La militante et défenseuse des droits humains Narguess Mohammadi condamnée à 6 années de prison.

La militante et défenseuse des droits humains Narguess Mohammadi condamnée à 6 années de prison.

Article in Persian:
 http://www.rahana.org/archives/48417

Nouvelles parvenues d’Iran ce 7 Mars 2012 via les sites Freedom Messenger et le site du collectif et agence Iranienne de défense des droit humains : 

Envers RAHANA news: Narguess Mohammadi qui  était la vice-présidente du Defenders of Human Rights Center in Iran,  a été rendue une sentence révisée par la cour d’appel de la  26è branche  de la cour du“tribunal révolutionnaire” présidée par le juge Pir-Abassi, qui avait  prononcé une peine de prison de 5 ans pour cette militante assortie de 5 années de prison  supplémentaire  pour “assemblage et  collusion en vue d’agir contre la sécurité nationale et être une membre du DHRC”,  augmentée d’une autre année de prison pour “propagande contre le régime”. Soit un total de 11 an de prison.

La peine de prison de 11 ans à maintenant a été réduite à passer 6 ans derrière les barreaux. Selon  un rapport  transmis par le  DHRC, cette nouvelle décision judiciaire a été émise et  annoncée  a l’avocat de Narguess Mohammadi  le 15 Janvier 2012 dernier. La peine de prison  pour cette prisonnière politique a commencé le 4 Mars 2012. L’annonce a été faite par la cour d’appel  qui a confirmée l’avoir rendue en tenant compte de la sentence de la cour préliminaire.   

Le Juge Pir-Abassi, présidant la 26e chambre du “tribunal révolutionnaire” de Téhéran avait peu de temps  avant de  faire condamner Narguess Mohammadi à une peine initiale de 11 années de prison,   émis une peine de 18 ans  de prison contre  un autre  ami et compagnon de lutte de Narguess,  visant Abdolfattah Soltani un avocat primé pour ses actions de défense des droits humains  en  tant que président du Defenders of Human Rights Center in Iran,   qu’il avait cofondu avec  la prix Nobel de la Paix et célèbre avocate Iranienne  Shirin Ebadi. Cinq autres éminents avocats Iraniens, également membres  du Defenders of Human Rights Center in Iran, avaient eux aussi reçus ce prix en 2001 et en 2003 et les félicitations du secrétariat d’état chargé des questions relatives aux  droits de l’homme du  gouvernement français.

Le 9 Janvier 2009 dernier,  sans  donner le moindre avertissement, les agents des forces répressives, ont fouillé les bureaux de l’organisation du Defenders of Human Rights Center in Iran et ont illégalement fermé ses locaux. Depuis lors, tous les membres de cette organisation, ont étés soumis à des menaces constantes et à des actes d’harcèlements et d’intimidations de toutes natures.

Au cours de ces trois dernières années,  les agent gouvernementaux du ministère des renseignements  ont exigé que 3 membres  du Defenders of Human Rights Center in Iran  démissionnent. Ils ont ensuite ordonné à  Shirin Ebadi d’écrire des “lettres de confessions “et de faire de faux aveux télévisées  à plusieurs reprises. Depuis les débuts de sa détention,  Shirin  fait aussi l’objet de pressions constantes et d’interdictions répétées de recevoir des visites de sa famille en prison.

Le régime continue encore aujourd’hui de faire des menaces et de faire subir des violences, contre les membres du Defenders of Human Rights Center in Iran. Certains de ses activistes reçoivent des appels téléphoniques menaçants et constants à leurs domiciles, qui visent aussi leurs familles, subissent des pressions et des chantages  sur leur lieux de travail ou  font l’objet de transfert de cellules illégaux  d’une prison à l’autre pour leurs militants incarcérés.

Narguess Mohammadi avait été arrêtée par les forces répressives de sécurité en Juin 2010 et libérée sous caution trois semaines plus tard. Elle avait aussi  reçu le Prix International Alexander Langer en 2009, qui félicite les militant-es et activistes pour leurs défenses des droits humains, pour leurs engagements civils  exceptionnels, dans les domaines culturels et sociaux.

En Iran,  il existe des preuves d’une atmosphère très lourde et d’une nouvelle  série de  pressions accrues contre les militants et militantes des droits de l’homme dans le pays. Cette violence d’Etat et cette répression servent uniquement à masquer les conflits internationaux du gouvernement et l’augmentation de l’insatisfaction intérieure sur les sujets politiques et sociaux.

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