Marionnaud devant la justice pour des licenciements chez un sous-traitant.

PARIS (AFP) – Le parfumeur Marionnaud comparaît mardi devant le tribunal de grande instance de Paris, assigné en référé par les salariés d’un sous-traitant logistique qui accusent le groupe de ne pas respecter ses obligations en fermant cette plate-forme et en supprimant 75 emplois.

Le procès, qui devait avoir lieu le 31 janvier, avait été renvoyé.

Le parfumeur Marionnaud comparaît mardi devant le tribunal de grande instance de Paris, assigné en référé par les salariés d'un sous-traitant logistique qui accusent le groupe de ne pas respecter ses obligations en fermant cette plate-forme et en supprimant 75 emplois. ( © AFP Franck Fife)

Le parfumeur Marionnaud comparaît mardi devant le tribunal de grande instance de Paris, assigné en référé par les salariés d'un sous-traitant logistique qui accusent le groupe de ne pas respecter ses obligations en fermant cette plate-forme et en supprimant 75 emplois. ( © AFP Franck Fife)

Les salariés du site de la société CEPL, à Courtaboeuf (Essonne), reprochent à Marionnaud, qui avait externalisé cette plate-forme logistique en 2006, de confier ces activités à une autre entreprise, située en Seine-et-Marne, à partir d’avril.

Les salariés « ont saisi le tribunal de grande instance de Paris afin que Marionnaud respecte son obligation de reprendre les contrats de travail attachés à son activité logistique et empêche des licenciements particulièrement injustifiés comme la loi le lui impose », explique le délégué syndical CFDT Guy-Samuel Nyoumsi dans un communiqué.

« Depuis le départ, Marionnaud reste sur ses positions et se désintéresse totalement de ses ex-salariés toujours affectés à son activité logistique », ajoute-t-il.

Pour M. Nyoumsi, le parfumeur est « co-employeur: nous avons conservé nos acquis chez Marionnaud et recevons des instructions directement de leur part ».

Le syndicat commerce interdépartemental de la CFDT s’est constitué partie civile dans cette affaire, a-t-il encore précisé.

L’avocat des salariés, Me Roger Koskas, demande que le parfumeur « reprenne les salariés », a-t-il précisé à l’AFP.

En décembre, environ 70 salariés de la plate-forme avaient fait grève pendant 12 jours pour demander l’organisation d’une réunion tripartite, qui n’a pas eu lieu.

L’audience aura lieu mardi à 16H35 devant la 1ère chambre civile du tribunal de grande instance de Paris.

© 2012 AFP, 6 mars.

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