Archives quotidiennes : 23/02/2012

Des milliers de manifestants dans les rues de Valence

AFP, 22 février 2012 :

Plusieurs milliers de manifestants ont de nouveau défilé mercredi dans les rues de Valence, dans l’est de l’Espagne, pour crier « non » aux coupes budgétaires et aux violences policières qui ont émaillé les rassemblements des derniers jours.

« Nous sommes le peuple, pas l’ennemi », affirmait une grande banderole déployée en tête de cortège, où étaient réunis lycéens, étudiants, parents d’élèves mais aussi syndicats et partis politiques opposés à la politique de rigueur menée par le gouvernement régional de droite.

« Coupes dans l’éducation pour mieux nous voler », proclamait une autre banderole.

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Iran : Cinq prisonniers politiques menacés d’exécution imminente

Mise à jour de l’appel de la CFPPI (Campaign to Free Political Prisoners in Iran), 22 février 2012 :

Appel urgent : Saeed Malekpour, Zaniar Moradi, Loghman Moradi, Sherko Moarefi et Yusuf Naderkhani peuvent être exécutés à tout moment ! Aidez-nous à les sauver !

Saeed Malekpour, résident canadien, concepteur de sites internet en freelance, a été arrêté en octobre 2008 à Téhéran alors qu’il rendait visite à son père en phase terminale de maladie. Il a été condamné à mort sous l’accusation “d’agitation contre le régime”.

Zaniar Moradi et Loghman Moradi, militants politiques, ont été arrêtés en août 2009. Tous deux ont été condamnés à mort sous l’accusation de “Moharebeh” (ennemis de Dieu) et de “corruption sur terre”.

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ArcelorMittal Florange : les salariés occupent les locaux de l’usine

« Résistance ». Le mot est inscrit en lettres capitales sur le goudron de l’allée devant les grands bureaux d’ArcelorMittal Florange. Ce matin du 20/02/2012, comme ils l’avaient promis, les métallurgistes ont pris possession des lieux désertés par la direction.

ArcelorMittal Florange : les salariés occupent les locaux de l’usine

L’Université de SÉTIF en ébullition. Le Cnes brandit la menace de la grève.

Les syndicalistes de l’université Ferhat-Abbès de Sétif (Ufas) ont, lors d’un point de presse animé, avant-hier, tiré la sonnette d’alarme quant au climat qui règne au campus qui compte plus de 56 000 étudiants et ont menacé de recourir à une grève illimitée pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié d’injustice et de politique des deux poids, deux mesures. 

Cela fait plusieurs semaines, en effet, que le climat à l’université Ferhat-Abbès est tendu et l’atmosphère malsaine.

Les représentants des professeurs affiliés à la section locale du Cnes affirment que l’absence de dialogue et la non- satisfaction des revendications des enseignants pourraient envenimer une situation déjà compliquée. “Les conditions de scolarité des étudiants de la faculté des sciences sociales et des lettres sont catastrophiques. La grève des étudiants a duré plusieurs semaines sans pour autant que les responsables ne s’inquiètent. Dans leur état actuel, les sites de Tlidjène et l’ex-CFA ne peuvent être utilisés pour la scolarité des étudiants”, dira M. Noui, secrétaire général de la section syndicale du Cnes. Et d’ajouter : “Pis, les conseils d’administration des deux facultés élus, il y a une année, ne sont toujours pas installés et les budgets desdites facultés sont gérés d’une manière qui suscite beaucoup d’interrogations car lesdits conseils n’y sont pas associés. Cette situation influe négativement sur le bon fonctionnement des facultés.” Lire la suite

Saint-Priest : une centaine de grévistes à Montabert

Une centaine de salariés de l’entreprise Montabert, leader mondial du brise-roche, basée à Saint-Priest, étaient en grève mercredi. La grève devrait être reconduite jeudi.

Mercredi, environ 100 salariés de l’entreprise Montabert sur un effectif présent d’environ 220-230 employés se sont mis en grève. Ils réclament 2 % d’augmentation générale au 1er janvier?, ainsi qu’1 % d’augmentation au 1er juillet. Un certain nombre d’autres demandes a également été formulé au titre du volet social.
De son côté, la direction de Montabert répond que «?3,3 % d’augmentation, en partie générale, ont été donnés en 2011. Pour 2012, nous en proposons une de 3 % sur le même modèle, le pouvoir d’achat est maintenu, sans compter la participation et l’intéressement qui font environ deux mois de salaire».
Pour mémoire, l’entreprise, leader mondial du brise-roche, basée à Saint-Priest route de Grenoble, compte un effectif de 350 personnes.

Ardèche: piquets de grève levés chez Plastic Omnium sur décision de justice

Le blocage de trois sites ardéchois de Plastic Omnium, l’un des leaders européens dans la transformation des matières plastiques, va être levé mercredi soir après une décision de justice, a-t-on appris de source syndicale.

La direction avait assigné en référé sept salariés devant le tribunal de grande instance de Privas pour entrave à la liberté de travail, réclamant la levée des piquets de grève en place depuis lundi à Saint-Désirat et Andance, et étendus mardi au site de Félines.

« Le tribunal nous oblige à rouvrir (mercredi) à 18H00, sous peine d’une astreinte de 10.000 euros par heure », a expliqué à l’AFP Pascal Lemercier, secrétaire CGT du comité d’entreprise, annonçant la levée immédiate des blocages.

Le mouvement engagé pour une revalorisation des salaires doit néanmoins continuer, a-t-il précisé, avec « environ 400 grévistes » recensés sur les trois sites ardéchois, qui emploient 1.200 personnes au total. Lire la suite

Carcassonne. Harcèlement et menace de grève

Sur fond de réorganisation du service des sports, le syndicat Unsa territorial dénonce des pratiques illicites de la mairie. L’Unsa évoque aussi du harcèlement moral et n’exclut pas un mouvement de grève.

Le service des sports de la mairie n’a sans doute jamais aussi bien porté son nom. Depuis une quinzaine de jours, l’Unsa territorial et des cadres de la mairie ainsi que des élus aux services des sports s’affrontent sur le tatami de la réorganisation du service. À l’origine de cette affaire, la suppression d’agréments à cinq agents maîtres-nageurs-sauveteurs qui, du coup, selon Pierre Cahuzac, le secrétaire de l’Unsa, peuvent être affectés à des tâches qui ne correspondent en rien à leur qualification et leur affectation, comme « de l’entretien, du ménage, de l’animation au skate-parc… et ce sans aucune consultation du comité technique paritaire. De plus, on ne peut pas ne pas renouveler l’agrément sauf faute grave de l’agent et ce n’est pas le cas ». Une procédure devant le tribunal administratif sur ce sujet a d’ailleurs été entamée par l’Unsa. Lire la suite

Des dirigeants syndicaux séquestrés dans une usine au Bangladesh

Des dirigeants du syndicat des salariés de Coats Bangladesh Ltd. sont illégalement détenus par la direction de l’entreprise Coats à Dhaka.

BANGLADESH: Selon le rapport envoyé par la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC), le président et le secrétaire général du syndicat de Coats Bangladesh Ltd. s’étaient rendus dans la soirée du 12 février 2012 au siège de l’entreprise Coats à Novo Tower dans la zone industrielle de Tejgaon à Dhaka, pour tenter de rencontrer et d’avoir un entretien avec la direction sur la possibilité de résoudre un conflit du travail.

Au lieu de négocier avec les dirigeants syndicaux, des responsables de l’entreprise ont confisqué leurs téléphones mobiles et les ont détenus de force dans le bâtiment durant la nuit avant de les relâcher quand leurs collègues du syndicat eurent alerté la presse locale de leur disparition.

La direction de l’usine de fils à coudre Coats Ltd au Bangladesh n’avait pas réussi à parvenir à un accord avec les négociateurs du syndicat. Après avoir épuisé toutes les procédures de négociation, les travailleuses et travailleurs avaient voté à 98,12 pour cent en faveur d’une grève. La direction a réussi d’une manière ou d’une autre à obtenir une ordonnance du tribunal déclarant la grève illégale. Lire la suite

ArcelorMittal: les métallurgistes bloquent les expéditions du site à Florange

Entre 200 et 300 métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) ont bloqué jeudi la sortie des expéditions du site pour tenter d’obtenir de la direction le redémarrage des hauts-fourneaux à l’arrêt depuis octobre.

Des métallurgistes d’ArcelorMittal le 23 février 2012 devant l’usine de Florange

Les protestataires se sont installés à la sortie d’où partent les produits finis de l’usine, principalement des bobines de tôle pour l’industrie automobile.

Les syndicats craignent la « mort programmée » de ce site, où travaillent 5.000 salariés, après l’annonce de la direction, la semaine dernière, que les hauts-fourneaux ne redémarreraient pas au deuxième trimestre. Le n°1 mondial de la sidérurgie assure qu’il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.

« Nous avons décidé de frapper Mittal là où ça fait mal: le portefeuille », a déclaré le responsable CFDT Edouard Martin, en annonçant « un blocage d’une durée illimitée ». « Nous allons nous constituer un trésor de guerre, un butin du fruit de notre travail », a-t-il expliqué. Lire la suite