Marée humaine dans 57 villes espagnoles

La Dépêche, 20 février 2012 :

C’est une mobilisation plus que massive qu’ont organisé hier les syndicats espagnols à travers tout le pays. Le mot d’ordre était de protester contre la dernière réforme du gouvernement conservateur en matière de droit du travail.

Rassemblés à l’appel de l’UGT et de Comisiones Obreras (CCOO), les deux grands syndicats espagnols, les centaines de milliers de manifestants ont déferlé en masse dans les rues de 57 villes du pays. Selon les syndicats qui n’ont pas été contredits par la police qui n’a pas effectué de comptage, le nombre de manifestants a atteint 500 000 personnes dans la capitale Madrilène alors qu’ils étaient 400 000 à Barcelone et 150 000 à Valence.

Les pancartes rejetaient en bloc la réforme du travail avec des slogans lapidaires : « non à la réforme du travail injuste », « inefficace, inutile » ou « non à la réforme et aux coupes budgétaires ». Certaines banderoles appelaient même à la « Grève générale ». Parmi la foule défilaient aussi des enseignants portant le tee-shirt de la « marée verte », un mouvement de contestation né en septembre contre les coupes budgétaires dans l’éducation dans la région de Madrid. Des manifestants du mouvement des indignés qui avaient trouvé un fort écho dans la jeunesse espagnole faisaient aussi partie des cortèges.

Avec cette réforme, le nouveau gouvernement entend enfin faire baisser le niveau du chômage qui crève le plafond avec un taux désormais fixé à 23 %. Afin de flexibiliser le marché du travail, le gouvernement prévoit notamment de baisser les indemnités de licenciement. La réforme autorise aussi les entreprises fragilisées par la crise à dénoncer les accords collectifs, modifier le temps de travail, les tâches et les salaires, en facilitant les licenciements.

Les syndicats sont persuadés que ce train de mesures qui va encore fragiliser la situation des salariés va « accélérer les destructions d’emplois ». Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a, au contraire, assuré que ces mesures étaient urgentes car le taux de chômage allait encore empirer en 2012. Les jeunes sont les plus touchés avec un taux de chômage de 48,6 % chez les 16-24 ans.

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