Nouvelle grève surprise à l’usine ArcelorMittal de Florange

La Tribune, 13 mars 2012 :

Des métallurgistes bloquaient ce mardi matin l’accès aux bâtiments administratifs de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle). En pleine campagne présidentielle, les employés veulent sauver les deux hauts-fourneaux de l’aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois.

Les ouvriers de Florange ne laisseront pas tomber, et comptent profiter jusqu’au bout de leur arme maîtresse : la pression sur les candidats à la présidentielle. Des métallurgistes bloquaient ce mardi matin depuis 6h30 l’accès aux bâtiments administratifs de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle), a constaté un journaliste de l’AFP. Une trentaine d’ouvriers portant des chasubles de la CFDT et de la CGT avaient pris position devant le poste de contrôle menant aux « grands bureaux » où travaillent d’ordinaire plusieurs centaines de cadres.

Dans la lumière blafarde de l’aube, les métallos ont improvisé devant les grilles un bûcher avec des ballots de paille et des palettes de bois. Quelques cadres et personnels administratifs ont été contraints de faire demi-tour par les ouvriers protestataires qui craignent une fermeture prochaine de l’aciérie. La plupart des cols blancs embauchent à 08H00. « Il s’agit de perturber une nouvelle fois la production du site » qui est en partie pilotée depuis les « grands bureaux », a expliqué un syndicaliste.

Le « cauchemar du gouvernement »

Il s’agit du deuxième blocage de l’accès aux bâtiments administratifs de l’usine en moins de deux semaines. Le 28 février, une cinquantaine de métallos avaient bloqué pendant une douzaine d’heures l’accès aux « grands bureaux ». Ce blocage avait été jugé « inacceptable » par la direction Atlantique-Lorraine du groupe. « ArcelorMittal condamne vivement le blocage (…) par un groupe restreint de syndicalistes (qui) interdisent ainsi l’accès à leur lieu de travail aux autres salariés de l’entreprise », avait estimé la direction dans un communiqué.

En engageant le mouvement le 20 février, une intersyndicale CFDT-CGT-FO (la CGC/CFE s’en est retirée depuis) avait promis de faire de Florange « le cauchemar du gouvernement » si les deux hauts-fourneaux de l’aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n’étaient pas remis rapidement en route. ArcelorMittal assure qu’il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande mondiale d’acier insuffisante.

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