Archives quotidiennes : 04/04/2012

Chili : un policier décède après une perquisition dans une communauté mapuche

Claire Martin pour RFI.  Article publié le : mercredi 04 avril 2012

Les circonstances de la mort du sergent des forces spéciales Hugo Albornoz sont encore confuses. Selon le préfet de la région, la police aurait été victime « d’une embuscade ». Elle menait une perquisition dans la communauté mapuche Wente Winkul, et c’est après, en sortant, qu’elle aurait été attaquée.

Le sergent a été touché au cou, il a succombé de sa blessure à l’hôpital. Le ministre de l’Intérieur a annoncé hier la création d’un Comité spécial de sécurité. Il s’agit, selon Rodrigo Hinzpeter, d’analyser les actions violentes dans la région et d’accélérer les procès contre leurs auteurs. Une justice plus expéditive donc et sans doute une augmentation des contrôles.

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6 avril : Arrivée des sidérurgistes d’ArcelorMittal Florange à Paris

Les sidérurgistes de l’usine ArcelorMittal sont partis le 28 mars de Florange. Ils arriveront à Paris le 6 avril.

A 19 heures, Bernard LAVILLIERS et ZEBDA donnent un concert gratuit aux jardins du Trocadero (Paris) : venez nombreux !

Suivre la marche des ouvriers d’ArcelorMittal sur leur blog

Perquisition à REN-TV pour préparer des attaques contre des anti-fascistes

Ce 4 avril 2012, la police de Moscou a perquisitionné les bureaux de la chaîne de télé privée REN-TV. La police a saisi une vidéo d’un reportage de 2009 sur les antifascistes russes, affirmant que cette vidéo devait être « en sécurité » comme « preuve dans une affaire hooliganisme ».

Tout laisse craindre que les anti-fascistes de Russie, déjà soumis aux violences de néo-nazis et au harcèlement de la police, ait a subir une nouvelle vague de répression.

Les étudiantes et étudiants envahissent les rues du Québec

Communiqué de la Classe, 4 avril 2012 :

Alors que le mouvement de grève étudiante regroupe toujours plus de 190 000 personnes dont 89 000 jusqu’au dépôt d’une offre formelle de la ministre Beauchamp, des milliers d’étudiantes et d’étudiants prennent les rues de plusieurs villes du Québec, notamment à Montréal, Québec, St-Félicien et St-Jérôme. « Le mouvement de grève se durcit. Près de la moitié des grévistes le seront jusqu’à ce que la ministre de l’éducation dépose une offre formelle au mouvement étudiant. Les libéraux ont le dos au mur! » affirme Jeanne Reynolds co-porte-parole de la CLASSE.

La CLASSE tient à rappeler que la hausse des frais de scolarité s’inscrit dans un contexte politique beaucoup plus large. « La hausse des frais de scolarité n’est que la pointe d’un iceberg beaucoup plus imposant. Avec l’imposition de la taxe santé, et l’augmentation des tarifs d’Hydro-Québec, elle fait partie d’une vague sans précédent de tarification et de privatisation des services publics qui attaque l’ensemble de la population.» poursuit Mme Reynolds.

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Inde : Grève dans la zone industrielle de Haridwar

Le journal allemand « Die Rote Fahne » indique dans son édition du 4 avril que depuis 14 jours les travailleurs de deux entreprises de sous-traitance, Satyam Auto et Rockman Industries, sont en grève dans la ville de Haridwar (Etat de Uttarakhand, Inde). Les ouvriers, payés au salaire minimum, sont en grève pour une hausse de salaires et la reconnaissance de leur syndicat.

Ces deux entreprises travaillent pour Hero MotoCorp (anciennement Hero Honda), le plus grand producteur mondial de deux roues. A Hardwar, les deux entreprises en grève se trouvent dans une immense zone industrielle avec plus de 850 entreprises et plus de 70.000 ouvriers. Des actions de solidarité ont été organisées dans d’autres boîtes de la zone industrielle.

« Musulmans d’apparence… »

Initiative Communiste-Ouvrière, 3 avril 2012 :

L’expression employée par Nicolas Sarkozy n’est pas un lapsus, ni même une erreur de communication. C’est extrêmement révélateur de sa pensée, de la pensée conservatrice en général : la religion est quelque chose qui se voit sur la figure, ou qui devrait se voir. Des blancs chrétiens et des arabes musulmans, en résumé – et la figure du figure du caporal Abel Chennouf, de religion catholique, vient troubler cet ordre racial au point de faire fourcher la langue du président. C’est un condensé tragique de la pratique policière du délit de faciès et de l’ordre raciste qui assigne à chacune une religion immuable. Comme si celle-ci était génétiquement transmissible, comme si elle faisait partie de l’essence même d’un individu, un individu désindividualisé par la même occasion puisqu’il n’est plus que ses croyances, ses aspirations, sa conception de la vies lui sont assignées par sa naissance, par ses origines. Toute philosophie de l’ordre naturel est nécessairement réactionnaire, et plus encore quand elle s’applique à l’être humain.

Le plus sinistre, c’est que le président Sarkozy partage cette conception raciste avec Mohammed Merah, le tueur toulousain. Si celui-ci s’est attaqué à des soldats « d’origine maghrébine », c’est semble-t-il parce que, selon son idéologie islamiste, ils n’auraient pas du servir la France, encore moins dans une unité envoyée en Afghanistan – où certains n’avaient d’ailleurs jamais mis les pieds. Autrement dit, plus que des traitres à leur religion, ce sont des traitres à leur « race », dans la mesure où les deux notions sont confondues. Le film « La désintégration », fort peu cité dans les débats sur les tueries de Montauban et de Toulouse alors qu’il est sorti fort peu de temps avant, donnait une illustration fine et nuancée, mais très clair de ce processus : la propagande du militant islamiste consiste à faire comprendre à ses futures recrues qu’elles ont oublié leurs origines et qu’elles doivent y revenir ; la religion n’est pas un choix spirituel, mais une conséquence nécessaire de leur naissance.

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Sequedin (59) : le patron de l’imprimerie Decoster séquestré depuis ce matin

Fin mars, les salariés de l’imprimerie Decoster, placée en liquidation judiciaire, annonçaient que leur mouvement de grogne pourrait « changer de visage » s’ils n’obtenaient pas satisfaction sur l’obtention de primes extra-légales.

Ce matin, ils ont mis leur menace à exécution et retiennent, depuis 10 h 30, leur ancien patron dans les locaux de Sequedin. « On veut qu’il réponde à des questions et qu’il donne un accord de principe sur les primes extra-légales », assure Frédéric Deregnaucourt, représentant du personnel. Une réunion est prévue à 17 h, en présence du directeur départemental du travail.