Communiqué sur les élections présidentielles

Initiative Communiste-Ouvrière, 22 avril 2012 :

Sans surprise, le deuxième tour de l’élection présidentielle opposera Hollande et Sarkozy, c’est à dire pour nous les travailleuses et les travailleurs le choix entre une politique d’austérité de droite ou une politique d’austérité de gauche, des mesures anti-ouvrières imposées par un gouvernement UMP ou par un gouvernement PS, et quelque soit le gagnant nous resterons soumis huit heures par jour à l’arbitraire de patrons et d’actionnaires que nous n’avons jamais élus, qui peuvent de jour au lendemain nous licencier ou nous faire subir les pressions les plus atroces. Les élections n’ont jamais et ne changeront jamais cette réalité là. La classe capitaliste, classe dominante, ne peut pas être renversée par les urnes.

Depuis cinq ans, nous subissons la politique de Sarkozy, ses plans d’austérité, et ses attaques ininterrompues contre nos droits. Aussi bien des travailleuses et des travailleurs s’apprêtent à se saisir des élections pour virer Sarkozy. Il est clair cependant, y compris pour bon nombre d’électeurs de gauche, qu’il n’y a pas la moindre amélioration à attendre d’un président PS. Hollande n’a d’ailleurs même pas daigné faire des promesses concernant des augmentations de salaires, le retour de la retraite à 60 ans, la régularisation de nos camarades sans-papiers, l’arrêt des suppressions de postes dans le public, la lutte contre le travail précaire, le chômage et les licenciements ou toute autre revendication de notre classe sociale.

Que les travailleurs s’abstiennent, votent blanc ou veulent se saisir des élections pour exprimer leur ras-le-bol, ce n’est pas ce qui sera déterminant, mais bien les luttes sociales, qui représentent le seul véritable espoir de changement. A tous, nous disons : le seul vote qui compte vraiment, c’est le vote de la grève sur son lieu de travail, l’engagement dans les luttes sociales pour montrer la détermination de la classe ouvrière à ne pas se laisser écraser par les plans d’austérité, les bas salaires, la hausse des prix, la pression patronale et la cruauté managériale, à marcher vers une société libérée de l’exploitation capitaliste.

Et dans un premier temps, toutes et tous dans la rue le 1er Mai 2012 pour dire haut et fort au prochain président, au prochain gouvernement et à la classe capitaliste que nous ne nous laisserons pas faire !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s