Archives quotidiennes : 21/02/2012

Florange : Les ArcelorMittal engagent le bras de fer

L’Est Eclair, 21 février 2012 :

Début d’occupation, hier, des bureaux de l’usine de Florange par des syndicalistes déterminés, mobilisés pour la survie du site mosellan.

Les ArcelorMittal de Florange, en Moselle, occupaient hier les locaux de la direction de l’usine, déterminés, selon leurs syndicats, à obtenir des engagements des pouvoirs publics pour « assurer la survie du site. »

Répondant à l’appel d’une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, entre 150 et 200 métallurgistes casqués ont pris, vers 8 h, possession des « grands bureaux » de l’usine au cri de « Mittal, on veut travailler ! »

Lire la suite

Publicités

Solidarité avec Matteo Parlati, militant syndicaliste et antifasciste

Campagne Labourstart, en partenariat avec les délégués syndicaux de Ferrari Auto, membres de FIOM CGIL, la plus grande organisation syndicale de métallos en Italie.

Matteo Parlati est délégué syndical. Il travaille chez Ferrari Auto en Italie. Il est militant de la FIOM-CGIL, le syndicat italien des ouvriers métallurgistes.

Matteo Parlati, délégué syndical FIOM-CGIL à Ferrari Auto a été inculpé puis dénoncé à son employeur pour sa participation à une manifestation en Octobre 2011 à Modène contre un groupe néo-fasciste célébrant la Marche Fasciste sur Rome en 1922. La police est intervenue pour repousser la manifestation des antifascistes. Matteo est maintenant accusé, avec 13 autres manifestants, de résistance à des agents de police et d’avoir eu une « responsabilité morale » dans les affrontements entre la police et les antifascistes.

Lire la suite

Entretien avec Asqar Karimi

La Bataille Socialiste, 20 février 2012 :

Asqar Karimi est président du bureau politique du Parti communiste-ouvrier d’Iran. Dans cette interview en plusieurs parties, il nous raconte son combat politique contre le régime du Chah d’Iran, puis de l’Ayatollah Khomeiny et son engagement dans la guérilla de Komala.

1) « On se considérait comme des Fedayin, mais on ne connaissait même pas leurs buts. »

La première chose que j’aimerais savoir, c’est où tu es né ?

Dans une petite ville au sud de l’Iran, Abarkû, entre Yazd, Ispahan et Chiraz, en 1952. J’ai habité là jusqu’à mes 15 ans. Ensuite, je suis allé étudier à Arvhâz, au Khuzestan, pendant un an, puis j’ai déménagé pour Chiraz, un an aussi, enfin la dernière année de lycée, j’étais à Ispahan, pour deux semaines. Mais c’était très cher, alors je suis allé à Abâdeh, une ville près de la mienne. Quand j’ai fini le lycée, je suis partie à l’université technique. J’ai étudié quatre ans jusqu’à mon arrestation et condamné à huit ans de prison, en 1975. Mais pendant la révolution, j’ai été libéré en février 1979. Je n’ai jamais terminé mes études.

Pourquoi est-ce que tu as été arrêté ?

Parce que j’avais participé à des manifestations à l’université et aussi, parce que j‘étais en lien avec l’organisation des Fedayin [organisation d’extrême-gauche pratiquant la guérilla urbaine], j’avais lu quelques livres, j’en avais fait circuler, voilà…

Lire la suite

Iran : Quatre prisonniers politiques menacés d’exécution imminente

Appel de la CFPPI (Campaign to Free Political Prisoners in Iran), 20 février 2012 :

Appel urgent : Saeed Malekpour, Zaniar Moradi, Loghman Moradi et Sherko Moarefi peuvent être exécutés à tout moment ! Aidez-nous à les sauver !

Saeed Malekpour, résident canadien, concepteur de sites internet en freelance, a été arrêté en octobre 2008 à Téhéran alors qu’il rendait visite à son père en phase terminale de maladie. Il a été condamné à mort sous l’accusation « d’agitation contre le régime ».

Saeed Malekpour

Lire la suite

Turquie : Répression à l’encontre des femmes syndicalistes

20 février 2012 : Les harcèlements incessants de la police contre les syndicats du secteur public en Turquie ciblent désormais les femmes.

Le 13 février, 15 femmes – dirigeantes et militantes engagées dans les préparatifs de la Journée mondiale de la femme (8 mars) – ont été arrêtées et placées en garde à vue. Des descentes et des perquisitions ont été effectuées à leurs domiciles, ainsi que dans les bureaux du Syndicat des fonctionnaires municipaux Tüm Bel Sen, du Syndicat des travailleurs des services sanitaires et sociaux SES et de la Confédération des syndicats des fonctionnaires publics KESK. L’État et la police invoquent régulièrement le prétexte du terrorisme pour réprimer les organisations syndicales.

« Il ne fait pas de doute que les syndicats turcs s’affrontent à une virulente campagne de répression et de persécution. Ceci est inadmissible dans une vraie démocratie où les syndicats doivent pouvoir exercer leur rôle légitime qui est de défendre les travailleurs et travailleuses », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. Lire la suite

Laiterie de Draâ Ben Khedda : La lutte continue

El Watan, 21 février 2012 :

Tizi Ouzou : Cinq mois sans salaire pour les travailleurs et 120 milliards de dinars de pertes sur le chiffre d’affaires de l’unité.

L es travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda ont attendu, avant-hier, des heures durant, devant le portail de leur unité la venue de la commission d’enquête nationale, pour résoudre le conflit qui les oppose aux responsables de la laiterie. En dehors de la commission d’enquête locale, composée du directeur du commerce, des techniciens de la DCP (direction de la concurrence et des prix), du représentant de l’entreprise et de celui de la direction générale des entreprises (DGE), la commission mandatée par le ministre de l’Agriculture n’a pu se rendre à l’unité. Présent hier, M. Labatcha, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire, affiliée à l’UGTA, a déclaré à ce propos : «Il a été décidé de reporter la reprise du travail aux prochains jours, le temps de préparer un autre rendez-vous pour réunir les travailleurs avec la commission d’enquête nationale. La délégation ministérielle n’a pas pu venir en raison du blocage de la circulation sur la RN12, suite à l’attentat perpétré ce matin (avant-hier, ndlr) au niveau des Issers».

Lire la suite

Le nombre de grèves au Maroc a doublé en un an

Extraits de « La Vie Eco », 21 février 2012 :

L’année 2011 marque une très forte recrudescence de la conflictualité dans le monde du travail. Rien qu’au titre des neuf premiers mois de l’année, le nombre de grèves effectives recensées par le ministère de l’emploi a battu le record de ces dix dernières années en s’établissant à 356. Il faut remonter à 2001 pour oser une comparaison, mais qui n’en est pas tout à fait : 309 grèves à l’époque.

Est-ce dû réellement à une dégradation plus grande des conditions de travail des salariés ? Ou bien, serait-ce la conséquence, en forme de libération de l’action revendicative, de l’effervescence que connaît le monde arabe depuis plus d’un an ?
Sans doute un peu des deux, mais quelle qu’ait pu être la cause de ces débrayages, le fait est que leur déclenchement a occasionné la perte de près de 200 000 journées de travail. Et encore, ces chiffres ne couvrent que les neuf premiers mois de l’année ; le décompte pour toute l’année 2011 n’ayant pas encore été achevé. En extrapolant linéairement l’année 2011 s’achèverait sur 267 000 journées de travail perdues. En prenant un seuil minimum ce sont au bas mot 250 000 journées de travail qui se sont envolées en fumée.

Lire la suite