Grève des municipaux à Saint-Savournin

La Provence, 20 avril 2012 :

Une grève à Saint-Savournin ! Difficile d’imaginer que la colère gronde dans ce petit village du pays minier, habituellement tranquille. Pourtant hier matin, à l’appel du STIP CGT (Syndicat des Territoriaux de la région gardannaise), une partie des agents municipaux, tous secteurs confondus (administration, école, police municipale), avaient déposé un préavis de grève et ont manifesté devant le groupe scolaire où ils ont distribué une centaine de tracts aux parents d’élèves.

L’objet de cette colère ? « Des mesures excessives » selon les grévistes, prises par le directeur général des services Philippe Llinares, ancien conseiller municipal élu sur la liste du maire en 2008 et en poste depuis novembre 2009. « Insultes, remarques déplacées, discriminations, abus de pouvoir »… des mots durs que le maire André Lenel, présent hier matin à l’école avec huit adjoints et conseillers municipaux, réfute. « Des blâmes injustifiés » ont été également donnés à une secrétaire aujourd’hui en retraite et à la bibliothécaire. « La conciliation et le recours gracieux n’ont rien donné, je vais saisir le tribunal administratif », explique Véronique Deltour dont le blâme est aux motifs de « non-respect de la hiérarchie et non continuité du service public ». « Le nombre de prêts et de lecteurs sont en hausse de 30 % cette année, je pensais servir la commune au mieux », raconte la bibliothécaire. « Toutes les activités ont été arrêtées, ajoute Marinette Volponi du collectif des bibliothèques de l’Agglo en cours de création. « Dans le cadre de Marseille Provence 2013 nous avons mis en place un projet intitulé « Nous serons tous d’ici ». En interdisant toute activité culturelle supplémentaire cela met en péril le projet », insiste-t-elle.

Une salariée gréviste des écoles, Sabine Hernandez, parle, elle, de « discrimination syndicale ». « J’ai été menacée par le responsable Laurent Lenel, parce que je suivais une formation syndicale et il a mis ses menaces à exécution en changeant mon planning et en me passant de la garderie au ménage ». Des accusations fausses selon le fils du maire qui explique avoir changé « les emplois du temps pour pouvoir tourner en terme d’effectifs ». Les propos seraient « amplifiés » et « déformés ». « On a peut-être été trop cool », jusque-là dit-il encore. Le maire aussi, visiblement las de cette situation reconnaît aujourd’hui « avoir été trop brave » pendant des années. Il a refusé hier de recevoir les grévistes expliquant que cela avait été fait à plusieurs reprises. « Le syndicat refuse une réunion » dit-il. Faux, rétorque la partie adverse qui la réclamait haut et fort hier.

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