Archives quotidiennes : 10/03/2012

Face à une grève qui ralentit sa production, LME veut suspendre les contrats de ses salariés.

« On nous demande des sacrifices, et en échange, qu’est-ce qu’on obtient ? Même pas un paquet de cigarettes, une augmentation de 4 E nets ».

Hier, Philippe Semura, délégué syndical CGT, harangue la quarantaine de salariés réunis en assemblée générale dans la cour de l’usine LME, à Trith-Saint-Léger. « On ne va pas lâcher ! », lance l’un d’entre eux.

 Depuis lundi, aciérie et laminoir affichent un taux de grève record, selon le syndicaliste : « Un bon 300 personnes », sur près de 400 employés en CDI.

À la base de la grogne, les négociations annuelles obligatoires des salaires. Côté CGT, on verrait bien reconduite l’augmentation obtenue l’an passé à savoir une quarantaine d’euros en plus à la fin du mois. « La direction a proposé 0,5 %. Cela fait 7 E bruts : on nous dit de ramasser les miettes ! C’est la goutte d’eau pour des ouvriers qui ont déjà concédé des « sacrifices », notamment en renonçant à des pauses ou en acceptant d’amplifier leurs horaires.

Lundi donc, ils se mettent en grève, un mouvement « réfléchi », selon le délégué syndical. Pour que les salariés soient pénalisés le moins possible, c’est une grève perlée – ils cessent le travail à tour de rôles – qui a été décidée. Mais l’organisation de l’usine est ainsi faite qu’une heure de grève dans les laminoirs bloque la production deux heures dans les aciéries, et la chaîne est à l’arrêt.   Lire la suite

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Le travail des femmes vaut plus: les inégalités, ça suffit !

CommuniquésFemmes :

Le 8 mars, journée internationale de la femme, Unia exige avec le slogan «Notre travail vaut plus» le respect de l’égalité salariale et une revalorisation des salaires des femmes. Le syndicat ne lâche pas prise sur la question salariale.

Unia distribue aujourd’hui des roses et des tracts dans plusieurs centaines d’entreprises du commerce de détail et de l’industrie et rend hommage au travail des femmes. Unia a été présent aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale de la femme, dans plusieurs centaines d’entreprises du commerce de détail et de l’industrie. Le syndicat continue à condamner les inégalités de salaires qui pénalisent toujours les femmes en Suisse. Elles gagnent encore près de 20% de moins que les hommes, bien que la Constitution et la Loi interdisent les discriminations salariales. Et sur les 400 000 personnes qui gagnent moins de 4000 francs par mois, les trois-quarts sont des femmes. Rien ne justifie que les femmes soient pareillement lésées. Unia dénonce ce scandale et exige le respect de l’égalité des salaires, ainsi qu’une revalorisation des salaires des femmes.Unia réclame des entreprises qu’elles prennent leurs responsabilités: c’est à elles d’agir en premier lieu pour faire respecter l’égalité des salaires en adhérant par exemple au Dialogue sur l’égalité des salaires. Cet outil leur permet de contrôler très simplement les salaires et d’ainsi faire véritablement avancer l’égalité salariale. Trop peu d’entreprises y ont jusqu’à présent participé. Les travailleuses peuvent agir collectivement sur ce point, en incitant leur entreprise à faire la démarche. Sur le plan légal, l’introduction d’un salaire minimum de 4000 francs permettrait aussi de corriger ces inégalités et bénéficierait à 350 000 femmes travaillant dans des professions à bas salaires où elles sont majoritaires.Unia a placé sa journée d’action dans la perspective d’une lutte historique et rappelé la grève «du pain et des roses» des travailleuses américaines. Il y a 100 ans, ce combat courageux avait permis d’améliorer le sort des travailleuses et d’obtenir des augmentations de salaires allant jusqu’à 25%. Unia a donc distribué des roses aujourd’hui pour rendre hommage au travail des femmes, tout en les encourageant à s’engager concrètement pour l’égalité.

8 mars 2012.

ADECCO (Intérim). 530 emplois menacés pour conforter des profits en hausse.

Communiqué CGT 9 mars 2012 :

Le 1er mars, le groupe ADECCO publiait ses résultats pour 2011. Un chiffre d’affaires de 20,5 milliards d’€ (+ 10%), un résultat d’exploitation de 763 millions d’€ (+14,4 %) et un bénéfice net de 519 millions d’euros, en hausse de 23% par rapport à 2010. Pour l’année 2012, une augmentation du versement des dividendes aux actionnaires de + 64. Des résultats qui ne l’empêchent pas d’annoncer une restructuration sur ses trois entreprises-phare : ADIA, ADECCO et AGF.

Celle-ci se traduirait par la suppression de 530 emplois, la fermeture de 165 agences et 19 centres administratifs. La direction du groupe maquille cette restructuration en plan de départs volontaires mais la CGT du groupe et l’Union syndicale de l’Intérim CGT qualifient l’opération de « véritables licenciements déguisés entraînant dans la spirale des dizaines de milliers de salariés intérimaires qui vont se retrouver jetés eux aussi au chômage, perdant au passage droits et acquis sociaux cumulés durant de longues années de missions (droits liés à l’ancienneté, couverture sociale, droits au CE…) et difficultés supplémentaires pour retrouver un emploi qualifié. » Dans un tract daté du 8 mars, la CGT ADECCO, la CGT ADIA, la CGT AGF (Adecco Groupe France), et l’Union Syndicale de l’Intérim-CGT, appellent à la mobilisation et la grève.

Turquie. L’OIT occupée…

Alors que les syndicats professionnels en Turquie réclament une refonte du droit du travail et sa mise en conformité avec les normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le gouvernement joue la montre. 

Un projet de loi rétrograde est maintenant soumis au Parlement restreignant le droit de grève et le droit à la négociation collective. Des militants des organisations syndicales ont décidé d’occuper les bureaux de l’OIT à Ankara et d’y passer la nuit.

site web (en anglais).

Source

9 mars 2012.

Grève générale pour le 100e jour du Premier ministre espagnol.

La grogne grandit en Espagne où les syndicats ont appelé, ce vendredi, à une grève générale pour le 29 mars afin de protester contre la politique de rigueur du gouvernement conservateur. Seules cinq grèves générales ont eu lieu depuis 1977.

C’est un premier grand test pour le Premier ministre espagnol conservateur Mariano Rajoy. Contre une politique de rigueur encore plus sévère que celle menée par le gouvernement précédent, les syndicats ont appelé, ce vendredi, à une grève générale le 29 mars. La cinquième du genre depuis le retour des libertés syndicales en 1977. La dernière avait été organisée le 29 septembre 2010 pour protester contre une précédente réforme du marché du travail introduite par le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

« C’est la réforme la plus régressive de l’histoire de la démocratie espagnole », a réagi Ignacio Fernandez Toxo, le secrétaire général de l’un des deux principaux syndicats espagnols, CCOO. Devant une grande banderole rouge marquée du slogan « Ils veulent en finir avec tout, avec les droits du travail et sociaux », ce dernier a dénoncé une réforme qui « introduit le licenciement libre et gratuit ». A ses côtés, Candido Mendez, dirigeant de l’autre grand syndicat, UGT, a dénoncé une « décision brutale » et « sans précédent » du gouvernement.    Lire la suite

Nouvelle grève dans les entrepôts de Cdiscount.

Une centaine de salariés de la plate-forme logistique girondine de l’e-marchand réclame que soit relevée l’augmentation salariale décidée par la direction.

Le 8 mars, une centaine de salariés de la plateforme logistique de Cdiscount, à Cestas (Gironde), se sont mis en grève à la suite de négociations salariales n’ayant pas abouti. Dans le cadre des négociations annuelles, la CFDT et la CFE-CGC ont accepté l’augmentation salariale de 2,5% proposée par la direction de l’e-commerçant. La CGT et FO n’ont de leur côté pas signé l’accord et, soulignant que cette augmentation dépassait à peine l’inflation (2,1% en 2011), ont appelé à la grève et à une « meilleurs redistribution des profits ».

 La direction a répliqué avoir amélioré la couverture sociale des salariés, relevé la prime conventionnelle et recruté 400 CDI en trois ans. Un vote décidera aujourd’hui de l’éventuelle reconduction de cette grève. Le 9 février dernier, 90 salariés de la plateforme de Cestas avaient déjà cessé le travail, cette fois pour protester contre leurs conditions de travail en particulier en temps de grand froid, comme ils l’avaient déjà fait en 2008.

Publié le 09/03/2012

Kenya: des soignants démoralisés par leur travail, pas émus par les menaces.

« Surchargés », mal payés et sous-équipés, les personnels de santé du Kenya, en grève depuis le 1er mars, se disaient vendredi « démoralisés » par leurs conditions de travail, mais peu impressionnés par l’annonce du gouvernement la veille de révoquer 25.000 grévistes.

La grève a en effet sérieusement perturbé le fonctionnement des établissements hospitaliers publics: le gouvernement affirme que les patients sont privés de soins et la presse kényane fait état de plusieurs décès.

La grève a en effet sérieusement perturbé le fonctionnement des établissements hospitaliers publics: le gouvernement affirme que les patients sont privés de soins et la presse kényane fait état de plusieurs décès.

Stanley Nderitu, un représentant des grévistes sans affiliation syndicale, estime à 40.000 le nombre de personnels soignants au Kenya, dont la moitié d’infirmiers et infirmières.

« La grève continue! », scandent un peu plus d’un demi-millier d’entre eux, en grande majorité des femmes d’âges divers, rassemblés devant l’entrée de l’immeuble du ministère de la Santé, après une brève marche dans le centre administratif de la capitale kényane.

Seuls deux policiers gardent le bâtiment. L’ambiance est bon enfant, mais les revendications fermes.

« Nyong’o nous voulons nos droits, et toi tu vas te faire soigner à l’étranger! », chantent en swahili les manifestants, à l’adresse du ministre de la Santé Peter Anyang Nyong’o, parti l’an dernier se faire soigner un cancer de la prostate aux Etats-Unis.   Lire la suite