Les contrôleurs allemands de l’aéroport de Francfort appelés à reprendre la grève

Après la trêve du weekend, ce dimanche 19 février, le syndicat de la sécurité aérienne GdF a lancé un nouvel appel à la grève de 24 heures pour les contrôleurs du deuxième aéroport d’Europe. Depuis jeudi dernier, des centaines d’annulations de vols ont eu lieu à cause de ce mouvement de protestation. Les contrôleurs réclament des hausses de salaires et une réduction du temps de travail.

Dans son communiqué, le syndicat GdF écrit « nous regrettons beaucoup d’être contraints à de nouvelles mesures ». En conflit avec la société de gestion Fraport AG depuis plusieurs jours, les 200 salariés représentés par le syndicat jouent un rôle important dans l’organisation des décollages et atterrissages des avions à Francfort. Leur grève paralyse donc considérablement l’aéroport allemand.

A titre d’exemple, jeudi dernier, l’aéroport a dû annuler 172 vols et vendredi 17 février, 282 mouvements. La majorité (250) concernait les vols de la première compagnie d’aviation allemande Lufthansa. Un gros manque à gagner pour l’aéroport de Francfort qui est la principale plate-forme de correspondance (hub) de la compagnie.

Les contrôleurs et préparateurs au sol ont de multiples revendications. Tout d’abord, une hausse de salaire de 25 à 50%. En 2011, ils gagnaient entre 42 000 à 69 000 euros brut par an soit 3 500 à 5 750 euros brut par mois. La durée hebdomadaire du travail varie selon les fonctions exercées entre 33,5 et 36 heures. Ils sont salariés du privé.

A titre de comparaison, les contrôleurs français, fonctionnaires de l’Etat, perçoivent  une rémunération d’environ 1 480 euros brut par mois en 1re année, 2 000 euros en 2e année et 2 330 euros en 3e année (source ONISEP), sans compter les primes, pour environ 32 heures de travail hebdomadaire ou plus, en fonction des heures supplémentaires.

Par ailleurs, les contrôleurs demandent 10% de bonus pour des services complémentaires qu’ils doivent effectuer et des réductions de temps de travail de 9 à 13% (informations du document transmis par Fraport).

Pour le moment, les négociations entre la direction de Fraport et le syndicat Gdf n’avancent pas. Pour Fraport, les revendications du syndicat sont « exagérées » et ne tiennent « pas compte des passagers et des compagnies aériennes ».

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