Espionnage à Ikea : Une cadre en garde à vue.

Une cadre d’Ikea France a été placée jeudi matin en garde à vue, a indiqué une source proche du dossier. Cette interpellation intervient dans le cadre de l’affaire des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients du géant suédois de l’ameublement.

Un rebondissement de plus dans l’affaire Ikea France. Alors que le géant suédois de l’immobilier est soupçonné de surveillance illégale de salariés et de clients, une de ses cadres a été placée en garde à vue ce jeudi matin. Selon une source proche du dossier confirmant une information de L’Expansion, cette salariée est l’adjointe du responsable du département « gestion du risque » d’Ikea France. Ce même cadre ayant lui-même interpellé il y a une quinzaine de jours. Son interrogatoire avait duré duré quelques heures.

Des perquisitions ont eu lieu dans le bureau et au domicile de cette cadre, selon la source. Pour le moment, aucune autre information n’a filtré à ce sujet. Impossible de savoir pour quelles raisons cette cadre a été interpellée. Depuis le 1er mars, le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre Xdu syndicat FO, à laquelle s’est ensuite associée la CFDT et la CGT.  

Des cadres « mis en disponibilité »

Dans sa plainte, le syndicat FO soupçonne la filiale française du groupe suédois d’avoir demandé à des enquêteurs privés des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers, ou les comptes en banque de salariés ou de clients en litige avec le groupe. Après la révélation de cette affaire, la direction d’Ikea France s’était dissociée « de comportements contraires à l’éthique » et avait ouvert une enquête interne. Trois de ses cadres, mis en cause, dont le directeur du département « gestion du risque », avaient été mis « en disponibilité ».

La semaine dernière en effet les soupçons de surveillance illégale au sein du géant suédois de l’ameublement ont amené l’entreprise à mettre sur la touche deux nouveaux dirigeants, dont l’ancien patron Jean-Louis Baillot. Plus expressément, ils sont « mis en disponibilité, parce qu’il y a la présomption d’innocence ». C’est-à-dire que ces deux cadres ne pourront plus prendre part aux moindres décisions touchant de près ou de loin l’entreprise. Ils ne sont pas pour autant licenciés. L’affaire est donc loin d’être terminée.

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