Abazi libéré

D’après LabourStart du 24 avril :

Nous avons appris hier, la libération de Hasan Abazi (Président du Syndicat Indépendant des travailleurs de la métallurgie du Kosovo) de sa prison en Serbie. Il a été relâché vendredi dernier et est maintenant de retour à son domicile.

La libération de Hasan vient à la suite, entre autres, d’une campagne en ligne durant deux semaines organisée et diffusée par LabourStart. Elle a généré près de 8 000 messages de protestation envoyés au gouvernement serbe en quelques jours.

« La mobilisation dans le monde, dont la réaction immédiate des militants de LabourStart et des syndicats pressant le gouvernement serbe, à travers l’UE, les ambassades et d’autres canaux diplomatiques, a clairement été un facteur décisif dans la décision de relâcher Hasan », a déclaré Jyrki Raina, Secrétaire général de la Fédération Internationale des Ouvriers Métallurgistes.

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Cattenom : La grève de sous-traitants de SPIE

France3.fr du 24 avril :

Deuxième semaine de grève lundi 23 avril pour les salariés qui ont lancé le mouvement le lundi précédent à la centrale nucléaire de Cattenom. Ces salariés s’inquiètent de la multiplication des incidents à la centrale et sont rejoints par des intérimaires.

Ils distribuent chaque matin vers 6h30 des tracts sur les routes autour du site de production nucléaire pour expliquer leur mouvement.

70% à 90% (selon les jours) des salariés de la Société Parisienne pour l’Industrie électrique (SPIE) un sous-traitant chargé de la maintenance des installations du site, demandent une meilleure sécurité après une succession d’incidents récents.

Ils ont été rejoint dans leur mouvement par les intérimaires de SPIE, jeudi 19 avril.

Tous dénoncent le manque de qualifications et les rendements imposés, au détriment, selon eux de la sécurité du site. Ils réclament également une revalorisation de leurs salaires et les mêmes avantages que leurs collègues d’EDF (majoration des heures de nuit et des dimanches travaillés, indemnités journalières de logement et de repas en mission).   Lire la suite

Corbeil : les salariés d’Altis encore au chômage partiel.

Le Parisien du 23 avrol :

L’avenir ne s’éclaircit pas pour Altis. A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 17 juin, la fabrique de puces électroniques installée entre Corbeil-Essonnes et Le Coudray-Montceaux va tourner au ralenti. La direction a décidé une mesure de chômage partiel.

C’est la deuxième fois qu’Altis Semiconductor force ses 900 salariés à prendre des « vacances ».  Il y a moins d’un mois, l’usine avait fermé dix jours à la suite d’une première mesure.

corbeil-essonnes. Le fabricant de puces électroniques Altis, malgré un plan social qui a sacrifié 400 emplois il y a deux ans, n’arrive pas à redresser la barre. A partir de demain et jusqu’au 17 juin, la direction impose le chômage partiel à ses 900 employés.

corbeil-essonnes. Le fabricant de puces électroniques Altis, malgré un plan social qui a sacrifié 400 emplois il y a deux ans, n’arrive pas à redresser la barre. A partir de demain et jusqu’au 17 juin, la direction impose le chômage partiel à ses 900 employés.

L’avenir ne s’éclaircit pas pour Altis. A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 17 juin, la fabrique de puces électroniques installée entre Corbeil-Essonnes et Le Coudray-Montceaux va tourner au ralenti. La direction a décidé une mesure de chômage partiel. C’est la deuxième fois qu’Altis Semiconductor force ses 900 salariés à prendre des « vacances ». 

Il y a moins d’un mois, l’usine avait fermé dix jours à la suite d’une première mesure.

Cette fois, les 900 salariés vont, suivant les situations, subir six ou neuf jours de chômage partiel par roulement. La direction les oblige également à prendre tous leurs congés et RTT disponibles. Comme la loi le prévoit, le personnel sera en partie indemnisé pour ces jours de salaires perdus. Une trentaine de cadres, mobilisés sur un projet, ne sont pas concernés. Contactée en fin de semaine dernière, la direction d’Altis n’a pas souhaité commenter sa décision.   Lire la suite

Après 170 jours, les Grecs toujours solidaires des grévistes de la sidérurgie

Libération du 24 avril :

C’est une véritable épreuve de force que mènent depuis plus de 170 jours les 380 ouvriers de l’usine sidérurgique grecque (La société Helliniki Halyvourgia) d’Athènes.

En grève depuis le 31 octobre 2011, ils se battent contre une réduction de leur temps de travail de huit à cinq heures par jour, qui entraînerait une coupe de leurs salaires de 40%. Il s’agit à ce jour de la plus longue grève enregistrée depuis que les premières mesures d’austérité ont été prises par le gouvernement en 2009. En réponse à ce refus des travailleurs d’accepter les nouvelles mesures, l’entreprise a commencé à licencier. Au début, ils étaient 18 congédiés, aujourd’hui, leur nombre a dépassé 80.

Avec la baisse nationale des salaires, il devient difficile d’envisager mieux ailleurs et la multiplication des licenciements rend l’avenir incertain, pour les salariés comme pour les chômeurs. Alors la majorité du temps, lorsque les chefs d’entreprise décident de baisser encore davantage les salaires, les salariés n’osent pas se battre par peur de perdre leur emploi. Ils vendent donc leur force de travail à un coût de plus en plus faible. La situation est la même partout en Grèce. La société Helliniki Halyvourgia est l’une des premières du pays à appliquer les dernières mesures votées par le gouvernement (notamment celle permettant aux entreprises de licencier 5% de leurs salariés chaque mois au lieu de 2% auparavant). De l’avis commun, le propriétaire de l’entreprise, John Manessis, profite de la situation de crise et des mesures prises par le gouvernement afin d’accroître encore d’avantage ses profits – qui perdurent malgré la crise avec une production croissante – et sa compétitivité.    Lire la suite

Clinique protestante de Caluire : « ce n’est plus tenable ! »

Lyon Capitale.fr  du 24 avril :

12 salariés de Sodexo, leader français de la restauration collective, sont en grève depuis six jours à la clinique protestante de Caluire. 

Après la suppression d’un poste de travail et demi en janvier dernier dans le cadre d’une réorganisation du travail voulu par la direction, 98% du personnel de cuisine a cessé le travail jeudi dernier. L’accès des camions de livraison a été bloqué lundi.

Les grévistes réclament l’embauche immédiate d’un salarié supplémentaire. « Ce n’est plus tenable, explique Amar Lagha, délégué syndical CGT. On court tout le temps, il nous manque du personnel. Et cela a des conséquence sur l’hygiène et la qualité du service rendu aux patients« .

Selon lui, les patients (230 lits environ, 300 à la fin de l’année), ainsi que ses collègues préposés au ménage et l’ensemble des médecins de l’établissement ont signé une pétition qui réclame une amélioration du service. La direction de Sodexo doit faire des propositions en début d’après midi.

Les éboueurs en grève pour leur collègue aux 62 CDD

Charente Libre du 24 avril 2012 :

Pascal Berteau a accumulé, les contrats courts. Il est handicapé depuis qu’il a été agressé à coup de batte de base-ball au cours d’une tournée. Ses collègues déclarent une grève illimitée pour le soutenir.

Pascal Berteau, éboueur,  a accumulé 62 CDD pour le service des déchets ménagers de GrandAngoulême. Il est en plus handicapé à 20% depuis qu’à l’occasion d’une tournée il y a quatre ans, il a été violemment agressé par deux hommes ivres à coup de batte de base-ball.Il ne comprend pas pourquoi l’agglomération lui a signifié par courrier qu’il n’aurait plus de contrat à la fin du mois d’avril.  Ses collègues non plus, qui ont décidé de se mettre en grève illimitée à partir de jeudi, pour exiger son intégration.
Sourd d’une oreille à 80%, comme il ne peut plus être ripper, son premier poste, la ville avaity financé son permis poids-lourd pour lui permettre une reconversion. «Ils ont investi dans une formation et ils auraient avantage à me garder! insiste l’intéressé. Si encore j’étais une tête de con, toujours absent…» Mais, depuis 2007, il répond présent. De gardien de déchetterie à la distribution des sacs, il a tout fait. «J’ai reçu mes notes ce matin, et je suis bien noté», assure-til.
«Si j’attaque demain, je gagne.» L’agent a beau être certain que le tribunal administratif lui donnera raison, il n’a pas envie de porter son affaire devant les tribunaux. Du moins pour l’instant. «Moi, ce que je veux, c’est travailler.»
«On est un peu surpris par cette grève», commente Didier Louis, vice-président de l’agglomération. «Il est regrettable que les usagers soient pris en otage», ajoute Patrick Coué, le directeur général des services, sans pouvoir estimer les perturbations. «J’espère que les grévistes réfléchiront bien avant aux conséquences, reprend l’élu. Si on doit être plus strict sur les congés des titulaires pour ne plus employer de CDD, on le fera!»     Lire la suite

Irak : Déclaration pour le 1er Mai 2012

Déclaration du 1er Mai 2012 du Parti Communiste-Ouvrier de Gauche d’Irak :

Nous sommes les 99 % !

Les villes, les rues et les usines sont à nous. Nous avons le droit de décider de notre futur.

Vive le Premier Mai, Journée Internationale des Travailleurs

Cette année le Premier Mai est très différent de celui des précédentes années depuis la Révolution Socialiste d’Octobre en Russie. Cette journée est cette année unique grâce à la large intervention des masses dans la vie politique et de leur volonté de décider de leur propre destin. Des millions descendent dans les rues de nombreuses villes à travers le monde dans une protestation anti-capitaliste sans précédent. Les flammes du Printemps Arabe d’abord, puis le mouvement des 99%, d’Occupy Wall Street et les villes, les soulèvements et luttes des masses et des travailleurs en Espagne, en Grèce, en Italie, aux Etats-Unis et dans les capitales du monde ont créé un tournant historique dans le déroulement de la lutte des classes en faveur des masses. Cela représente un tournant pour avancer vers la fin du pouvoir capitaliste, le pouvoir des 1%. Les mouvements révolutionnaires en Afrique du Nord ont fait tombé les dictatures les plus répressives du monde arabe. Les vagues des révolutions sont toujours hautes et se développent jour après jour. C’est au coeur de cette atmosphère qu’a lieu la Journée Internationale des Travailleurs en 2012.

La classe bourgeoise, alors qu’elle fait face à une masse énorme de protestations, est engluée dans une de ses pires crises économiques, politiques et intellectuelles, en particulier après la crise des sub-primes, crise qui s’est étendue à travers le monde. La bourgeoisie est aujourd’hui incapable de résoudre ce problème, tout en gaspillant des milliards de dollars d’impôts pris aux travailleurs et aux masses laborieuses. Ces tentatives ne résoudront rien. Le chômage a atteint ses taux les plus hauts en Europe, des politiques économiques d’austérité sont appliquées, toutes les conquêtes ouvrières sont attaquées, on coupe dans les budgets pour les personnes qui en ont le plus besoin comme les anciens et les malades, les travailleurs et les retraités, dans la majorité des pays capitalistes les plus développés, alors que dans ce qui est appelé tiers-monde, des milliards de personnes vivent dans la faim, la misère, la privation de nourriture saine, d’eau potable, de service de santé, d’éducation, d’électricité, de logements décents, et autres besoins vitaux les plus basiques, tout en travaillant de longues heures, prenant des risques permanents pour leur santé à cause des dangereuses conditions de travail et l’absence de législation protectrice et la négation des droits syndicaux. Alors que l’on prive les masses du bien-être, que l’on impose l’austérité, les licenciements et les expulsions de logement, cela s’accompagne des politiques réactionnaires contre les identités et les droits de citoyenneté, la dégradation des droits des femmes, l’imposition d’identités religieuses, sectaires et ethniques, la négation de la dignité humaine de milliards de personnes. Toutes ces attaques de la classe bourgeoise ont poussé la population dans les rues et sur les « Places de la Libération » (NdT : Tahrir en arabe) pour montrer leur mécontentement et leur colère, leur rejet et leur dénonciation, leur refus et leur insoumission, et pour commencer une révolution.

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