Egypte : Appel à la grève pour le 11 février

Appel à la grève de la CTUWS (Center for Trade Union and Workers Services), traduction en français A l’Encontre :

Pour une grande grève pour achever la marche en avant de la révolution

Une année s’est écoulée depuis la révolution et le sang des Egyptiens est toujours en train de couler dans les rues. Une année s’est écoulée après la révolution, et les martyrs sont toujours en train de tomber en face de Maspero (immeuble de la télévision égyptienne), la rue Mohamed Mahmoud (entre la place Tahrir et le Ministère de l’intérieur), une fois de plus dans la rue du Conseil des ministres, et enfin au stade de Port-Saïd (le 1er février) et aux alentours du Ministère de l’intérieur. Une année s’est écoulée depuis la révolution, et le Président déchu n’a toujours pas été condamné.

Une année s’est écoulée depuis la révolution; et les martyrs n’ont toujours pas été vengés.

Une année s’est écoulée depuis la révolution, et les comparses du président déchu dirigent toujours les institutions de l’Etat, sous les ordres des piliers de l’ancien régime en résidence surveillée dans le confortable centre de vacances «Turah», d’où ils montent leurs complots et leurs intrigues augmentant le nombre de martyrs, en dansant sur les larmes des mères et les cœurs brisés…

Une année s’est écoulée depuis la révolution, et les slogans révolutionnaires que des millions d’Egyptiens ont inscrits sur leurs banderoles ne sont encore que de simples mots inscrits sur les murs ou sur les pancartes portées par les manifestants qui défilent.

Une année s’est écoulée après la révolution, et le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) est toujours au pouvoir, en dépit de ses promesses de le transférer, ainsi que de sa faillite dans la direction des affaires du pays.

Une année s’est écoulée après la révolution, et les demandes des travailleurs d’être traités dignement n’ont pas été satisfaites: ni celle concernant le salaire minimum, ni celle d’emploi permanent pour les travailleurs précaires.

Un an s’est écoulé depuis la révolution, et les membres dirigeants de l’ancienne centrale officielle (l’outil syndical de Moubarak), qui s’est opposée dès le début à la révolution, continuent à gaspiller l’argent des travailleurs pour satisfaire leurs caprices. L’Egypte connaît aujourd’hui la seconde vague de la grande révolution.

Des milliers d’Egyptiens manifestent dans les rues pour achever sa marche révolutionnaire.

Aujourd’hui, les travailleurs révolutionnaires doivent avoir leur mot à dire.

Ils se doivent de répondre à l’appel de la révolution et rejoindre l’appel à une grande grève pour le 11 février sur les objectifs suivants :

• l’accélération du transfert du pouvoir à un exécutif élu;
• une vengeance équitable pour les martyrs;
• la reconnaissance de la responsabilité de tous les piliers de l’ancien régime.

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