Archives quotidiennes : 22/02/2012

Violences policières à Valence lors d’une manifestation contre l’austérité

Le Monde, 20 février 2012 :

Des incidents ont éclaté lundi 20 février à Valence, en Espagne, où la police est intervenue à coups de matraque lors d’une manifestation de jeunes qui protestaient contre les restrictions budgétaires dans l’éducation. Plusieurs personnes ont été interpellées lorsque les policiers en tenue anti-émeutes, casqués, ont repoussé les manifestants, parfois très brutalement, les poursuivant dans les rues voisines.

Sur cette vidéo, on voit, à la minute 1′ 00, cinq policiers frapper un étudiant, puis courser des manifestants dans les rues de Valence.

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Un antifasciste assassiné à Samara (Russie)

Source : Avtonom, 21 février 2012

Le 9 février à 6 heures 30 du matin, le corps de Nikita Kalin, né en 1991, a été retrouvé près de l’institut FIAN à Samara. La police est arrivée à 8 heures et a informé à 11 heures la mère de la victime du meurtre. Selon sa mère, Nikita a été tué de 61 coups de couteau, ses côtes étaient fracturées et il était aussi blessé à la tête. Aucune de ses affaires n’a été volée. Un suspect du meurtre a été arrêté, du sang de Nikita a été retrouvé sur ses habits.

Nikita lors d’un rassemblement à Samara contre la fraude électorale. Sur la pancarte : « Nous n’avons pas besoin d’autorité ! La liberté ou la mort ! Notre candidat : l’auto-organisation »

Il est clair que Nikita a été attaqué par un groupe et la police a aussi dit à la mère que le suspect arrêté est un militant néo-nazi, et refuse de donner le nom de tout suspect. Malgré la violence du meurtre, l’enquête n’a toujours pas interrogée la mère de Nikita ni son ami qui est la dernière personne a l’avoir vu en vie. Aussi, nous craignons qu’il y ait une tentative de couvrir l’affaire comme c’est souvent le cas en Russie.

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Les oubliés suisses de l’amiante

L’Illustré, 22 février 2012 :

L’Italie vient de condamner l’ancien propriétaire d’Eternit. En Suisse, le chemin vers la reconnaissance des maladies de l’amiante et la désignation des coupables est semé d’embûches.

L’ancien patron et propriétaire d’Eternit, le milliardaire Stephan Schmidheiny, a été condamné à seize ans de prison par le Tribunal de Turin, le 13 février dernier, pour un «désastre sanitaire» qui a coûté la vie à des milliers d’ouvriers. Compromettante pour l’image, la sentence est encore loin d’être exécutoire. Il reste deux voies de recours jusqu’en cassation, l’instance suprême. Et la Suisse ne pratique pas l’extradition. Le scandale de l’amiante a néanmoins un retentissement international qui pourrait réveiller des procès en cascade partout où la «fibre miraculeuse» a sévi. Premier paradoxe: le pays souche, siège d’Eternit, celui d’où l’amiante-ciment a autrefois déployé ses tentacules, ne reconnaît pas, ou très difficilement, ses victimes. Les rares procédures en justice contre l’industrie de l’amiante n’ont pas abouti. On invoque la prescription de dix ans qui prévaut dans le droit du travail. Est-ce bien raisonnable, alors que les maladies de l’amiante se déclarent vingt, trente, parfois quarante ans après l’exposition? Autre entrave dans le long chemin vers la reconnaissance, à défaut de la guérison: à l’exception du mésothéliome (cancer de la plèvre), caractéristique de l’amiante, difficile de prouver le lien de cause à effet entre l’inhalation des particules et une pathologie, par exemple le cancer des poumons, tumeur «d’origine multifactorielle». Qui doit payer? Le fabricant? La SUVA, caisse nationale d’assurance en cas d’accident? La caisse publique de l’assurance invalidité (AI), à défaut de pouvoir désigner un coupable? L’imbroglio en est à son firmament. Dans les faits: 2779 cas ont été enregistrés comme «maladies professionnelles liées à l’amiante» par la SUVA à ce jour, pour 650 millions de francs de prestations. On déplore 1389 décès. Les litiges finissent parfois au tribunal. Quatre procédures sont en cours. En Suisse, il y a des éclopés de l’amiante, vivant leur calvaire entre les rancunes, les maux et les souvenirs douloureux. Parfois dans l’indifférence générale. Voici leurs témoignages.

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Manifestation des travailleurs sociaux à Rouen

Drakkar Online, 22 février 2012 :

Entre 650 et 800 travailleurs sociaux ont manifesté mardi à Rouen « contre le démantèlement du secteur social et médico-social » en Seine-Maritime. Le rassemblement était organisé par le “Collectif 76“ et soutenu par le syndicat Sud Santé. Les manifestants ont dénoncé la « logique d’économie à court terme » (baisse des budgets) menée par l’État et le Conseil Général de Seine-Maritime au détriment de la solidarité et de la protection sociale « des publics qui n’ont pas la parole ».

Ils demandent la tenue d’une table ronde avec l’ensemble des acteurs concernés (Financeurs – Etat, CG, ARS, DDCS – Associations, Employeurs, Organisations Syndicales, représentants des usagers) et « l’indépendance des activités sociales et médico-sociales du circuit marchand », indique pour le collectif Catherine Robino.

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Algérie : Grève à la Sarl Tongo

L’Expression, 22 février 2012 :

Les employés de la Sarl Tongo, une société mixte de production de bière créée en 2001, sont en grève depuis plus d’une semaine.

«Ce mouvement de protestation a été déclenché pour dénoncer l’injustice et demander nos droits», a expliqué un employé de cette entreprise. Les grévistes répartis sur plusieurs services demandent la répartition équitable de la prime de fin d’année et le départ de Directeur des ressources humaines. Etant à l’arrêt depuis une semaine, cette grève aura certainement des répercussions sur le marché de la bière en Algérie, explique notre interlocuteur.

Wasquehal : Les salariés de Pro BTP en grève pour de meilleures conditions de travail

La Voix du Nord, 22 février 2012 :

Pro BTP est un groupe de protection sociale des professions du bâtiment et des travaux publics.

La Mutuelle du Bâtiment a été transférée chez Pro BTP au 1er juillet 2011. La structure, située au parc du Molinel à Wasquehal est désormais un centre de gestion, dépendant de la direction régionale de Lille, qui emploie une quinzaine de personnes, dont une douzaine qui est restée après le changement de raison sociale. Hier, la moitié des salariés wasquehaliens (CGT) ont débrayé pendant 30 minutes, à 10 heures, pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail. Au même moment, à la direction de Lille, le syndicat FO respectait lui aussi un mot d’ordre de grève par solidarité avec l’unité de Wasquehal.

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